L'étrange hiver

En ce moment, les propriétaires de vergers, les vignerons et autres jardiniers ont tous un point commun: ils sont inquiets.
Inquiets de voir ces températures anormalement élevées pour la saison.
Les végétaux en perdent leur latin et sortent de leur dormance hivernale pour reprendre leur rythme printanier.

En découvrant chaque jour l’évolution de mes rosiers, je partage le sentiment général.
Alors qu’ils attendaient patiemment leur taille de février-mars, la douceur du temps les a incités à commencer leur réveil…
Même les derniers arrivés, pourtant plantés en racines nues, sortent des feuilles avec plusieurs mois d’avance.

Cette météo aura-t-elle un impact sur la suite?

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Histoire de balais

Lorsque l’on dispose d’un jardin, certains détails ont leur importance.
Parmi eux: le choix du balai qui nous permettra d’entretenir les allées dallées etc.
Un matin , je suis partie bien décidée à trouver mon bonheur en arpentant les allées d’un grand magasin.
Il me fallait un balai aux poils suffisamment solides pour permettre un nettoyage optimal.
Finalement, je suis revenue non pas avec un mais deux spécimens, très différents l’un de l’autre.
Le premier est des plus classiques: un bon vieux balai en paille de riz tout-terrain.
Mais, j’avoue, j’ai craqué pour un deuxième objet: un balai à poils recourbés et à manche télescopique (de la marque Gardirex, si cela vous intéresse…).
De retour chez nous, mon premier soin a été de tester mes balais sur le dallage en rosace qui marque le centre de la roseraie.
Les merles ont le chic pour éparpiller un peu partout les feuilles mortes qui protègent les pieds des rosiers, ce qui donne un aspect peu soigné à l’ensemble après leur passage.
Je me suis donc attaquée à la tâche en utilisant en alternance l’un puis l’autre des balais.
En dix minutes, les dalles avaient retrouvé un aspect bien net.

Aucun recoin n’avait échappé à mon oeil de lynx et à l’efficacité de mes adjoints.
Le balai en paille de riz n’avait plus à prouver son utilité: il est le fidèle allié des jardiniers depuis des générations.
Le fameux balai à poils recourbés m’a séduite par le fait qu’il s’adapte à différentes situation grâce à ses deux sortes de poils bien distinctes (les jaunes plus épais qui permettent de racler, et les verts, plus souple, qui viennent à bout de tout ce qui peut rester coincé dans les moindres fentes et autres rainures.  
Pardon?
Je fais de la pub?
Non, pas vraiment puisque mes louanges ne me rapportent pas le moindre centime!
Mais quand une trouvaille est efficace, pourquoi ne pas la partager?
Celle-ci va m’accompagner à travers les saisons, c’est certain!

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Les rosiers sans épines

En haut: Ghislaine de Féligonde. En bas de gauche à droite: Kathleen Harrop, Veichenblau et Zépherine Drouhin. (Ces photos proviennent du site David Austin°

Le proverbe disant qu’il n’y a pas de roses sans épines n’est pas exact.
Ils ne sont pas très nombreux, mais les rosiers dépourvus d’épines existent.
Pour ma part, pour le moment, j’en ai un, planté à la fin de l’automne 2019, et que je n’ai donc pas encore vu en fleurs: le grimpant Ghislaine de Féligonde.
D’autres possèdent la même caractéristique de s’épanouir sans épines: Kathleen Harrop (dont il paraît qu’il est très parfumé et bien remontant), Veilchenblau (à la floraison unique mais au parfum d’orange et aux fleurs de couleur… mauve!) et Zépherine Drouhin (remontant aux grandes fleurs roses teintée de lilas, très parfumées).
Tous sont des rosiers grimpants… et j’avoue que les trois derniers, que je n’ai pas, me tentent beaucoup, que ce soit pour leur parfum ou pour leurs couleurs inattendues…

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Visite à la roseraie…

Un tout petit jour d’accalmie dans ce temps décidément très « de saison » m’a poussée au jardin pour aller passer un peu de temps avec mes rosiers.
Je retirais les feuilles tachetées de noires pour qu’elles ne tombent pas sur le sol et ne le contaminent pas avec le marsonia lorsque mon attention a été attirée par une touche de couleur.
Malgré ce temps compliqué, le plus jeune de mes deux Scepter d’Isle a continué à s’appliquer pour prospèrent les trois ou quatre boutons qu’il a fait naître.


