L’ail d’Espagne

Un jour, mon Capitaines s’est procuré un sachet de bulbes contenant une série de bulbes annoncés comme étant « des fleurs jaunes ».
Il les a plantés.
Beaucoup n’ont rien donné (du moins pour l’instant !), mais, depuis quelques jours, nous voyons fleurir ces fleurs jaunes que, dans un premier temps, je n’ai pas identifié.
Après une courte recherche, j’ai trouvé qu’il s’agit d’Ail d’Espagne ou ail doré (Allium moly) qui se plaît sur les coteaux calcaires secs du Languedoc, et qui est protégé en France.

Il a trouvé sa place entre un camélia et un jeune seringa, et semble de s’y plaire…

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Olivia Rose Austin justifie ses galons

Il a été le premier à fleurir cette année, m’offrant une rose timide au ras du sol.

Depuis, Olivia Rose Austin a continué à s’épanouir, nous offrant des roses toujours plus nombreuses, toujours plus belles…
Il se bonifie d’année en année, et, pour sa troisième floraison dans notre jardin, semble vouloir prouver qu’il mérite largement le fameux Grand Prix « toutes catégories » initié par la Section roses de la Société nationale d’horticulture de France qu’il a remporté en 2018, comme je l’ai déjà indiqué dans ces colonnes.
C’est le troisième été qu’il passe dans la roseraie, et ne m’apporte que du bonheur…
Non seulement ses roses sont magnifiques et son parfum agréable, mais, de plus, il résiste bien aux maladies et affiche une vigueur réjouissante.

Tout me plaît en lui, y compris sa couleur qui, selon les étapes de sa floraison, passe du rose très pâle au coeur rose dragée.

Une belle réussite… une de plus que nous devons à David Austin!

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Bientôt les groseilles!


Fleurs, les arbres et les arbustes ne sont pas les seuls à pousser dans le jardin…
Avec mon petit-fils, nous avions l’an dernier répertoriés quatorze sortes de fruits différentes!

En ce moment, les groseilles commencent à mûrir tranquillement.
Elles devraient être à point en juin, lorsque les frontières entre la France et la Suisse se rouvrirons… si tout va bien.

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L’épopée des buissons fleuris…

Certaines plantes que l’on pense délicates à cultiver s’épanouissent dans le jardin alors que d’autres, apparemment rustiques et en pleine forme à leur arrivée, n’arrivent pas à maturité.
Pourquoi?
C’est un mystère sachant que chacun reçoit les mêmes soins attentifs de la part de mon mari lors de la plantation.
L’un des exemples les plus flagrants est celui d’une viorne odorante que j’avais très envie d’avoir et qui m’a été offerte par un couple d’amis très chers qui me l’ont ramenée de Suisse où ils habitent.
Elle avait l’air vigoureuse, en pleine santé.
Plantée dans un endroit bien adapté, bichonnée, bien arrosée à la plantation… elle n’a pas tenu plus d’un mois.
J’étais triste, déçue et perplexe.
Ne voulant pas en rester là, j’ai commandé en octobre 2019, sur les conseils d’une cousine alsacienne, deux jeunes seringas Philadephus Frosty Morn à Promesse de Fleurs.
Ils ont été plantés à deux endroits distincts du jardin.
Ils étaient tellement fragiles à leur arrivée que je n’avais guère d’espoir de les voir fleurir dans l’année.


Je me disais que si l’un d’eux arrivait à survivre et à donner une ou deux fleurs d’ici deux ou trois ans, je m’estimerais heureuse!
Il y a deux jours, j’ai remarqué que celui qui avait été installé près de la Cabane de la Chouette donnait quelques fleurs.
Ravie, je l’ai pris en photos (voir ci-dessous), me disant qu’il méritait que je souligne son exploit sur ce blog.
Et c’est en commençant à écrire que j’ai pensé à son frère…
Où en était-il, lui qui n’avait pas l’air content du tout lorsqu’il a été installé dans un parterre à l’angle de la véranda?
Ce parterre, je peux le voir depuis mon bureau.
En écrivant, j’ai tourné la tête et j’ai distingué des taches blanches que ma vue peu performante ne me permettait pas de bien distinguer.
Je suis donc sortie sous la pluie et… j’ai découvert ces grappes de fleurs ravissantes, prenant le relais de la floraison des pivoines voisines.
J’ai été tellement surprise que je suis rentrée prendre mon appareil pour les photographier dans la foulée.
Les deux seringas et la viorne Boule de neige dont j’ai parlé voici peu m’auront donc fait le cadeau de fleurir tous les trois à peine quelques mois après avoir été plantés…

