La rose antique Old Blush livre ses secrets…

J’ai appris récemment que les chercheurs de plusieurs laboratoires de recherche français et étrangers ont réussi à séquencer le génome du rosier Rosa chinensis Old Blush.
L’information m’a interpellée car il fait partie des nouveaux arrivés plantés cet automne dans notre petite roseraie.
Ce rosier antique facilement cultivable est à l’origine de beaucoup de créations modernes.
Pourquoi? Parce qu’il est réputé pour être bien remontant et donc capable de fleurir plus d’une fois dans l’année.
Le fait d’avoir séquencé ce génome va déterminer la succession de toutes les bases qui composent l’ADN de ce rosier, ce qui devrait favoriser la sélection de futures variétés en fonction de critères importants parmi lesquels la résistance aux maladies ou la présence ou non d’épines.
Dans son article sur « Le séquençage du génome » (paru sur le site Jardins de France ), Jean-Claude Caissard explique notamment que cette séquence « fournira des indications précieuses pour une exploration du génome, pour une cartographie plus précise et pour un bond en avant gigantesque dans le domaine des plantes ornementales. Ce qui est en jeu ici, c’est de faire de la Reine des fleurs un « Modèle » incontournable de l’horticulture. »

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Les grimpants sur Pinterest

Pinterest, le site américain de partage de photographies, est une véritable caverne d’Ali Baba.
Et les amateurs de roses du monde entier s’en donnent à coeur joie, partageant des milliers de photos toutes plus belles que les autres.
J’ai sélectionné quelqu’unes de ces images malheureusement dépourvues de renseignements sur les rosiers présentés, pour apporter un peu de couleurs dans la grisaille hivernale.

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Les Rosiers Noisette

Blush Noisette

Toujours plongée dans mes livres et autres revues consacrés aux roses, j’ai appris qu’il existait une catégorie de rosiers que je ne connaissais pas jusqu’ici: les Rosiers Noisettes, dont le plus célèbre s’appelle Blush Noisette.

Mme Alfred Carrière

Il s’agit d’un groupe de rosiers très anciens issus du Rosa (x) noisettaeana, un hybride spontané découvert par Louis Claude Noisette vers 1814.
Ils sont remontants, sarmenteux, plus ou moins arbustifs ou grimpants, peu épineux, et ont hérité du parfum du Rosa chinensis et de la floribondité du Rosa moschata.
Bref… ils réunissent tellement de qualités que je pense que j’accueillerai l’un d’eux dans le jardin dès que la possibilité m’en sera donnée.
Leurs couleurs sont, dit-on, tirent sur le jaune, mais les rosettes de leurs fleurs sont délicatement teintées de blanc, de jaune, de rose.
Ils sont en revanche bien adaptés aux climats chauds et secs, et s’adaptent aux sols médiocres et pauvres.
Parmi ceux qui font partie des rosiers Noisette se trouvent notamment Madame Alfred Carrière, Aimée Vibert, Gloire de Dijon ou Desprez à fleurs jaunes.
Et j’avoue que Mme Alfred Carrière que l’on voit ci-dessus me plaît beaucoup…

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La rose en noir et blanc…

Photo Jean Lugrin – 2012

J’ai la chance de compter parmi mes amis un artiste, Jean Lugrin, qui, parmi ses multiples talents, cultive depuis longtemps celui de réaliser des photos superbes.
Il a eu la gentillesse de m’envoyer celle-ci, prise en 2012,
Je n’avais jusqu’ici jamais mis en exergue de photo noir et blanc de roses…
Et j’avoue que je trouve à celle-ci un charme, une élégance et un mystère inattendus…

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La plus belle ?

En feuilletant d’anciens magazines dont je vais bien devoir me décider à me séparer un jour, j’ai été interpellée par un entrefilet surmonté d’une photo.
Sur cette photo, des roses qui ne m’étaient pas inconnues… et pour cause: il s’agissait d’Olivia Rose Austin rosier planté dans mon jardin depuis 2018.
Ce court article rappelait ce que je savais déjà: que cette petite merveille avait reporté le Grand Prix « toutes catégories » initié par la Section roses de la Société nationale d’horticulture de France, justement en 2018, l’année où je la découvrais…

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Fascinante Rose de Jéricho

Elle n’a rien d’une rose, mais porte pourtant le nom de Rose de Jéricho.
J’en avais eu une dans ma jeunesse, puis ces étrange végétaux ont quitté mon univers pendant plus de vingt ans.
Jusqu’à ce que mon fils m’en offre une pour Noël
Parmi les cadeaux que mon fils m’a offert pour Noël, il s’en trouvait un qui m’a rappelé bien des souvenirs…
Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, il s’agit d’une plante déshydratée qui revient à la vie lorsqu’elle est au contact de l’eau.
Elle vient du Mexique et de nombreuses légendes lui sont associées.

