Rosier Charlotte de Turckheim

La perte d’un rosier est toujours une déception et une peine.
Voir mourir celui appelé Charlotte de Turckheim en l’honneur de la sympathique actrice et humoriste du même nom a été un crève-coeur.
Je l’avais acheté chez Guillot, et il m’avait été envoyé le 24-01-2018, sous forme de racines nues.
Je n’avais aucune raison de l’acheter: il n’était ni un rosier anglais, ni un rosier ancien… mais j’avais envie de d’ouvrir mon horizon.
Je savais qu’il faisait partie de la gamme Générosa, promettant un parfum puissant.
Il a donc été planté dans le premier parterre rond situé au coin de la véranda.
Un lieu qui ne lui a visiblement pas convenu…
Sa première floraison a donné des fleurs très abîmées dès leur ouverture, beaucoup plus foncées que celles annoncées.
Le rosier restait très petit, ne s’épanouissait pas malgré tous nos soins et les précautions prises à la plantation.

Photo issue de la roseraie Guillot

J’ai attendu la suite… qui a été catastrophique.
Après avoir donné une unique et ultime rose en été, le rosier est mort.
C’était le deuxième que je perdais, issu de la roseraie Guillot.
Il avait beaucoup plu durant le printemps, mais je ne suis pas sûre que cela explique cette fin très prématurée.

Ecriplume

Charlotte

Comme tous les rosiers que je n’ai pas réussi à garder, Charlotte, de David Austin, m’a brisé le coeur lorsqu’il a rendu l’âme
Je l’avais acheté en même temps et au même endroit que L’Alhambra, en pot lui aussi.
Il était couvert de petites fleurs couleur jaune pâle et, dans un premier temps, a semblé se plaire lorsqu’il a été planté.


Mais il n’a jamais refleuri…
Je l’ai vu dépérir au fil des semaines malgré tous mes efforts, et a fini par rendre les armes.
Une vraie déception car Charlotte a la réputation d’être l’un des plus beaux rosiers anglais de couleur jaune et qu’il semble cumuler les qualités.
Deux autres rosiers à fleurs jaunes s’épanouissent dans le jardin, tous deux magnifiques, et un troisième devrait les rejoindre sous peu.
Je ne sais pas si je rachèterai un exemplaire de Charlotte… tout dépend de l’évolution du jardin.

Ecriplume

Chantal Thomass

Chaque jardinier, qu’il soit professionnel ou amateur, est parfois confronté à un échec.
Un rosier, puisque nous parlons de roses, qui meurt sans que l’on comprenne pourquoi.
Au cours de ces deux premières années, j’ai été confrontée à ce genre de situation.
Dans cet rubrique intitulée tristement Mes échecs, j’expliquerai avec quels rosiers j’ai connu cette expéreience…
Le plus cuisant de ces échecs, mais aussi celui qui m’a fait le plus mal est celui que j’ai eu avec le rosier Chantal Thomass. Si vous l’avez vu, ne fut-ce qu’en photo, vous savez à quel point il est beau, raffiné à tout point de vue: des fleurs très doubles, bien dodues et rondes, allant du jaune clair au rose pâle, un parfum intense… elles sont l’image même du romantisme. A ceci près que je n’ai pas pu m’en rendre compte.
Commandé chez Guillot en 2017, il est arrivé en racines nues a été planté à son

arrivée, en janvier 2018. Cette première tentative a avorté: il est mort sans jamais avoir pu donner la moindre fleur.
J’ai pris contact avec le rosiériste, qui me l’a remplacé après avoir constaté sur photo qu’il n’y avait en effet plus rien à faire.
La deuxième tentative n’a pas été beaucoup plus brillante…
Il a été planté à un autre endroit très ensoleillé puisqu’il aime le soleil, à côté d’autres rosiers qui se sont très vite épanouis. Lui est resté malingre, m’a donné une ou deux fleurs souffreteuses, puis a commencé à dépérir.
Nous sommes fin septembre, et il a l’air de mourir lui aussi.
La sécheresse de cette année lui a-t-elle été fatale malgré le fait que j’ai arrosé ponctuellement?
En ce moment, la pluie est revenue, mais il semble trop tard pour lui.
Je vais le laisser en paix, tailler légèrement en mars s’il n’est pas encore et attendre le printemps prochain pour voir s’il repart, mais j’ai peu d’espoir. C’est pour moi une grande déception. La sagesse me commande d’abandonner, mais je tenterai peut-être une dernière fois ma chance en le commandant en motte et non plus en racines nues.

Ecriplume