Le grand spectacle des arbres en fleurs…

L’an passé ne fut pas une année à fruits.
Les arbres ont peu donné, et, par la force des choses, le printemps a été moins spectaculaire en matière de floraison des arbres.

2020 ne suit pas le même modèle dans notre jardin.
Pommiers, cerisiers, pêchers… tous sont semblent s’être donné le mot pour nous offrir un festival de fleurs aux couleurs fraîches…

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Mésaventures de camélias…

La vie des végétaux n’est pas un long fleuve tranquille…
Souvenez-vous…
Il y a quelques semaines, j’avais parlé ici des deux camélias rouges que nous avions plantés dans le jardin.
Tout allait bien, ils était couverts de boutons et commençaient à nous offrir des fleurs.
Jusqu’au jour où… il a gelé durement durant plusieurs nuits de suite.
Même recouverts d’un voile d’hivernage, mes protégés n’ont pas du tout apprécié cette saute d’humeur météorologique.
Un matin, j’ai eu la triste surprise de les découvrir métamorphosés.
Leur feuillage était entièrement devenu brun.
Les boutons n’étaient pas tombés, mais pas une feuille n’avait résisté à l’épreuve du froid.
Depuis, elles ont séché et chutent par poignées, suivies par les boutons qui étaient sur le point de fleurir.
Ce spectacle me désole, évidement… à ceci près que, depuis deux ou trois jours, j’ai réalisé que si le feuillage rend l’âme pitoyablement, de très nombreuses jeunes pousses de feuilles apparaissent un peu partout.
Cela veut-il dire qu’après ce terrible baptême du feu mes précieux camélias rouges vont renaître de leurs cendres et s’habituer aux variations du climat et au sol qui est désormais le leur?
Je l’espère…

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Le retour du lilas…

Plusieurs lilas vivent dans le jardin.
Celui-ci s’épanouit dans l’un des enclos des poules et, depuis quelques jours, nous offre son parfum, si étroitement associé au charme du printemps.
Deux autres ont été plantés peu de temps après notre arrivée.
Le premier, de la même couleur que son aîné, entre en ce moment dans la cour des grands en arborant des grappes prêtes à s’ouvrir.
Le deuxième, un lilas blanc, a un feuillage magnifique, mais, à moins d’une surprise de dernière minute, ne semble pas prêt à fleurir cette année.
Ils font partie des délices de la saison…

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Roses et souris

A votre avis, qu’est-ce que c’est?
Ni un tissu, ni un classeur, ni une gravure…
Il s’agit simplement de mon nouveau tapis de souris.
J’avoue que j’ai dû chercher pour en trouver un recouvert de roses, mais… le voilà!

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Ambridge Rose

Il n’a pas été facile à trouver… et j’avoue que je ne crie pas victoire trop tôt.
Ce n’est que lorsqu’il sera arrivé que je me réjouirai de la présence du rosier Ambridge rose de David Austin dans notre jardin…
Certains disent qu’il ne vit pas longtemps… mais ces mêmes personnes disent la même chose d’Abraham Darby qui est avec moi depuis près de dix ans, qui a supporté un déménagement et qui est plus beau que jamais!

Je ne résiste pas à la beauté de cette rose qui n’est pourtant plus sur le catalogue de David Austin.
Je l’ai trouvée chez un pépiniériste auquel je passe commande pour la première fois.
En fonction de l’état du rosier qu’il m’enverra, je parlerai de lui ensuite.
Honnêtement, si ses plantes sont saines et solides, j’avoue qu’il méritera que je m’y attarde, pour de multiple raisons!
En attendant, la commande est donc passée et devrait me parvenir durant le mois de juin…

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Le retour du camélia rose…

Lorsqu’il est arrivé, ce camélia rose du Japon Nuccio Caméo était en fleurs et en boutons.
Il a perdu ces derniers dans les jours qui ont suivi sa plantation dans le jardin, puis a appris à s’habituer à ses nouvelles conditions de vie.

Camélia rose du Japon à son arrivée en 2019

Sa fleur, sublime, est tombée, mais je l’ai conservée plusieurs jours dans une coupelle remplie d’eau.
Puis l’hiver est arrivé.
Le camélia l’a supporté tant bien que mal.
Nettement mieux en tout cas que son petit frère arrivé en même temps que lui, qui peine à s’acclimater et dont les feuilles, dont certaines sont jaunes, traduisent son mal-être.
Je leur ai donné ce qu’il fallait pour lutter contre ce phénomène, et, dès janvier, j’ai eu la surprise de voir que le plus grand des deux camélias préparait un bouton.
Il a gelé plusieurs fois depuis, ce qui a fait d’énormes dégâts chez mes deux autres camélias, rouges, ceux-là, qui perdent toutes ses feuilles après qu’elles soient devenues brunes.
J’y reviendrai.
Celui-ci a tenu bon…
Il a l’air en assez bonne santé et, surtout, le bouton est en passe de se transformer en fleur…
C’est une victoire pour moi, connaissant la fragilité des camélias dans notre région où la terre est très particulière et le climat parfois rude en hiver.
S’il donne une fleur, c’est qu’il commence à s’adapter…