De son côté, Gruaud-La-Rose continue lui aussi à brandir ce bouton unique qui semble figé dans cet état depuis plusieurs semaines.
Dans cet environnement où tout semble gris, brun ou vert triste, les rosiers sont en dormance et n’ont vraiment pas la mine des grands jours…
Je les ai visités les uns après le autres, vérifiant leur état,.
Tous ont l’air en assez bonne forme, sauf un.
Il paraît désormais certain que ma deuxième tentative pour faire pousser un rosier Chantal Thomass a bel et bien échouée.
Je l’avais laissé dans l’espoir qu’il reparte, mais non.
Il a entièrement séché, enfin je le crois.
Je regrette beaucoup… ce rosier est une splendeur, mais ne semble pas vouloir habiter ici…

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Si fragile…

Lorsque j’achète mes rosiers en automne, je donne toujours la préférence à ceux vendus en pots.
Mais lorsque je n’ai pas le choix, je les prends en « racines nues ».
J’avoue ne pas être à l’aise avec ce genre de méthode, sans doute parce que j’ai eu une mauvaise expérience avec le rosier Chantal Thomass arrivé deux fois en racines nues… et mort à chaque fois malgré tous les soins apportés.
Bref.
L’un des rosiers achetés cet automne 2019 est à mes yeux très précieux.
Il s’agit d’Old Blush, l’un des plus anciens rosiers au monde, particulièrement florifère.
Je l’avais désiré en pot… mais j’ai dû me rabattre sur les racines nues, comme ça a été le cas pour plusieurs de mes nouveaux arrivés.
Aujourd’hui encore, je suis inquiète pour eux, espérant que tout se passera bien.
Pour les protéger du gel, mon Capitaine a posé une épaisse couche de feuilles (après que la photo ci-dessus ait été prise).
Et moi… plusieurs fois par semaine, je fais le tour de nos plantations pour vérifier que les signes de vie sont bien visibles.
J’espère que dans quelques mois, en regardant cette photo et en la comparant à ce rosier devenu grand, je pourrai constater que l’expérience a réussi…

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Un écrin pour les camélias

Il y a quelques jours, mon mari m’avait fait le croquis de ce qu’il comptait faire pour protéger les camélias du froid.
Le plus petit des deux a été le premier a être protégé.

Puis le deuxième a reçu le même traitement, et tous deux ont été paillé tandis que les pieds des rosiers avaient droit de leur côté à une épaisse couche de feuilles mortes.
Heureusement…
La nuit qui a suivi, il a gelé…
Le jardin s’est réveillé sous une couverture blanche.
J’espère que les camélias supporteront le choc et que les boutons déjà formés arriveront à éclore…

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Le Pompon des Princes…

Lorsqu’il a commencé à agrandir la roseraie cette année, mon Capitaine de mari m’a annoncé que je pourrais y ajouter une douzaine de rosiers.
Il a préparé des emplacements, déplacé les rosiers qui périclitaient à des endroits qui ne leur convenaient pas,
Puis il m’a annoncé que je pouvais acheter une douzaine de rosiers supplémentaires.
J’ai passé beaucoup de temps à les choisir parmi tous ceux que j’aimerais voir fleurir dans le jardin.
Je les ai sélectionnés en fonction de mes goûts, bien sûr, mais aussi de leur résistance aux maladies, de leur couleur et, bien sûr, élément essentiel à mes yeux: de leur parfum.
Ils ont finalement été commandés et ont été plantés…
Puis mon Capitaine m’a dit que je pouvais en reprendre encore quatre, ce que j’ai fait avec bonheur.
Et, enfin… en fin de semaine dernière, il a ajouté qu’il restait une place si je voulais en accueillir un de plus.


