Premier contact avec Meilland Richardier

Le Rosier Léonardo da Vinci en demi-tige

Comme je l’ai expliqué hier, mes commandes de rosiers ont, cette année, connu quelques contretemps.
Ce qui n’est pas toujours négatif…
Comme l’un des rosiers commandé n’avait pas pu m’être livré comme prévu , j’ai cherché à le trouver ailleurs.
Il s’agissait du rosier Léonardo da Vinci que je voulais acquérir en hommage à ce génie que j’affectionne depuis toujours…
Je me suis donc adressé à la Maison Meilland Richardier, où je commandais pour la première fois.
Je dois avouer avoir été séduite…
Commandé le 24 octobre, le rosier est arrivé dans les jours qui ont suivi.
Très bien emballé, il est arrivé en excellent état, en pot de 2 litres.
De plus, la commande était accompagnée par un petit guide pratique intitulé Jardin Facile, rempli de conseils clairs et utiles.
Je connaissais déjà l’excellente réputation de l’entreprise… j’en ai cette fois profité directement.
Et je compte renouveler l’expérience!

Ecriplume

L’arrivée des rosiers 2020

Il y a une dizaine de jours, le premier des rosiers commandés en prévision des plantations d’automne est arrivé.
Ghislaine de Féligonde, rosier ancien grimpant aux multiples qualités a donc rejoint sa place et semble trouver ses marques dans son nouvel habitat.
Pas le moindre signe de faiblesse: il s’adapte…
L’arrivée de Generous Gardener est imminente, et un mail m’a annoncé celle, tout aussi proche, de la dizaine d’autres rosiers, attendus.
A un détail près…
Un appel de mon fournisseur m’a annoncé que deux des rosiers commandés n’étaient pas en état suffisamment bons pour m’être livrés, et qu’un troisième ne me serait pas livré en pot comme je le souhaitais, mais en racines nues.
Ne me restait plus qu’à trouver les deux premiers ailleurs… ce que j’ai fait dans l’heure qui a suivi, et à m’habituer à l’idée que, contrairement à ce que j’avais prévu, quelques-uns de mes nouveaux protégés (donc quelques-uns figurent sur la photo ci-dessus) arriveraient donc en racines nues.
Chacun de ces rosiers sera présenté dans ces colonnes dès sa première floraison.
Mais nous n’y sommes pas encore…
Avant cela, il faut passer par la case plantations et par la redoutable épreuve de l’hiver!

Ecriplume

La pouponnière du jardin

Dès 2018, mon mari a installé dans le jardin des potagers surélevés installés dans de grands bacs en bois remplis de terre.
Je reviendrai sur ce sujet plus tard.
L’un de ces bacs, moins haut que les autres, a été dédié à une tâche bien précise: devenir la pouponnière de notre jardin.
C’est ici que son installées les boutures de rosiers, et de quelques autres végétaux destinés à être replantés dans le jardin une fois arrivés à maturité.
C’est ici également que les très jeunes rosiers qui ne sont pas nés en pépinières nous offrent leur première floraison…
Un endroit paisible, à l’abri du vent… placé sous l’oeil vigilant de mes poules Hollandaises et Bantam de Pékin qui vont régulièrement vérifier que tout se passe bien à la nurserie!

Ecriplume

Le Brexit dans la roseraie!

Parmi tous les rosiers dont j’attends actuellement la livraison, il en est un que j’ai commandé directement chez David Austin, au Royaume-Uni.
D’autres David Austin vont arriver eux aussi, mais provenant de revendeurs français.
Celui qui vient directement de la maison-mère était introuvable ailleurs… ceci explique cela!
Dans la semaine, je reçois un mail de la Maison David Austin m’annonçant la prochaine arrivée de mon rosier.
Et mon attention est attirée par les phrases suivantes:
« En raison de l’’incertitude entourant la sortie du Royaume-Uni de l’’Union Européenne, nous avons pris la décision d’’envoyer votre colis un peu plus tôt que la normale pour que votre commande arrive avant l’’échéance du Brexit du 31 octobre. Cela évitera de longs retards qui pourraient retarder l’expédition au cours de l’hiver ou, dans le cas des zones froides, jusqu’au Nouvel An.« 

Voilà, voilà.
Il ne reste plus qu’à espérer que, au cours des mois et des années à venir, la nouvelle option de la Grande-Bretagne ne compliquera pas les relations commerciales entre elle et le reste de l’Europe, et ne privera pas les amoureux des roses anglaises de ces variétés qui figurent parmi les plus belles…

Ecriplume

Le plan des futures plantations…

Ce dimanche a été tellement ensoleillé qu’avec 30° sous la véranda, nous aurions pu nous croire à nouveau en été.
C’était manifestement le moment rêvé pour établir le plan des nouvelles plantations de rosiers dont nous attendons l’arrivée dans les jours ou les semaines à venir.
J’ai donc été chercher un bloc de dessin, une gomme, et j’ai été m’asseoir au milieu de la roseraie sous l’oeil intéressé de Pomme, ma petite chienne bichon havanais.
Et j’ai commencé mes croquis gribouillis…

