Roses anciennes, anglaises et autres…

Quand on est au milieu des roses, on en prend le parfum.

— Proverbe russe.

Je ne suis pas originale en disant que j’aime les roses: cet amour est si évident qu’il en deviendrait presque banal!
Pour ma part, j’ai commencé à aimer les rosiers anciens et les rosiers anglais pour leur beauté, leur générosité, leurs parfums, puis j’ai découvert les roses françaises, allemandes et autres qui ont toutes des qualités particulières irrésistibles.
Ces roses, comme les pivoines, représentent pour moi les fleurs romantiques par excellence…
La majorité de ceux qui ont été plantés dans notre jardin sont nés dans les serres de David Austin, ce formidable obtenteur de roses dont je reparlerai, et qui nous a quittés en décembre 2018, transmettant le flambeau à son fils.
Ses rosiers sont réputés et abondamment primés pour leurs multiples qualités parmi lesquelles leur résistance aux maladies.


Les rosiers anglais sont loin d’être les seuls à vivre dans notre jardin.
Au fil du temps, de mes recherches et des cadeaux qui me sont offerts, j’ai commencé à découvrir les rosiers anciens, puis les producteurs français, allemands, belges, américains, espagnols…
En principe, pour qu’un rosier soit planté dans le Jardin d’Ecriplume, il doit avoir une qualité essentielle: son parfum.
Sa résistance, sa beauté, les mille pétales, son aspect romantique et les couleurs comptent aussi, bien sûr, et pour beaucoup… mais il m’est impossible de résister au parfum fruité ou capiteux…
Voici quelques perles des lieux, que je détaillerai au fil des pages…
J’oubliais: le Jardin d’Ecriplume se trouve en Franche-Comté, dans le département de la Haute-Saône… là où je vois la vie en roses!

Ecriplume

Contact: ecriplume@gmail.com



Plantations aléatoires!

Paul’s Himalayan Musk (Photo site André Eve)
Joséphine de Beauharnais (site Guillot)

Les deux rosiers commandés pour être plantés cet automne sont arrivés comme prévu en ce mois de novembre.
J’avais choisi avec soin ces deux nouveaux venus, très différents l’un de l’autre.
Il s’agit de Paul’s Himalayan Musk et de Joséphine de Beauharnais.
Le premier est un sublime rosier liane légèrement rosé au passé inconnu, mais qui dont la nouvelle vie a débuté en 1916 grâce au célèbre obtenteur anglais William Paul, séduit par sa vigueur et son parfum. Le second, créé en 1865 par Guillot a été dédié à l’épouse de Napoléon à laquelle je voue une certaine tendresse.
Saison oblige, je les ai commandés en racines nues.

Au moment de les planter, mon mari a commis une erreur en intervertissant les emplacements prévus.
Je suis donc allée avec lui constater le problème et, dans un premier temps, j’ai pensé qu’il serait possible de les laisser là où ils sont et, simplement, de prévoir un tuteur parapluie pour le rosier liane.
Sauf que, entretemps, prise d’un doute, je me suis documentée… et j’ai vite compris qu’un simple tuteur ne suffirait pas à ce magnifique rosier qui est fort capable de devenir géant.
Je crois avoir trouvé la solution en lui offrant une pergola sur laquelle il pourrait venir s’accrocher.
Sauf que là… il va falloir que j’en parle à mon Maître d’Oeuvre unique et préféré!

Ecriplume

Parfum d’automne

L’automne étant désormais bien installé, l’heure était venue pour moi de retransformer  la véranda en jardin d’hiver…
Au cours de ces derniers mois, j’ai eu beaucoup de travail, mais j’ai eu le temps de me pencher sur une fleur qui me plaît de plus en plus et à laquelle j’ai pu consacrer un grand article dernièrement: le chrysanthème.

J’ai décidé que, dans la lignée du peuple Japonais devenu orfèvre en matière de création de nouvelles variétés, j’allais faire de cette « Belle d’automne » la reine du petit jardin d’intérieur, pour quelques semaines.