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Peter-Paul Rubens

Peter-Paul Rubens

« La plus anglaise des roses belges…

André Casteels, pépiniériste belge

Au départ, je n’étais pas venue sur le site Andre Eve dans un but précis.
Je découvrais les rosiers qui y étaient présentés… et j’ai fini par en commander deux répondant à tous mes critères.
Le premier, Pierre-Paul Rubens, porte le nom d’un peintre flamand quasi mythique…
L’amour que je porte à la peinture allié à celui que je voue à ce genre de roses, tout en rondeurs, ont fait leur oeuvre…
Quelques jours plus tard arrivait donc mon premier rosier belge signé Wissers, en conteneur de 5 litres.
Un clin d’oeil à mon pays d’origine!
A noter que si le nom de l’obtenteur est écrit avec W, partout ailleurs je le vois avec V… Martin Vissers.
Bonne surprise, le rosier était couvert de boutons prêts à éclore.
Une fleur déjà ouverte s’était malheureusement détachée de sa tige malgré l’excellente qualité de l’emballage, mais j’ai pu la conserver plusieurs jours ouverte dans une soucoupe.
J’ai donc pu observer de près cet étonnant rosier merveilleusement baroque, aux fleurs tendres.

Planté le 4 mai 2020, il a démarré à une vitesse stupéfiante.
Habituellement, il faut attendre quelques mois pour que je puisse présenter un rosier après sa première floraison, le temps qu’il se remette du choc causé par son changement d’environnement et qu’il fleurisse.
Dans le cas de celui-ci, il a été planté dans le quart d’heure qui a suivi son arrivée et il ne lui a fallu qu’un jour ou deux pour qu’il s’acclimate.
Pas de coup de fatigue, ni de relâchement… pour sa première année, et même son premier mois dans la roseraie, il s’est comporté de manière exemplaire.
Les tiges qui paraissent tomber sur la photo sont en réalité bien solides.
Elles ne ploient pas.
Simplement, elles ont décidé de pousser de cette manière.
Je tacherai de corriger cette particularité lors de la taille de mars 2021.
Les boutons s’ouvrent les uns après les autres, livrant des roses multi pétales, aux couleurs douces et romantiques.
Elles vont du rose chair au rose abricot, selon leur maturité et selon la lumière.
Cette fleurs magnifique semble idéale pour composer des bouquets… ce que je n’arrive pas à faire, ayant beaucoup de difficultés à accepter de couper mes roses!
Quant à son parfum fruité, il est délicieux…. et a décroché le Prix du Parfum Hradec Králové 2010.

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A savoir: 

  • Obtenteur: Wissers
  • Année d’Obtention : 20108
  • Appellation: Vispeparu
  • Port: Rosiers buisson
  • Famille Hybride moderne
  • Couleur: Rose orangé, rose chair. 
  • Parfum: Fort parfum fruité, de pamplemousse, citron et mangue
  • Type de fleur: Turbiné, double
  • Feuillage: brillant
  • Floraison:  Très remontant
  • Résistance aux maladies: Excellente
  • Hauteur:  jusqu’à 90 cm
  • Largeur: 
  • Floraison: Remontante.
  • Diamètre de la fleur: 7 cm.
  • Feuillage: Caduc.

Besoins:

  • Type de sol: Riche et bien drainé, éviter les sols trop calcaire.
  • Climat: Très rustique.
  • Exposition: Pleine lumière.
  • Distances de plantation: Environ 50 cm entre chaque pied. 

D’où vient son nom?
En hommage au peintre flamand Peter-Paul Rubens.