Pour les deux précédentes vagues de plantations, fin 2017 et fin 2018, les choses s’étaient passées de manière plus intuitive que raisonnée.
Ces deux ans passés à commencer à étudier les roses m’ont permis  d’y voir un peu plus clair…. 
Juste un peu… j’ai encore tellement à apprendre, à découvrir…
Ce dimanche, donc, j’avais préparé la liste des treize  nouveaux venus attendus.
J’ai vite réalisé que définir un tel plan est aussi complexe qu’établir un plan de table.
Dans le cas des roses, s’il paraît peu probable qu’elles se crêpent le chignon en se trouvant à côté d’une voisine mal aimée, d’autres soucis peuvent se dessiner.
Toutes les couleurs ne se marient pas, par exemple.
J’avais aussi envie que certains rosiers anciens aient droit à des places d’honneur.
Mon Capitaine m’avait préparé les piquets indicatifs sur lesquels il avait fixé les étiquettes que j’avais terminées la veille, portant le nom de chaque rosier.
Une fois mon plan terminé et complété par des touches de couleurs, j’ai donc pu avoir un aperçu de l’ensemble en piquant mes bâtonnets dans le sol.
Tout le monde a sa place… ce qui ne veut pas dire que je ne modifierai plus l’ensemble avant la plantation.
Si je suis à près satisfaite de la place des couleurs, j’ai encore un souci: les parfums.
Eux aussi doivent pouvoir cohabiter, et le but est bien de parfumer chaque endroit de la roseraie sachant que certains rosiers sont plus odorants que d’autres.
Un casse-tête, oui, mais un casse-tête passionnant…

Martine Péters

Le Jardin d’Ecriplume

Eglantine, notre séduisante fournisseuse d’engrais

Lorsque j’ai eu envie de débuter la roseraie, l’une de mes voisines, croisée dans les allées d’une jardinerie, m’a expliqué avoir essayé de planter des rosiers sans résultat.
Aucun n’avait survécu.
J’ai ensuite assisté aux travaux de mon Capitaine qui s’est donné beaucoup de mal pour creuser les trous nécessaires aux plantations.
Le moins que l’on puisse dire est que le sol composé de moraine glaciaire, ne l’a pas aidé…
Enormément de cailloux et de pierres, parfois très grosses, du sable et une terre pauvre… ce n’était pas les conditions les plus simples.
Le secours d’une barre à mine à plusieurs fois été nécessaire pour évacuer les pierres.
Une fois les trous effectués, des sacs entiers de terreaux ont été déversés pour apporter les éléments nutritifs et les oligo-éléments nécessaires, et un bon apport de fumier a complété le tout.
Ce fumier est en réalité du crottin de cheval… et pas n’importe quel cheval!
Il provient de notre « fournisseuse » officielle, Eglantine, une magnifique jument Franc-Comtoise appartenant à l’un de nos amis.

Sans se faire prier, elle nous fait profiter de cette manne qui n’a rien de céleste, ne demandant en échange que de la verdure fraîche.
Eglantine fait partie des alliées du jardin, et, depuis quelques mois, devenue maman, s’est adjoint les services de sa fille, Jelly.
Quant à moi, qui n’ai jamais eu jusqu’ici la chance de vivre en pleine nature, je suis toujours aussi enchantée de voir arriver des chevaux dans le jardin!

Ecriplume

Brico écolo!

Peut-être faites-vous partie vous aussi de celles et ceux qui souhaitent mettre dans leurs plantations des petits panneaux ou étiquettes indiquant les noms de chaque plante.
C’est ce que je fais avec mes rosiers.
Mais j’ai très vite été confrontée au problème que nous rencontrons à peu près tous dans ce cas: quel support choisir?
J’ai tout essayé: ceux en plastique (jaunes et très laids) dans lesquels vous glissez un morceau de papier ou de carton sur lequel vous avez soigneusement écrit le nom en question.
A la première averse, même si votre étiquette a été plastifiée, elle gondole et n’est plus présentable.
Je suis passée à quelques supports en métal adoptant le même principe… et rencontrant le même problème dès que le temps devient humide.
Je suis ensuite arrivée aux supports en bois fin surmontés d’une mini ardoise sur lesquelles vous écrivez au feutre indélébile.
C’est ce que j’ai préféré.
Seul souci: ils ne résistent pas non plus aux intempéries, se cassant au bout de quelque temps.
Je me suis donc rabattue sur des étiquettes blanches courtes sur pattes, sans beaucoup d’espoir.
Et c’est après en avoir équipé chacun de mes rosiers que j’ai découvert sur internet une idée nettement plus adaptée.
Il s’agissait de prendre un morceau de branche, d’ôter un copeau de bois sur le côté pour pouvoir y inscrire le nom en question, et de le planter près de la plante.
J’ai montré l’idée à mon Capitaine.
Un peu plus tard, il revenait avec deux propositions: l’une était exactement conforme à ce que je lui avais expliqué, et l’autre était un morceau de branche taillé pointu d’un côté et fendu sur sa largeur à l’autre bout.

