Kordes: les merveilles allemandes

Mathias Tantau et Wilhelm Kordes II

Si je me suis toujours intéressée aux roses anglaises et françaises, je n’ai découvert que très tard les allemandes.
Comme on pouvait s’y attendre, c’est à travers les fleurs de l’entreprise W. Kordes’ Söhne que j’ai été initiée, entrant par la même occasion dans un univers plus que séduisant…
Tout a commencé en octobre 1887, lorsque Wilhelm Kordes (1865-1935) a créé sa propre société à Elmshorn.
Installé à Klein Offenseth -Sparrieshoop, il s’est rapidement spécialisé dans la culture de rosiers.
Son travail a payé: il est devenu l’un des obtenteurs les plus réputés au monde, autant dans le domaine des rosiers de jardin et des roses à couper que dans celui des rosiers

miniatures.
Wilhelm croisait des rosiers de Wichura et des rosiers du Japon (Rugosa), dans le but d’allier la beauté et la résistance au froid
A sa mort, ses deux fils, Wilhelm II et Hermann poursuivent le travail de leur père, offrant à l’entreprise une dimension internationale et créant des roses qui seront connues dans le monde entier.
Aujourd’hui, la société est dirigée conjointement par la 4e et la 5e génération de Kordes.

Leur réputation s’et encore consolidée au fil du temps: ces rosiers sont, pour la plupart, résistants aux maladies (que ce soit le mildiou, l’oïdium ou les taches noires, notamment), et très florifères.
Sur leur site, Roses Kordes, la société annonce sans complexe présenter « les plus belles roses du monde ».
C’est osé… et doit faire grincer quelques dents.
Mais il est vrai que certains de ces rosiers font partie du panthéon!
Ou tout au moins du mien!



Ecriplume



David Austin

La nouvelle en a ému beaucoup dans le monde de la rose…
Le grand rosiériste David Austin Senior, fondateur de l’entreprise David Austin s’est éteint le 18 décembre 2018 chez lui, entouré des siens.
Il avait 92 ans.

Il était encore un enfant lorsqu’il a commencé à se passionner  pour le monde végétal.
Mais c’est à 21 ans qu’à travers un livre reçu en cadeau par sa soeur, il tomba amoureux des roses.
Il préférait les roses anciennes, et a commencé à en planter, à en reproduire, à en créer.
Sur le site de son entreprise, sa vie est racontée. Site de l’entreprise David Austin
Un cheminement qui lui a permis de devenir l’obtenteur de plus de 240 variétés de roses anglaises.
Dans notre jardin, 85% des rosiers viennent de la roseraie David Austin.
Ici comme dans de très nombreux jardins à travers le monde, son souvenir restera présent  à chaque parfum libéré, à chaque fleur éclose.

Ecriplume

Roses anciennes, anglaises et autres…

Quand on est au milieu des roses, on en prend le parfum.

— Proverbe russe.

Je ne suis pas originale en disant que j’aime les roses: cet amour est si évident qu’il en deviendrait presque banal!
Pour ma part, j’ai commencé à aimer les rosiers anciens et les rosiers anglais pour leur beauté, leur générosité, leurs parfums, puis j’ai découvert les roses françaises, allemandes et autres qui ont toutes des qualités particulières irrésistibles.
Ces roses, comme les pivoines, représentent pour moi les fleurs romantiques par excellence…
La majorité de ceux qui ont été plantés dans notre jardin sont nés dans les serres de David Austin, ce formidable obtenteur de roses dont je reparlerai, et qui nous a quittés en décembre 2018, transmettant le flambeau à son fils.
Ils ne sont bien sûr pas les seuls créateurs de roses anglaises, mais leurs rosiers sont réputés et abondamment primés pour leurs multiples qualités parmi lesquelles leur résistance aux maladies.
Les rosiers anglais sont loin d’être les seuls à vivre dans notre jardin.
Au fil du temps et des cadeaux qui me sont offerts, j’ai commencé à découvrir les producteurs français, allemands, espagnols…
En principe, pour qu’un rosier soit planté dans le Jardin d’Ecriplume, il doit avoir une qualité essentielle: son parfum.
Sa résistance, sa beauté, les mille pétales et les couleurs comptent aussi, bien sûr… mais il m’est impossible de résister au parfum fruité ou capiteux…
Voici quelques perles des lieux, que je détaillerai au fil des pages…

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