Lorsqu’elle m’a été offerte, elle était toute recroquevillée sur elle-même.
Dans son pays d’origine, elle vit sans eau… et a dû s’y habituer.
Elle sèche donc complètement… ou du moins en donne l’impression. 
Mais, dans son désert natal, dès que tombe la pluie, ses rameaux secs de déploient doucement et elle reverdit pour sécher à nouveau lorsque le temps la prive d’eau.
J’avais fait découvrir cette plante à mes enfants, guettant avec eux le moment où elle redeviendrait verte.
Et aujourd’hui, c’est l’un d’eux qui me la fait redécouvrir.
Je l’ai mise dans un bol dans lequel elle est en contact avec l’eau. 
Après quelques heures, elle avait déjà changé d’apparence.
Elle commençait doucement à reverdir.
Le lendemain matin, elle était de plus en plus verte…

La Rose de Jéricho peut renouveler ce miracle « indéfiniment », dit-on.
Il suffit de la laisser sécher dans un endroit sec pendant au minimum un mois, avant de recommencer l’opération.
Une merveilleuse démonstration de la capacité des végétaux à s’adapter à leur environnement…

Martine Péters

Papiers fleuris…

J’use de mille subterfuges pour alléger l’hiver et tenter de le transformer en printemps.
L’une de mes astuces est de me plonger dans un environnement fleuri.
Il y a quelques années, déjà très attirée par les planches de botanique, les dessins et aquarelles de fleurs en général et de roses en particuliers, j’avais acheté un bloc de feuilles de papier et d’étiquettes dédiés à la rose, aux papillons et aux oiseaux.

Les adeptes du scrapbooking connaissent bien les « docrafts Papermania ».
Si vous aimeriez vous procurer cette série, elle s’appelle Papermania Botanicals et se trouve généralement dans les bons magasins de loisirs créatifs.

Avouez qu’il n’y a pas mieux pour apporter une touche printanière!

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Révélations…

Ce week-end, mon petit-fils de 5 ans m’a demandé s’il y avait une fleur que je n’aimais pas.
Et je lui ai fait un aveu…
Je crois que je les aime toutes. Mais quand j’étais enfant, il y en avait que je n’aimais pas du tout. Devine laquelle…
– Je ne sais pas…
– La rose.

Il m’a regardée avec des yeux ronds.
– Ce n’est pas vrai ???
– Si, si.
– Mais pourquoi ?
– Je ne sais pas. Ou plutôt, je ne les connaissais pas vraiment. Je ne voyais que celles qu’il y avait dans le jardin de mon oncle, et je ne les aimais pas beaucoup. Elles étaient sans parfum, souvent rouges et toujours de la même variété. Des roses moderne…
– Mais aujourd’hui, tu les adores et tu en as plein, plein!
– C’est vrai. Parce que j’ai découvert les roses qui me plaisent vraiment, et qui ne ressemblent pas du tout à celles que je voyais à l’époque… J’ai appris à les aimer. Et à les aimer de plus en plus, même!

Il a réfléchi:
Et bien moi aussi… ça sent tellement bon, et je les aime tellement… C’est tellement bien de les aimer dans le jardin!

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Roses en hiver… envers et contre tout

Les roses gelées de Scepter d’Isle

Le mois de décembre commence.
Et pourtant, certains de mes rosiers continuent à snober le calendrier.
Il sont trois, mais je parlerai de deux d’entre eux, qui m’ont réservé une surprise étonnante…
Samedi matin, j’ai réalisé que les deux boutons portés par le plus jeune de mes deux rosiers Scepter d’Isles avaient éclos.
Il pleut depuis des jours, et, ce samedi matin, tout était gelé.
Malgré cela, le bouton était ouvert, recouvert de glace.
Courageux Scepter d’Isle, qui est toujours l’un des premiers en fleurs au printemps, et l’un des derniers à l’approche de l’hiver…

Gruaud-La-Rose

L’autre rosier à m’offrir un cadeau similaire est Gruaud-La-Rose, ce merveilleux rosier qui, il y a quelques jours, voyait éclore une rose à deux coeurs.
Cette fois, sa fleur est toujours en bouton, mais elle est le symbole même de la force que peut avoir un rosier.
Les tiges sont bien droites, solides, et ce bouton semble attendre un rien de soleil et de chaleur pour s’ouvrir.
S’il y arrive… ce sera un autre petit miracle du jardin!

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