En cette période, il n’y a que l’embarras du choix pour en trouver… et elles n’ont pas à faire beaucoup d’efforts pour embellir les lieux.
Dès qu’elles faneront, elles seront placées en hivernage puis replantées dans le jardin au printemps afin qu’elles s’acclimatent aux conditions « naturelles ».
Ces couleurs et ces formes… un vrai petit bonheur!

Martine Péters

Sunny sky, nouveau venu…

Sunny Sky

A quelques jours du premier jour de l’automne, un nouveau rosier fait son entrée dans le jardin: Sunny Sky, création de Kordès.
Ma motivation pour le choisir tenait en deux arguments…
Le premier: il semblerait que le rosier Charles Darwin de David Austin n’ait par survécu à cet été.
Je le laisse en paix, espérant un miracle comme ce fut le cas pour Domaine de Chantilly qui semble repartir après avoir presque entièrement séché…
Mais je crains que ce joli rosier jaune ne me fasse faux bond… raison pour laquelle j’ai voulu introduire une nouvelle touche de cette couleur dans la roseraie, déjà illuminée par le magnifique Golden Celebration.

La deuxième raison est très pragmatique: de tous mes protégés, les rosiers allemands de Kordès figurent parmi les plus résistants.
Celui-ci est annoncé comme très vigoureux, imperméable aux maladies.
Je vérifierai dès l’année prochaine si c’est exact!

Ecriplume

Une forêt de roses…

La pluie de cet été a eu une répercussion inattendue sur mes rosiers: ils ont grandi démesurément.
Si la floraison a été maigre durant la période pluvieuse, elle a explosé dès la mi-août.


Depuis, nous passons d’un ravissement à l’autre…
Il y a cependant eu des pertes.
Charles Darwin et Brother Cadfael, tous deux signés David Austin, n’ont pas supporté ces conditions météorologiques.
J’ai cru perdre également le très beau Domaine de Chantilly, mais après plusieurs semaines sans donner le moindre espoir de vie, il a repris, redonnant des feuilles, et me laissant espérer une floraison pour l’an prochain.

Sa réaction m’a confirmée dans l’idée qu’il faut laisser le temps aux rosiers…
Même si nous les pensons perdus, ne les arrachons pas, ou du moins pas tout de suite.
Ils ont des ressources que nous ne soupçonnons pas!

Ecriplume

Le charme pétillant de Gishlaine de Féligonde

Le temps changeant qui caractérise cet été a des conséquences sur la roseraie…
Les rosiers, abondamment arrosés par la pluie, grandissent de manière parfois démesurée.
Même si les roses n’apprécient pas toutes d’être mouillées et me le font savoir en arborant un aspect trempé, elles se multiplient avec enthousiasme dès que le soleil revient.
D’autres enfin tardent à apparaître.
Et puis, il y a Ghislaine de Féligonde
Ce merveilleux rosier ancien qui a la particularité de passer par plusieurs couleurs distinctes au fil de sa floraison, a fait une timide apparition début juillet avant de s’épanouir joyeusement depuis quelques jours.
Ses petites fleurs dorées, jaunes, oranges puis blanches dégagent un parfum très doux, légèrement musqué, et apportent une touche très originale au jardin de roses…
Notre rosier est encore très jeune puisqu’il a été planté en octobre 2019, mais a déjà tout d’un grand…
Grimpant, il va avoir pour mission de pousser le long de l’un des quatre fins piliers d’une arche croisée à quatre pieds qui fait effet de kiosque romantique.
Pour le moment, il a dépassé le mètre de haut et semble prendre sa tâche très à coeur!

