Changement de saison

Quoi qu’en dise le calendrier, le jardin est entré en mode automnal…
Les fleurs se raréfient, les arbres perdent leurs feuilles, les fruits se récoltent…
Il devient pour moi difficile de trouver un sujet par jour pour nourrir mon blog, d’autant que, profitant de cette période de dormance qui commence, je réalise un projet important dont je parlerai prochainement…
Dès à présent, je vais donc mettre « Le Jardin d’Ecriplume » au régime, réduisant le rythme de mes articles pour n’en écrire qu’un par semaine, deux s’il y a matière, jusqu’au printemps.

Ecriplume

La vie en vert

Les phénomènes de mode se glissent décidément dans tout et n’importe quoi…
Y compris en jardinerie.
J’ai appris que la  »tendance » pour les mois à venir, si vous avez envie d’acquérir une plante verte pour votre

intérieur, va vers les « mini-plantes jungle », et les mini-plantes en nuances crème, jaune ou rouge.
En règle générale, les petites plantes sont à la mode.
Voilà, voilà.
Cela dit, elles finiront par grandir, si tout va bien pour elles, et, en attendant, elle ressemblent furieusement à toutes les plantes qui nous sont proposées à la vente depuis longtemps.
Le mot « tendance », qui ne veut pas dire grand-chose selon moi, est donc un argument de vente qui ressemble à un gros fourre-tout dans lequel on retrouve tout et n’importe quoi…

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Le désespoir des jardiniers…

La sécheresse… j’en ai déjà parlé voici quelques jours, mais elle ne s’est pas arrangée depuis.
Aucune pluie pourtant promise par la météo n’est venue arroser les jardins de la région ces derniers jours.
Jardins qui, tous ou presque arborent des pelouses grillées par le soleil.


Comme tout le monde, nous ne gaspillons pas l’eau et continuons à n’arroser que les rosiers et les camélias ainsi que les plantes les plus fragiles, uniquement avec l’eau provenant de la « piscin de nos canards.
Cela donne des contrastes ahurissants entre le sol brûlé et les dernières roses fleuries.
Autant juillet a été clément dans la région, alternant des périodes de pluie et une chaleur supportable, autant ce mois d’août est destructeur pour nos pauvres jardins…

Ecriplume

Ciel nocturne insolite…

Après une averse en début de soirée, le ciel nocturne de samedi soir a adopté des couleurs qui ont radicalement transformé l’atmosphère.
A 21 heures, il semblait pris dans un incendie alors que le soleil était censé être couché.
Mais à d’autres endroits, le ciel était noir, bleu ou blanc.
Un impressionnant festival de couleurs… qui a baigné le jardin dans une lumière changeante, accrochant de l’ocre à ce qui est habituellement blanc.

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Arc-en ciel sur la roseraie…

Mercredi soir.
Le ciel est plombé, les nuages sont lourds…
Il ne pleut pas, mais tout prête à croire que cela ne devrait pas tarder.
Tout à coup, deux éclairs zèbrent le ciel, suivis par un violent coup de tonnerre.
L’orage éclate, sec, et la pluie ne tombe pas.
Quelques minutes plus tard, je réalise qu’un magnifique arc-en-ciel forme un arrondi parfait…
J’ignorais qu’ils pouvaient apparaître sans pluie ni soleil…

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Les rescapées…

Couper une rose ou, d’ailleurs, n’importe quelle autre fleur, est pour moi un crève-coeur.
Je préfère les laisser vivre leur vie dehors jusqu’au bout…
Mais il arrive qu’une tige se casse ou qu’une rose pousse trop près du sol pour pouvoir s’épanouir correctement.
Dans ces cas extrêmes, je les recueille dans un vase, comme ces deux-ci, rescapées de la pluie.
Ce sont deux roses bien charnues que j’aime énormément.
A gauche, la très belle Jude The Obscur, David Austin, rosier anglais donc.
A droite, Mme de la Vallière, petite merveille de l’obtenteur allemand Kordès.
A priori, tout pour me plaire.
Pourtant, un détail joue en la défaveur de l’une.
Si la première exhale un parfum fruité irrésistible qu’il me tarde de retrouver d’une année à l’autre, la seconde offre une senteur anisée très distincte.
Manque de chance… j’ai horreur de l’anis.
Je me contente donc de la regarder sans respirer son parfum…
Ce qui ne l’empêche pas de me séduire autant que sa compagne anglaise!

Ecriplume

Le charme d’un printemps de roses…

Durant tout l’hiver, j’ai attendu… ceci.
Cette atmosphère si particulière dont je peux désormais profiter après l’avoir imaginée, dessinée, avant d’en confier la réalisation à mon mari.
Je ne suis pas la seule à être charmée par les lieux…


La roseraie a deux visages: celui ci-dessus qu’elle nous présente lorsque l’on se promène au-milieu des roses, et l’autre étudié pour être un « trompe-l’oeil » végétal.
Il donne l’impression, selon l’angle d’où on le regarde, de découvrir un joyeux fouillis, une véritable jungle composée de rosiers.
Il suffit de se déplacer de deux pas pour constater qu’il n’en est rien, que tout est bien structuré, mais que l’oeil mélange plusieurs niveaux de perspectives.

En attendant… je voudrais que le printemps ne s’arrête jamais…

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Après la pluie…

Deux ou trois de pluie légère a permis au jardin de respirer… et de trouver un nouvel élan.
Désormais, pratiquement tous les rosiers sont en boutons (photo du centre), les pivoines sont sur le point d’éclore (photo de gauche) et le camélia qui a perdu presque toutes ses feuilles devenues brunes voit ses derniers boutons rescapés arriver à maturité (photo de droite).
Cette pluie bienfaisante a boosté la végétation, donnant enfin la force au rosier tige et au rosier pleureur de sortir quelques feuilles encore très timides.
Le jardin revit…

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