L’herbe à verrues

J’en avais beaucoup entendu parler, mais j’ignorais à quoi ressemblait la chélidoine, aussi appelée herbe à verrue, jusqu’à ce qu’elle s’installe d’elle-même dans l’un des pots bordant l’enclos des poules.
Nous les réservons aux plantes un peu particulières qui ne se trouvent généralement pas en jardinerie, mais que les oiseaux plantent à leur guise.
J’appelle ce coin le Petit Jardin des Oiseaux…

On dit d’elle qu’elle est une mauvaise herbe.
Je préfère utiliser le mot de fleur sauvage pour cette chélidoine que certains appellent aussi « herbe aux boucs, grande éclaire
ou lait des sorcières ».
Cette plante indigène faisait déjà partie de la pharmacopée du Moyen Age, et, encore aujourd’hui, est réputée pour soigner les verrues.
Ceux qui l’utilisent appliquent deux à trois fois par jour le suc de la chélidoine, une sève couleur orange, que l’on obtient en cassant une petite branche de la plante.
L’opération est à renouveler jusqu’à disparition de la verrue.
Ses propriétés sont tellement appréciées que l’on trouve aujourd’hui de flacons de teinture mère de chélidoine.

Elle mérite largement sa place dans le jardin…

Ecriplume

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