Tout le charme de Teasing Georgia

Il est l’un des plus florifères de mes rosiers…
Teasing Georgia, de David Austin, est une rose anglaise en rosette parfaite d’un jaune intense, mais qui passe par toute une gamme de jaunes du plus pâle au plus abricoté selon les étapes de son évolution.

Je l’aime beaucoup, même s’il est malheureusement très réceptif à la maladie de la tache noire.
Mais ce souci n’entame en rien sa beauté, sa grande générosité au niveau de la floraison qui dure jusqu’à l’automne pratiquement sans interruption.
Ce merveilleux grimpant était couvert de boutons, et j’ai failli ne pas voir sa première rose de l’année cachée au pied de la plante.
Avouez que c’aurait été dommage…
Depuis, il donne, comme à son habitude, une quantité de roses.

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Cuisse de Nymphe

“LES FEMMES […] DEMANDÈRENT AU CHEVALIER QUELLES ÉTAIENT LES COULEURS LES PLUS EN VOGUE; IL LEUR RÉPONDIT QU’ON PORTAIT MAINTENANT LE SOUPIR ÉTOUFFÉ, LA CUISSE DE NYMPHE ÉMUE, LES DÉSIRS SATISFAITS, LA PASSION DÉVORANTE, LE LENDEMAIN DE NOCES. ON RAISONNA BEAUCOUP SUR TOUTES CES COULEURS […].”
— JEAN-HENRI MAUBERT DE GOUVEST / LETTRES IROQUOISES (1783)

Il n’était pas envisageable pour moi de créer une petite roseraie sans y voir figurer quelques roses anciennes, si particulières par leur parfum, leurs formes voluptueuses et le poids de leur passé…
Cuisse de Nymphe fait partie des plus anciennes puisqu’elle aurait déjà été représentée dans des enluminures de manuscrits de cette époque, nous apprend François Joyaux dans son Encyclopédie des Roses Anciennes.
Mieux encore: si ses origines sont controversées, ce beau rosier est cependant reconnu comme étant l’un des plus anciens hybrides de la rose blanche (Rosa alba) des Grecs et des Romains.

Cuisse de Nymphe est arrivé en France à la fin du XVIe siècle, ramené depuis la Crimée
C’est donc un rosier historique, un rosier originel que j’ai accueilli et que mon mari a planté le 29-10-2019.
Une fois de plus, lorsqu’il est arrivé, il était en piteux état.
J’ai eu beaucoup d’inquiétude pour lui pendant plusieurs mois.
Il était en retard sur tous les autres, paraissait plus survivant que vivant.
Mais tout à coup, fin avril, il a rattrapé son retard en arborant un feuillage luxuriant et, dès les premiers jours de mai, plusieurs boutons.

En attendant sa floraison, je me suis penchée sur son passé.
Le nom de Cuisse de Nymphe dispose de plusieurs synonymes: Great Maiden’s blush, Rosa x alba « incarnata », Rosa alba x regalis » Thory, Rosa camea « Grande Royale », Rosier blanc royal ou Grosse Cuisse de Nymple.
En revanche, il ne faut pas le confondre avec Cuisse de Nymphe émue aussi appelé Nymphe naine émue ou Petite anglaise.
Cette variété propose un rose moins pâle sur les bords ( plus « ému »).
Ce rosier semble avoir été sélectionné dans les prestigieux jardins de Kew, en Angleterre, dans le but d’obtenir une variété plus petite.

J’ai attendu la première floraison de ces roses de Cuisse de Nymphe comme un enfant s’apprêtant à fêter Noël, ce d’autant que cette floraison est unique dans l’année.
Je savais que ses roses étaient réputées pour leur parfum et pour être un chef-d’oeuvre de délicatesse comme le soulignait Promesse de Fleurs où j’avais acheté le rosier.
Pour l’instant, deux roses se sont ouvertes, évoluant merveilleusement de jour en jour, et plusieurs boutons sont en passe de le faire également.
Le rosier est encore très jeune, les fleurs qu’il me donne sont irrésistibles.
Je suis touchée par leur grâce, leur aspect, et… par cette couleur d’une infinie délicatesse.
De plus, c’est rose a une qualité inestimable: sa couleur capte la lumière d’une manière très particulière…
Tant que durera sa floraison, je pense que je passera beaucoup de temps à le photographier!

