Retour sur la Rose de Noël

Il y a quelques jours, j’ai consacré un article à la Rose de Noël (Hellébore) que j’ai reçue d’une amie pendant les fêtes.
Je ne la connaissais pas et, comme toujours dans ce cas, j’ai lu tout ce que j’ai trouvé à son sujet,.
Puis, je l’ai regardée vivre…
Je l’ai installée dans le Jardin d’Hiver, sous la véranda, donc, où la température est basse en ce moment.
Nous ne la chauffons que lorsque nous y passons du temps, ce qui est nettement plus rare en hiver.
A choisir, je préfère que mes plantes d’intérieur capables de supporter ce genre de températures durant l’hiver y vivent plutôt que de les installer dans la maison où elles auraient probablement trop chaud… ce qui n’est d’ailleurs pas le cas pour toutes.
La Rose de Noël a donc trouvé sa place et a poursuivi sa vie parmi nous.
J’ai vite compris qu’elle et moi allions nous entendre…
Un matin, horrifiée, j’ai réalisé qu’elle s’affaissait.
Elle avait soif et me le faisait comprendre de façon très claire!
J’ai réagi dans la minute, l’abreuvant comme elle me le demandait… et une heure plus tard, elle était à nouveau droite et en pleine forme.
Je l’ai regardée de plus près.
Son feuillage est resplendissant de santé, ses fleurs sont nombreuses et bien arrimées.
Aucun signe de fragilité chez cette jolie plante qui me plaît décidément beaucoup!

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Mes "intérieures"


Chez nous comme partout, il y a donc les plantes, fleurs et arbres du jardin, ceux qui vivent dans le Jardin d’Hiver, et les plantes qui ont trouvé leur place dans la maison même.
Comme j’ai habité toute ma vie en appartement avant d’avoir la chance d’emménager dans la maison d’enfance de mon mari, je me suis toujours entourée de plantes d’intérieur.
A certaines périodes de ma vie, j’en ai même eu beaucoup…


Aujourd’hui, plus concentrée sur l’extérieur de la maison et sur le contenu de la véranda, je me contente de quelques plantes qui m’ont toutes été offertes, et qui ont été installées près des fenêtres.
Parmi elles, nous avons un Cériman portant également le redoutable nom de Monstera deliciosa (photo ci-contre).
Il y a aussi du lierre simple et panaché, un Aucuba (en haut à gauche), un palmier nain connu sous le nom de Faux Doum (ci-dessous) et un arbre à soie (en haut, à droite).
Aussi appelée Pommier de Sodome ou Calotropis procera, cette plante est très commune en Afrique et au Moyen-Orient où elle se plaît dans les oueds…

Doum

Elle donne alors des fruits ressemblant à des petites pommes ovales.
Je n’ai donné que deux de ses surnoms, mais elle en porte de nombreux autres selon les régions où elle vit.
Au Maroc, elle est aussi connue comme « Arbre de Satan ».
Et les légionnaires, estimant que ses fruits ressemblaient beaucoup à des testicules, lui ont donné des noms nettement plus grivois, comme « l’Arbre à couilles » ou « le roustonnier ».
Très toxique en raison du latex qu’elle contient, elle est aussi utilisée notamment en comme plante médicinale.
Chez nous… elle se contente d’être belle.

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Fleurs d'hiver…

La véranda continue à accueillir des plantes d’hiver qui fleurissent ou se préparent à leur floraison printanière.
Parmi elle, un cyclamen qu’un ami m’a offert le jour de Noël, précisant: « Il n’y a pas de rosiers en hiver… mais comme je sais que vous aimez les fleurs roses, j’espère que celle-ci vous plaira. »
Il a eu raison: il apporte une touche joyeuse à la pièce.
Le petit jasmin que je croyais mort et qui a redonné signe de vie il y a quelques semaines continue lui aussi à grandir, protégé du froid dans ce Jardin d’Hiver tempéré et pourtant frais.
Il est redevenu une petite plante robuste qui sera changée de pot au printemps, et semble bien décider à vivre.
Quant au cactus de Noël dont je parlais il y a quelques jours, il arbore aujourd’hui une floraison triomphante.
Les fleurs d’hiver sont un cadeau!

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Le ponctuel cactus de Noël

Durant l’année, cette plante décidément étonnante ne paie pas de mine.
Elle a même tendance à être un peu tristounette.
Mais chaque année à la même époque, vers la mi-décembre, elle se couvre de boutons qui s’épanouissent en fleurs rayonnantes.
Depuis que nous l’avons, elle n’a jamais manqué son rendez-vous de Noël qui lui vaut son nom ce cactus de Noël (officiellement  schlumbergera )
Je ne suis pas très fan des plantes grasses, mais j’avoue que celle-ci a quelque chose d’attendrissant!

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Tableaux d'hiver…

Ce que nous appelons « l’hiver météo » a déjà commencé…

Je préfère de loin le jardin au printemps, mais il faut reconnaître qu’il nous offre des images pleine de poésie…

Les feuilles et les dernières fleurs hérissées d’une chevelure de givre…

Un spectacle délicat…

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L’Oxalis Pourpre du Jardin d’Hiver

Nous vivions encore en Suisse lorsque la maman de mon Capitaine nous a donné des graines d’Oxalis Pourpre.
Mon Capitaine les a semées dans une jardinière et a plante a prospéré sur le balcon durant toute la période que nous avons passée en Valais.

En été, elle fleurissait et, en hiver, se fanait pour renaître au printemps.
Elle est si jolie et si simple à cultiver que nous nous y sommes attachés.
Elle nous a donc suivis en France lors de notre déménagement, en 2017.
Mais cette fois, après avoir fait ses premières armes à l’extérieur, elle a trouvé sa place dans la véranda où elle a continué à nous enchanter.
Nous sommes en novembre.

Elle ne fleurit bien sûr plus, mais continue à renouveler son feuillage composé de feuilles triangulaires de couleur pourpre.
Comme beaucoup de plantes, l’Oxalis est connue sous plusieurs noms comme Faux trèfle à quatre feuilles ou Trèfle à fleurs roses.
Tout-terrain, elle nous a prouvé qu’elle aime autant vivre à l’intérieur que dehors… sous certaines conditions.
Elle a besoin de beaucoup de lumière, même si elle n’est pas très fan du soleil direct, et demande un arrosage régulier, faute de quoi son feuillage s’affaisse rapidement.
Nous ne lui avons pas donné d’engrais: elle ne semble pas en avoir besoin pour s’épanouir.
En revanche, il faut penser à retirer les feuilles fanées.
Certains conseillent d’hiverner la plante au sec et dans l’obscurité dès novembre, pour qu’elle reprenne en février.
Dans la véranda où elle semble se plaire, la température est fraîche, sauf lorsque nous la chauffons.
Elle ne bougera donc vraisemblablement pas de sa place… sauf si nous constatons qu’elle n’apprécie plus ses conditions de vie.

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