D’autres roses…

Le retour du gel m’empêche toujours de procéder à la taille de printemps des rosiers.
Mais une surprise toute symbolique a pointé son nez dans le jardin: les hellébores sont en fleurs!
Elles sont trois à nous prouver que nous avons eu raison de les replanter dans le jardin après leur floraison dans la véranda.
Il leur a fallu trois ans pour s’acclimater, mais cette fois, elles commencent à s’épanouir dans leur environnement extérieur.
Pourquoi la surprise est-elle symbolique?
Parce que, alors que je n’attends que le feu vert de la météo pour m’occuper de mes précieux rosiers, les « Roses de Noël » sont apparues comme pour me faire patienter…

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Mimosa maison!

Il y a quelques jours, mon mari est rentré à la maison avec un mimosa.
J’ai bien UN mimosa et non pas DU mimosa…
Il sait que j’aime beaucoup cette fleur, mais que, comme tout le monde, je me désole de ne pas arriver à la garder longtemps lorsqu’elle est en bouquet.
Il a réglé le problème en revenant avec un spécimen en pot.
Au départ, il n’avait que deux ou trois fleurs qui semblaient déjà fanées, et je me suis demandé s’il aurait une chance de survivre à l’hiver sous nos latitudes.
Il a donc trouvé sa place dans la véranda, et nous ne l’avons pas dérangé, si ce n’est pour lui donner à boire.
Quelques jours plus tard, notre petit mimosa avait pris de l’ampleur, nous offrait des boules d’or… et continue à le faire.
Je suis ravie…
Et dès que j’aurai un peu de temps, il va falloir que je me penche sur son cas.
Quelle option choisir pour qu’il survive?
Le planter dans le jardin sans certitude qu’il s’acclimatera, ou le conserver en pot et lui permettre de voyager de l’intérieur à l’extérieur, en fonction de la saison?
Je vais me documenter sur la question…

Les premières de l’année…

Les premières fleurs de l’année à entrer dans le Jardin d’Hiver ne proviennent pas du jardin… mais d’un magasin.
Bien avant que les premières tulipes ne fleurissent dans les parterres, celles-ci sont arrivées, offertes par mon mari qui connaît mon penchant pour la couleur rose chez les fleurs.
Il a accompagné son bouquet par un petit rosier en pot, aux fleurs minuscules, rose foncé cette fois.
Comme chaque année, la véranda, qui a endossé ses atours de jardin d’intérieur hivernal, accueille toutes les fleurs possibles en cette saison.
Les multiples variétés de chrysanthèmes ont cédé la place aux jacinthes, aux Etoiles de Noël et donc, aujourd’hui, aux premières corolles printanières…

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Plantations aléatoires!

Paul’s Himalayan Musk (Photo site André Eve)
Joséphine de Beauharnais (site Guillot)

Les deux rosiers commandés pour être plantés cet automne sont arrivés comme prévu en ce mois de novembre.
J’avais choisi avec soin ces deux nouveaux venus, très différents l’un de l’autre.
Il s’agit de Paul’s Himalayan Musk et de Joséphine de Beauharnais.
Le premier est un sublime rosier liane légèrement rosé au passé inconnu, mais qui dont la nouvelle vie a débuté en 1916 grâce au célèbre obtenteur anglais William Paul, séduit par sa vigueur et son parfum. Le second, créé en 1865 par Guillot a été dédié à l’épouse de Napoléon à laquelle je voue une certaine tendresse.
Saison oblige, je les ai commandés en racines nues.

Au moment de les planter, mon mari a commis une erreur en intervertissant les emplacements prévus.
Je suis donc allée avec lui constater le problème et, dans un premier temps, j’ai pensé qu’il serait possible de les laisser là où ils sont et, simplement, de prévoir un tuteur parapluie pour le rosier liane.
Sauf que, entretemps, prise d’un doute, je me suis documentée… et j’ai vite compris qu’un simple tuteur ne suffirait pas à ce magnifique rosier qui est fort capable de devenir géant.
Je crois avoir trouvé la solution en lui offrant une pergola sur laquelle il pourrait venir s’accrocher.
Sauf que là… il va falloir que j’en parle à mon Maître d’Oeuvre unique et préféré!

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Parfum d’automne

L’automne étant désormais bien installé, l’heure était venue pour moi de retransformer  la véranda en jardin d’hiver…
Au cours de ces derniers mois, j’ai eu beaucoup de travail, mais j’ai eu le temps de me pencher sur une fleur qui me plaît de plus en plus et à laquelle j’ai pu consacrer un grand article dernièrement: le chrysanthème.

J’ai décidé que, dans la lignée du peuple Japonais devenu orfèvre en matière de création de nouvelles variétés, j’allais faire de cette « Belle d’automne » la reine du petit jardin d’intérieur, pour quelques semaines.

En cette période, il n’y a que l’embarras du choix pour en trouver… et elles n’ont pas à faire beaucoup d’efforts pour embellir les lieux.
Dès qu’elles faneront, elles seront placées en hivernage puis replantées dans le jardin au printemps afin qu’elles s’acclimatent aux conditions « naturelles ».
Ces couleurs et ces formes… un vrai petit bonheur!