Ecriplume

A savoir: 

  • Type de Rosier: Rosier Ancien
  • Obtenteur: Origine horticole
  • Année de commercialisation: 
  • Espèce:  (x) alba
  • Autre nom commun: La Séduisante, La virginale, Great Maiden’s blush, Rosa x alba « incarnata », Rosa alba x regalis » Thory, Rosa camea « Grande Royale », Rosier blanc royal ou Grosse Cuisse de Nymple.
  • Port: Rosier Arbustif grimpant, irrégulier, buissonnant
  • Famille: Rosaceae
  • Couleur: Rose très pâle, rose incarnat.
  • Parfum:  Parfum excellent, musqué, poudré.
  • Floraison: Non remontante, de mi-mai à juin
  • Fleur:  fleurs doubles, grandes, en coupe
  • Résistance aux maladies: Moyenne
  • Hauteur: 150 cm
  • Largeur: 120 cm 
  • Feuillage: Caduc
  • Particularité: Plante mellifère, croissance rapide, peu d’aiguillons.

Besoins:

  • Type de sol:  Normal
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil, mi-ombre

D’où vient son nom?

Je me suis souvent demandé d’où venait ce nom insolite de Cuisse de Nymphe jusqu’à ce que j’apprenne qu’il s’agit… du nom donné à une couleur.
Tout comme Cuisse de Nymphe émue, d’ailleurs.
Les pétales de Cuisse de Nymphe sont d’un rose délicat, mis en valeur par le vert du feuillage.
Tandis que les Français le baptisaient dans un premier temps Rosier blanc royal, les Anglo-Saxons se risquaient de leur côté à un polisson Great maiden’s blush (« Grand rougissement virginal »).
Le temps passant, le rosier donna son nom à une couleur incarnat rose pâle doté de nombreuses nuances.
Couleur à la mode à la fin du XIXe siècle à Paris, si prisée qu’elle était très utilisée pour les robes des élégantes.
Faisant référence au sexe féminin, cette couleur a été au coeur d’une multitude de jeux de mots et de langage… qui ont fait sa gloire puisque, contrairement à d’autres, cette couleur n’est pas tombée dans l’oubli.



Les fougères… hôtes permanentes

Les fougères…
Elles sont si discrètes qu’elles sont presque les invisibles du jardin…
Pourtant, elles embellissent les lieux où elles s’étalent dans les endroits qu’elles semblent avoir elles-mêmes choisis, à peine aidées par mon mari qui les aime beaucoup.

Elles sont connues pour aimer les sites ombragés, pour avoir besoin d’eau et apprécier la fraîcheur de la pluie sur leurs feuilles.
Autant dire que les mois de sécheresse ne sont pas franchement faits pour elle.
Malgré cela et malgré les hivers au cours desquels leur feuillage s’altère jusqu’à disparaître quasi complètement, nos fougères participent activement à la renaissance de printemps.
Elles sont là, fidèles au rendez-vous, et apporte des notes de sous-bois sans lequelles le jardin ne serait pas tout à fait ce qu’il est…

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Claire Austin, la perle blanche

Dans le jardin, même les arbres morts ont un rôle.

Nous en avons notamment deux qui accueillent des rosiers grimpants… et des maisonnettes pour les oiseaux.
Parmi ces grimpants qui les fréquentent se trouvent deux Claire Austin, de David Austin.
J’aime beaucoup ses fleurs gracieuses et une particularité qui les rend particulier: ils

donnent des fleurs dont les coloris sont variables.
Ci-dessus, la première Claire Austin de ce printemps 2020 était d’un blanc très pur lorsque la fleur s’est ouverte, devenant plus crémeux en s’épanouissant.
Mais l’on voit sur les photos suivantes que ces roses peuvent également se teinter de jaune ou de rose très tôt.

Son parfum est discret, au diapason de ce rosier qui, lorsqu’il grimpe le long des arbres qu’il accompagne, le pare d’un ruban de verdure parsemé de perles…

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