J’étais ravie!
Cette fois, j’ai décidé qu’il était temps que je réalise l’un de mes souhaits en la matière: acquérir un rosier de Damas, cette rose ancienne mythique sur laquelle je reviendrai prochainement.
J’ai réfléchi, cherché, comparé, et j’en suis venue à la conclusion que je pouvais sans crainte opter pour un spécimen dont le simple nom invite au voyage: La rose d’Ispahan.
Aussi appelée Le Pompon des Princes, elle fleurit en abondance une fois par an, et embaume les lieux qu’elle occupe.
J’ai donc cherché à acheter Ispahan.
Mais comme c’est souvent le cas pour ce genre de rosiers très appréciés, il n’était plus disponible à la vente sur les principaux sites qui le proposent d’habitude.
C’est finalement là où je n’imaginais pas le trouver que j’ai pu le commander… sur le site David Austin!
Tout me ramène décidément à lui…
Arrivé en début de semaine, mon beau rosier mauresque a été planté.
Il ne me reste plus qu’à attendre sa première floraison…

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Opération protection des camélias

J’aime énormément les camélias, comme je l’ai déjà expliqué ici.
Raison pour laquelle j’en ai acheté deux en début d’année, que mon mari a plantés à l’entrée du Jardin aux Roses.
L’un d’eux, plus grand que l’autre, est arrivé en boutons et nous a offert une fleur superbe que j’ai présentée dans ces colonnes, et que j’aimerais retrouver lors de prochaines floraisons.
Mais ces arbustes, qui se développent lentement, sont suffisamment fragiles pour que quelques précautions soient prises.
En été, j’ai veillé à ce qu’ils ne manquent jamais d’eau malgré la sécheresse.
Et en cette saison déjà quasi hivernale, d’autres mesures doivent être prises.
Comme pour mes rosiers les plus délicats, je guette la météo pour anticiper le gel et les protéger avec des voiles d’hivernage, mais cela ne suffit pas.
Il faut également couvrir le pied de la plante avec des feuilles mortes et du foin ou de la paille lorsque le gel est sévère, et ne pas laisser la neige sur les feuilles.
Dans cette optique de protection, mon Capitaine m’a expliqué qu’il comptait effectuer une petite installation pour que les deux camélias soient bien à l’abri.

Histoire que je comprenne ce qu’il voulait faire, il a dessiné ce croquis qui, mieux que n’importe quelles paroles, m’a fait comprendre ce qui sera mis en place.
Les camélias seront choyés…

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Nos premiers « bébés maison »

Alors que tous les nouveaux rosiers commandés sont désormais installés, deux mini événements sont venus compléter cette période de plantations dans le jardin.
Pour la première fois, deux boutures que mon Capitaine avait faites à partir de l’un de mes rosiers sont arrivés suffisamment à maturité pour quitter la « pouponnière » et pour rejoindre la roseraie.
Il s’agit de deux jeunes Mme de la Vallière, rosier allemand de Kordès que j’ai déjà présenté dans ces colonnes.

Tous deux sont en pleine santé et ne semblent pas avoir souffert de leur déménagement…
Pour mémoire, ces rosiers élancés au port très droit donnent des roses blanches au coeur délicatement rose.
Je ne suis pas séduite par leur parfum léger et vaguement anisé, mais la fleur en elle-même est de toute beauté…
Ces deux nouveaux arrivants portent à 54 le nombre des rosiers actuellement plantés…
Et trois autres emplacements ont déjà été préparés pour accueillir de nouveaux coups de coeur!
Lorsqu’ils seront là, ils clôtureront la première partie de la roseraie… qui devrait bénéficier d’une autre ligne de rosiers l’an prochain… si mon jardinier en chef accepte de poursuivre la quête!

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