Ecriplume

Emeraude d’Or

Emeraude d’Or

En Franche-Comté comme dans de nombreuses régions, ce début d’été est compliqué pour les rosiers.
La pluie qui tombe en abondance provoque beaucoup de dégâts sur les roses.
Gorgées d’eau, elles s’abiment même si, au moindre rayon de soleil, elles nous livrent des brassées de fleurs.
Parmi elles, l’un des rosiers hybrides de thé plantés à la fin de l’hiver nous a déjà offert deux grandes roses doubles magnifiques.
Emeraude d’Or est un rosier français créé par Georges Delbard et André Chabert en 1965.
Ces merveilles sont jaune or et changent de couleur au fur et à mesure qu’elles avancent dans leur floraison.
A ceci près que, pour le moment, la météo ne m’a pas permis de véritablement profiter de tous les stades.
Pour le moment, j’ai assisté à l’ouverture des boutons ambrés qui, une fois bien épanouis, virent à l’abricot ourlé de rose et d’or.
La pluie a interrompu le spectacle qui se prolonge par l’arrivée d’un rouge carmin puis cramoisi « lavé de crème » nous dit le site d’André Eve où j’ai eu la chance de me procurer ce rosier avant que les stocks ne soient épuisés… ce qui a été rapidement le cas.
Comme la plante est annoncée comme très remontante durant toute la belle saison, j’ai l’espoir que, dès le retour du soleil, je pourrai observer et photographier cette métamorphose…

Ecriplume


A savoir: 

  • Type de Rosier: Hybride de thé moderne
  • Obtenteur: Delbard et Chabert
  • Année de commercialisation: 1965
  • Appellation: Rosier Emeraude d’Or
  • Port: Rosier arbuste buissonnant, port érigé ou grimpant
  • Famille: Rosaceae
  • Couleur: Jaune, orange cuivré
  • Parfum:  Parfum discret
  • Floraison: Bien remontante en été et en automne
  • Résistance aux maladies: Très résistant
  • Croissance: très rapide
  • Hauteur:  2 à 3 mètres
  • Feuillage: Caduc, feuilles vertes et larges

Besoins:

  • Type de sol:  sols profonds, mais il peut supporter les sols pauvres
  • Climat: A besoin de soleil

Pleine floraison…

Cette période de l’année est l’une des plus chargée pour moi, sur tous les plans, raison pour laquelle je poste un peu plus rarement des sujets sur ce blog.
Mais la floraison rosiers qui, jusqu’ici, n’avaient pas encore donné de fleurs, me permet de dire que, dès que j’aurai un peu allégé mon agenda, je pourrai m’atteler à la présentation de ces merveilles, des nouvelles variétés qui ont fait leur apparition dans la roseraie… et à l’élaboration de mon deuxième ouvrage sur les roses.
En attendant, dès que j’en ai le loisir, je file les retrouver, et m’en occuper… ce qui est compliqué cette année aves ces fortes pluies d’orage qui interviennent à une fréquence rapprochée.

Ecriplume

Le renouveau des roses

La semaine dernière, en fin de journée, un violent orage de grêle s’est abattu sur notre village, provoquant quelques dégâts parmi lesquels des arbres tombés en travers de la route.
Pour notre part, nous avons eu droit à une inondation dans la maison, mais en aucun cas aussi grave que ce que subissent les habitants de certaines régions beaucoup plus affectées.

Juste avant l’orage, j’avais passé un long moment parmi mes roses.
L’un de ces moments magiques que connaissent tous les amoureux de ces fleurs qui nous transportent dans un univers de couleurs, de formes voluptueuses et de parfums…
Lorsque la pluie a commencé et qu’elle s’est transformée en grêle, j’ai compris que je risquais de vivre un mauvais moment lorsque je retournerais dans la roseraie.
En priorité, cependant, je me suis rendue là où les dégâts ont été les plus sérieux: sur la route à quelques mètres de l’entrée de notre jardin, et devant la maison où nous avons eu la tristesse de constater que l’aubépine d’Adèle était au sol.


Le lendemain matin, je me suis dirigée vers la roseraie, la boule au ventre.
J’avais très peur de ce que j’allais découvrir.
Les roses commencent à peine leur floraison retardée par le gel, et je craignais de retrouver mes rosiers déchiquetés.
Mais non… à part quelques fleurs arrachées et quelques rares branches brisées, ils avaient résisté.
Depuis, le soleil est revenu et le jardin revit.
Avant de m’attarder à parler des nouveaux arrivés, je voulais rendre hommage à quelques-unes de ces merveilles qui ont retrouvé leur exubérance, leur tonus et leur beauté…

Ecriplume

L’atout charme…

Une vieille échelle nettoyée, raccourcie et repeinte… Quelques fleurs multicolores… et le mur de mon bureau est rhabillé, ajoutant une touche d’azur dans le jardin!

Ecriplume