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Clin d’oeil aux invisibles…

Les marguerites font typiquement partie de ces fleurs que l’on ne voit plus à force de les côtoyer, que l’on piétine sans faire attention, qui passent sous les lames des tondeuses à gazon sans que l’on s’en préoccupe.
Pour moi, elles sont des alliées qui éclaboussent le jardin de petites touches joyeuses.
Nous faisons attention de ne pas les écraser ou les arracher, et elles vivent leur vie en parfaite cohabitation avec les fleurs et autres végétaux des lieux.
Je les aime…

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Neige et Kiwi

Que serait le jardin sans la présence des animaux qui y vivent ?
Des centaines d’oiseaux, bien sûr, mais aussi mes huit poules d’ornement dont j’ai déjà parlé.
Parmi elles, Neige et Kiwi sont très particulières.
Elles sont les seules poules hollandaises du groupe, les six autres étant toutes de ravissantes poules Pékin.

Je suis très attachée à chacune d’entre elles.
Mais Neige et Kiwi sont les plus apprivoisées, celles qui répondent à leurs noms mieux encore que les autres, et accourent dès que nous les appelons.
Très sociables, elles s’entendent bien avec chacune des membres de la petite troupe à qui elles ont appris que certaines limites ne doivent jamais être franchies sous peine de déclencher l’ire de Neige.
Inséparables, toutes deux passent leur temps ensemble, se cherchant et s’appelant désespérément lorsque l’une d’elles s’éloigne trop de l’autre.
J’ai cru perdre Kiwi, la grise, lorsque l’an dernier, elle a commencé à boiter gravement.
Le vétérinaire a diagnostiqué de l’arthrite, m’a appris à lui faire des piqûres mais ne m’a pas laissé beaucoup d’espoir : la maladie ne pouvait que s’aggraver et j’allais perdre ma jolie poule.
Nous avions donc convenu que, comme elle semblait toujours profiter de sa vie, j’allais continuer les soins et la laisser mener sa petite existence en paix.
Je m’en suis occupée du mieux que j’ai pu, lui faisant ses piqûres, lui massant la patte avec une pommade de ma connaissance, la faisant profiter de séances d’aqua-thérapie maison…
Ce printemps, je dois me rendre à l’évidence: Kiwi va mieux, beaucoup mieux, même!
Elle ne boite pratiquement plus, coure même aussi vite que les autres pour me rejoindre lorsque j’apparais, mange comme quatre et s’intéresse à tout ce qui l’entoure.
Un petit miracle…
Neige, sa soeur, est un spécimen rare.
Elle est la plus douce et la plus adorable des poules… mais sait parfaitement se faire respecter.
Lorsque l’une de mes Pékins se risque à avoir un mouvement d’humeur à son égard, elle se défend bec et ongles et la poursuit jusqu’à ce qu’elle soit sûre que la leçon a été comprise.
Mieux encore, si elle voit que quelqu’un ennuie Kiwi ou l’une des poules qu’elle prend sous sa protection, elle intervient tout aussi vigoureusement.
Une petite « Zorrote »…

Neige a le chic pour choisir les endroits les plus baroques pour y faire la sieste.
Lorsqu’elle disparaît et que je m’inquiète au point de l’appeler, nous la voyons ressurgir ébouriffée et à moitié endormie d’endroits les plus improbables qui soit.

Ces irrésistibles petits personnages au look très personnel sont essentiels dans le jardin.
Ils y apportent de la joie, de la drôlerie et de la beauté…

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Le rendez-vous virtuel des amoureux des roses David Austin

Jude The Obscure (floraison 2019)

Depuis quelques semaines, je suis fidèle aux groupes Facebook « David Austin Roses Fan » et « David Austin Roses Lovers ».
Une initiative que je n’ai pas regrettée depuis que je me suis inscrite…
Comme leurs noms l’indiquent, ces deux groupes réunissent les amoureux des roses de David Austin, venus du monde entier.
Pour l’instant, je n’y ai pas croisé de personnes francophones, et c’est en anglais que chacun s’exprime.

Jude the obscur (floraison 2019)


Australie, Etats-Unis, différents pays d’Asie, Russie, Royaume-Unis… je découvre une foule de choses grâce à ces personnes qui partagent leurs expériences et leurs photos.
C’est ainsi que j’ai appris que les rosiers que nous aimons ne sont pas forcément tous les mêmes d’un endroit à l’autre du monde, que certains, qui se trouvent chez eux, ne sont pas disponibles à l’achat chez nous et vice versa, etc.
Mais une chose est sûre : l’attirance et l’amour que nous ressentons pour ces fleurs merveilleuses est le même partout.

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