Martine Péters

Sunny sky, nouveau venu…

Sunny Sky

A quelques jours du premier jour de l’automne, un nouveau rosier fait son entrée dans le jardin: Sunny Sky, création de Kordès.
Ma motivation pour le choisir tenait en deux arguments…
Le premier: il semblerait que le rosier Charles Darwin de David Austin n’ait par survécu à cet été.
Je le laisse en paix, espérant un miracle comme ce fut le cas pour Domaine de Chantilly qui semble repartir après avoir presque entièrement séché…
Mais je crains que ce joli rosier jaune ne me fasse faux bond… raison pour laquelle j’ai voulu introduire une nouvelle touche de cette couleur dans la roseraie, déjà illuminée par le magnifique Golden Celebration.

La deuxième raison est très pragmatique: de tous mes protégés, les rosiers allemands de Kordès figurent parmi les plus résistants.
Celui-ci est annoncé comme très vigoureux, imperméable aux maladies.
Je vérifierai dès l’année prochaine si c’est exact!

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Une forêt de roses…

La pluie de cet été a eu une répercussion inattendue sur mes rosiers: ils ont grandi démesurément.
Si la floraison a été maigre durant la période pluvieuse, elle a explosé dès la mi-août.


Depuis, nous passons d’un ravissement à l’autre…
Il y a cependant eu des pertes.
Charles Darwin et Brother Cadfael, tous deux signés David Austin, n’ont pas supporté ces conditions météorologiques.
J’ai cru perdre également le très beau Domaine de Chantilly, mais après plusieurs semaines sans donner le moindre espoir de vie, il a repris, redonnant des feuilles, et me laissant espérer une floraison pour l’an prochain.

Sa réaction m’a confirmée dans l’idée qu’il faut laisser le temps aux rosiers…
Même si nous les pensons perdus, ne les arrachons pas, ou du moins pas tout de suite.
Ils ont des ressources que nous ne soupçonnons pas!

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Le charme pétillant de Gishlaine de Féligonde

Le temps changeant qui caractérise cet été a des conséquences sur la roseraie…
Les rosiers, abondamment arrosés par la pluie, grandissent de manière parfois démesurée.
Même si les roses n’apprécient pas toutes d’être mouillées et me le font savoir en arborant un aspect trempé, elles se multiplient avec enthousiasme dès que le soleil revient.
D’autres enfin tardent à apparaître.
Et puis, il y a Ghislaine de Féligonde
Ce merveilleux rosier ancien qui a la particularité de passer par plusieurs couleurs distinctes au fil de sa floraison, a fait une timide apparition début juillet avant de s’épanouir joyeusement depuis quelques jours.
Ses petites fleurs dorées, jaunes, oranges puis blanches dégagent un parfum très doux, légèrement musqué, et apportent une touche très originale au jardin de roses…
Notre rosier est encore très jeune puisqu’il a été planté en octobre 2019, mais a déjà tout d’un grand…
Grimpant, il va avoir pour mission de pousser le long de l’un des quatre fins piliers d’une arche croisée à quatre pieds qui fait effet de kiosque romantique.
Pour le moment, il a dépassé le mètre de haut et semble prendre sa tâche très à coeur!

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Emeraude d’Or

Emeraude d’Or

En Franche-Comté comme dans de nombreuses régions, ce début d’été est compliqué pour les rosiers.
La pluie qui tombe en abondance provoque beaucoup de dégâts sur les roses.
Gorgées d’eau, elles s’abiment même si, au moindre rayon de soleil, elles nous livrent des brassées de fleurs.
Parmi elles, l’un des rosiers hybrides de thé plantés à la fin de l’hiver nous a déjà offert deux grandes roses doubles magnifiques.
Emeraude d’Or est un rosier français créé par Georges Delbard et André Chabert en 1965.
Ces merveilles sont jaune or et changent de couleur au fur et à mesure qu’elles avancent dans leur floraison.
A ceci près que, pour le moment, la météo ne m’a pas permis de véritablement profiter de tous les stades.
Pour le moment, j’ai assisté à l’ouverture des boutons ambrés qui, une fois bien épanouis, virent à l’abricot ourlé de rose et d’or.
La pluie a interrompu le spectacle qui se prolonge par l’arrivée d’un rouge carmin puis cramoisi « lavé de crème » nous dit le site d’André Eve où j’ai eu la chance de me procurer ce rosier avant que les stocks ne soient épuisés… ce qui a été rapidement le cas.
Comme la plante est annoncée comme très remontante durant toute la belle saison, j’ai l’espoir que, dès le retour du soleil, je pourrai observer et photographier cette métamorphose…

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A savoir: 

  • Type de Rosier: Hybride de thé moderne
  • Obtenteur: Delbard et Chabert
  • Année de commercialisation: 1965
  • Appellation: Rosier Emeraude d’Or
  • Port: Rosier arbuste buissonnant, port érigé ou grimpant
  • Famille: Rosaceae
  • Couleur: Jaune, orange cuivré
  • Parfum:  Parfum discret
  • Floraison: Bien remontante en été et en automne
  • Résistance aux maladies: Très résistant
  • Croissance: très rapide
  • Hauteur:  2 à 3 mètres
  • Feuillage: Caduc, feuilles vertes et larges

Besoins:

  • Type de sol:  sols profonds, mais il peut supporter les sols pauvres
  • Climat: A besoin de soleil