Brico écolo!

Peut-être faites-vous partie vous aussi de celles et ceux qui souhaitent mettre dans leurs plantations des petits panneaux ou étiquettes indiquant les noms de chaque plante.
C’est ce que je fais avec mes rosiers.
Mais j’ai très vite été confrontée au problème que nous rencontrons à peu près tous dans ce cas: quel support choisir?
J’ai tout essayé: ceux en plastique (jaunes et très laids) dans lesquels vous glissez un morceau de papier ou de carton sur lequel vous avez soigneusement écrit le nom en question.
A la première averse, même si votre étiquette a été plastifiée, elle gondole et n’est plus présentable.
Je suis passée à quelques supports en métal adoptant le même principe… et rencontrant le même problème dès que le temps devient humide.
Je suis ensuite arrivée aux supports en bois fin surmontés d’une mini ardoise sur lesquelles vous écrivez au feutre indélébile.
C’est ce que j’ai préféré.
Seul souci: ils ne résistent pas non plus aux intempéries, se cassant au bout de quelque temps.
Je me suis donc rabattue sur des étiquettes blanches courtes sur pattes, sans beaucoup d’espoir.
Et c’est après en avoir équipé chacun de mes rosiers que j’ai découvert sur internet une idée nettement plus adaptée.
Il s’agissait de prendre un morceau de branche, d’ôter un copeau de bois sur le côté pour pouvoir y inscrire le nom en question, et de le planter près de la plante.
J’ai montré l’idée à mon Capitaine.
Un peu plus tard, il revenait avec deux propositions: l’une était exactement conforme à ce que je lui avais expliqué, et l’autre était un morceau de branche taillé pointu d’un côté et fendu sur sa largeur à l’autre bout.

Dans l’encoche, il avait glissé l’étiquette que j’avais réalisée auparavant.
Le résultat est complètement adapté à mes attentes!
Discret et pratique.
Arès avoir été vérifier au matin si les étiquettes avaient supporté les pluies, d’hier, le résultat est probant: pas une n’a souffert.
Et si cela devait changer au fil du temps… elles ne seraient pas compliquées à remplacer.
Au fil du temps, nous avons amélioré le procédé en fixant les étiquettes à l’aide d’un « bracelet » en plastique qui, en resserrant l’entaille faite dans le bois, empêche l’étiquette de tomber.
Avec l’aide de mon fils et de mon petit-fils, le jardin a été équipé en moins d’une heure!

Ecriplume

Les futurs arrivés…

L’été touche à sa fin…
Dans quelques semaines, le jardin achèvera ses dernières floraisons, à l’exception de quelques irréductibles rosiers qui, je le sais, feront l’effort de m’offrir des fleurs jusqu’aux premières gelées.

Queen of Sweden


Je pense notamment à mon fidèle Abraham Darby qui se montre toujours très généreux…
Viendra ensuite l’hiver, cette saison que je n’aime plus depuis longtemps, mais que je découvre comme nécessaire depuis que ma vie est liée à celle du jardin.
Même si la saison est tristounette, elle est vitale au repos des végétaux.
Elle est surtout précédée par un grand moment de l’année que je vais vivre pour la troisième fois, et qui me fait frétiller de plaisir anticipé: celui de la commande automnale des nouveaux rosiers à planter.
Mon Capitaine et moi avons examiné la roseraie de près, et il en a conclu que, cette année, j’ai le droit de commander deux fois sept rosiers qui trouveront leur place en « double file », le long de l’allée centrale menant au coeur de la roseraie.
Plus que jamais, je suis donc attentive à bien choisir les nouvelles recrues que je compte intégrer à notre jardin… et qui seront plantés par mon mari qui sait déjà que la tâche sera difficile.

Queen of Sweden

Nous vivons en effet dans un endroit où la terre est très caillouteuse.
Il a déjà eu recours plusieurs fois à une barre à mine pour extraire des morceaux particulièrement grands et lourds…
Il faut donc tenir compte de cet énorme détail à chaque fois qu’une plantation est envisagée.
Pour le choix de mes prochains protégés, j’ai déjà quelques envies, quelques noms.
Mes futures commandes vont tenir compte de plusieurs éléments:

  • J’ai besoin de deux beaux rosiers grimpants qui seront plantés de part et d’autre de l’arceau qui va enjamber l’allée centrale. Et dont la tâche sera d’apporter une note romantique à l’ensemble… J’ai déjà mon idée…

Mme de Staël

Chaque rosier aura plusieurs points essentiels à remplir:

  • Ils devront être résistants aux maladies et à celle des taches noires en particulier.
  • Tous doivent être parfumés
  • Ma préférence va toujours aux rosiers anglais, mais je peux en accueillir d’autres si leurs qualités provoquent chez moi un coup de coeur… comme ce fut le cas pour certains de ceux qui m’ont été offerts par le passé.

Une fois plantés, je vais faire ce que je fais depuis la première plantation: attendre avec curiosité et impatience de voir fleurir les premières roses…

Ecriplume

Ce qui se passe dans le cerveau d’une femme!

Cette petite roseraie, je l’avais dans la tête depuis longtemps… mais j’ai eu le tort de ne pas expliquer à mon Capitaine comment je l’imaginais.
Au départ, il a donc planté les rosiers selon sa propre idée… qui ne pouvait forcément par correspondre à la mienne puisque je ne la lui avais pas détaillée.
J’ai alors compris que, pour le deuxième automne passé ici, il fallait que je couche sur papier ce que j’avais dans la tête, pour lui expliquer ce que je souhaitais pour la plantation automnale.
Même si je ne suis pas très douée pour ce genre d’exercice, j’ai commencé à dessiner des plans très sommaires…
Puis, une fois que les rosiers ont été plantés, j’ai établi une liste de leurs emplacements, à ma façon… liste dont voici un petit aperçu ci-dessus.
Je me promenais entre les roses avec ma tablette à la main, et je prenais des notes, gribouillais des repères.
Il ne s’agit que de l’une des ébauches…
Elle est beaucoup plus longue et plus aboutie dans la réalité, et n’est sûrement pas très conforme à ce que réalisent les paysagistes.
J’ignore si tous les cerveaux féminins fonctionnent de la même façon… mais voici donc un aperçu de ce qui se passe dans le mien!

Ecriplume