Le Bal du Printemps débute en rose et or…

Non, ce n’est pas une rose… (Photo Martine Péters)

En 2019, j’ai souhaité planter des camélias dans le jardin, afin d’essayer de les voir fleurir juste avant que naissent les roses.
Cette année-là, le 19 février très exactement, deux d’entre eux étaient installés par mon mari.
Je savais que ce n’était pas gagné d’avance…
Ils pouvaient ne pas se plaire en terre comtoise.
Je me suis donc procuré un livre écrit par des spécialistes français de la question… et j’ai appris en leur compagnie.

Au total, en deux ans, j’en ai acheté six, dont trois provenaient du rayon plantes d’une grande surface.
Trois n’ont pas survécu et un quatrième est resté malingre .
Mais les deux autres, issus de meilleures adresses, ont pris de la vigueur.
Ils ont grandi jusqu’à devenir de petits arbustes bien fournis en feuilles.
L’an passé, nous avons eu droit à quelques boutons dont un s’est ouvert, mais sans arriver à former une fleur complète.
Et puis…
Le premier des camélias reçus en 2019 portait deux ou trois boutons et… une fleur magnifique s’était détachée de la plante pendant le transport.
Je l’ai gardée longtemps dans une coupelle remplie d’eau, la photographiant sous tous les angles.
Mon espoir était évidemment de revoir ces fleurs un jour…
Ce jour est arrivé.
Mon camélia du Japon Nuccio’s Cameo semble décidé cette année à nous montrer de quoi il est capable.
En ce moment, sa première fleur est totalement ouverte et une multitude de boutons empruntent le même chemin, tandis que le deuxième camélia s’apprête à suivre son exemple.
La fleur éclose est un bijou de perfection sidérant de beauté…
Avec les jonquilles , les forsythias, les primevères, les jacinthes et ces camélias, le bal du printemps est commencé dans le jardin…

Ecriplume

La toilette printanière

Paul’s Himalayan Musc

Il aura fallu une semaine, comme d’habitude, pour que j’arrive au bout de la taille printanière de mes rosiers… sachant que je ne m’y consacre évidemment pas à plein temps.
Comme à chaque fois, chacun a eu droit à un examen minutieux et à une coupe personnalisée.
Alors que les jonquilles et autres primevères refleurissent, la roseraie est à nouveau propre et presque pimpante.
Mais l’hiver a eu raison de deux de mes protégés: j’ai perdu deux rosiers signés David Austin: Charles Darwin et Brother Cadfael.
Je m’y attendais: ils étaient déjà souffreteux en arrivant, et n’ont jamais réussi à dépasser ce stade.
Comme j’ai réalisé que tous deux provenaient du même endroit, et que ce c’est pas la première fois que je vis ce genre d’expérience avec cette entreprise, j’ai décidé de ne plus m’adresser à elle pour mes futurs achats de rosiers anglais.
Les deux rosiers plantés en racines nues à la fin de l’automne et provenant, eux, d’un rosiériste réputé qui m’a toujours procuré des plantes en pleine santé, semblent prêts à entamer la saison sans heurts…

Paul’s Himalayan Musk

Il s’agit du rosier grimpant Paul’s Himalayan Musk et du rosier ancien Impératrice Joséphine, dont j’ai déjà parlé il y a quelques semaines.
Tous deux semblent avoir franchi l’étape de la plantation et commencent à présenter de timides bourgeons.

Impératrice Joséphine

Pour remplacer les rosiers qui n’ont pas survécu à l’hiver et pour occuper les places préparées par mon mari à la fin de l’automne, j’en ai commandé trois… pour le moment.
A découvrir dans le prochain article!

Ecriplume

D’autres roses…

Le retour du gel m’empêche toujours de procéder à la taille de printemps des rosiers.
Mais une surprise toute symbolique a pointé son nez dans le jardin: les hellébores sont en fleurs!
Elles sont trois à nous prouver que nous avons eu raison de les replanter dans le jardin après leur floraison dans la véranda.
Il leur a fallu trois ans pour s’acclimater, mais cette fois, elles commencent à s’épanouir dans leur environnement extérieur.
Pourquoi la surprise est-elle symbolique?
Parce que, alors que je n’attends que le feu vert de la météo pour m’occuper de mes précieux rosiers, les « Roses de Noël » sont apparues comme pour me faire patienter…

Ecriplume