Dans l’encoche, il avait glissé l’étiquette que j’avais réalisée auparavant.
Le résultat est complètement adapté à mes attentes!
Discret et pratique.
Arès avoir été vérifier au matin si les étiquettes avaient supporté les pluies, d’hier, le résultat est probant: pas une n’a souffert.
Et si cela devait changer au fil du temps… elles ne seraient pas compliquées à remplacer.
Au fil du temps, nous avons amélioré le procédé en fixant les étiquettes à l’aide d’un « bracelet » en plastique qui, en resserrant l’entaille faite dans le bois, empêche l’étiquette de tomber.
Avec l’aide de mon fils et de mon petit-fils, le jardin a été équipé en moins d’une heure!

Ecriplume

Les futurs arrivés…

L’été touche à sa fin…
Dans quelques semaines, le jardin achèvera ses dernières floraisons, à l’exception de quelques irréductibles rosiers qui, je le sais, feront l’effort de m’offrir des fleurs jusqu’aux premières gelées.

Queen of Sweden


Je pense notamment à mon fidèle Abraham Darby qui se montre toujours très généreux…
Viendra ensuite l’hiver, cette saison que je n’aime plus depuis longtemps, mais que je découvre comme nécessaire depuis que ma vie est liée à celle du jardin.
Même si la saison est tristounette, elle est vitale au repos des végétaux.
Elle est surtout précédée par un grand moment de l’année que je vais vivre pour la troisième fois, et qui me fait frétiller de plaisir anticipé: celui de la commande automnale des nouveaux rosiers à planter.
Mon Capitaine et moi avons examiné la roseraie de près, et il en a conclu que, cette année, j’ai le droit de commander deux fois sept rosiers qui trouveront leur place en « double file », le long de l’allée centrale menant au coeur de la roseraie.
Plus que jamais, je suis donc attentive à bien choisir les nouvelles recrues que je compte intégrer à notre jardin… et qui seront plantés par mon mari qui sait déjà que la tâche sera difficile.

Queen of Sweden

Nous vivons en effet dans un endroit où la terre est très caillouteuse.
Il a déjà eu recours plusieurs fois à une barre à mine pour extraire des morceaux particulièrement grands et lourds…
Il faut donc tenir compte de cet énorme détail à chaque fois qu’une plantation est envisagée.
Pour le choix de mes prochains protégés, j’ai déjà quelques envies, quelques noms.
Mes futures commandes vont tenir compte de plusieurs éléments:

  • J’ai besoin de deux beaux rosiers grimpants qui seront plantés de part et d’autre de l’arceau qui va enjamber l’allée centrale. Et dont la tâche sera d’apporter une note romantique à l’ensemble… J’ai déjà mon idée…

Mme de Staël

Chaque rosier aura plusieurs points essentiels à remplir:

  • Ils devront être résistants aux maladies et à celle des taches noires en particulier.
  • Tous doivent être parfumés
  • Ma préférence va toujours aux rosiers anglais, mais je peux en accueillir d’autres si leurs qualités provoquent chez moi un coup de coeur… comme ce fut le cas pour certains de ceux qui m’ont été offerts par le passé.

Une fois plantés, je vais faire ce que je fais depuis la première plantation: attendre avec curiosité et impatience de voir fleurir les premières roses…

Ecriplume

Ce qui se passe dans le cerveau d’une femme!

Cette petite roseraie, je l’avais dans la tête depuis longtemps… mais j’ai eu le tort de ne pas expliquer à mon Capitaine comment je l’imaginais.
Au départ, il a donc planté les rosiers selon sa propre idée… qui ne pouvait forcément par correspondre à la mienne puisque je ne la lui avais pas détaillée.
J’ai alors compris que, pour le deuxième automne passé ici, il fallait que je couche sur papier ce que j’avais dans la tête, pour lui expliquer ce que je souhaitais pour la plantation automnale.
Même si je ne suis pas très douée pour ce genre d’exercice, j’ai commencé à dessiner des plans très sommaires…
Puis, une fois que les rosiers ont été plantés, j’ai établi une liste de leurs emplacements, à ma façon… liste dont voici un petit aperçu ci-dessus.
Je me promenais entre les roses avec ma tablette à la main, et je prenais des notes, gribouillais des repères.
Il ne s’agit que de l’une des ébauches…
Elle est beaucoup plus longue et plus aboutie dans la réalité, et n’est sûrement pas très conforme à ce que réalisent les paysagistes.
J’ignore si tous les cerveaux féminins fonctionnent de la même façon… mais voici donc un aperçu de ce qui se passe dans le mien!

Ecriplume