Capri

Capri faisait partie de mes cadeaux d’anniversaire, ce printemps 2019.
Deuxième rosier offert par l’oncle et la tante de mon mari, il ne faisait pas partie des rosiers que je connaissais.

Il a été planté dans la plate-bande longeant le poulailler, et j’ai observé son évolution…
Avec le temps, j’ai appris qu’il s’agissait d’un rosier allemand, créé par Tantau.
Je crains que la place que nous lui avons choisie ne lui plaise pas vraiment…
Si ce courageux rosier nous a donné quelques très belles fleurs pour sa première année chez nous, il est resté très petit et n’a pas prospéré comme il le devrait.
Ce qui est d’autant plus frustrant qu’il est annoncé comme ayant une croissance vigoureuse.
Je crains que cette bande de terre soit inconfortable ou trop pauvre pour lui malgré les enrichissements qui lui ont été apportés, et je compte donc demander à mon Capitaine s’il serait possible de le déplacer, tout comme son voisin, Geoff Hamilton qui peine, lui aussi.
Situé à côté de l’entrée du poulailler, mon pauvre petit Capri est très exposé à certains inconvénients posés par… les oiseaux.
Ils sont plusieurs dizaines à fréquenter cet endroit précis où ils vont picorer la nourriture des poules dès que j’ai le dos tourné.
Ils se perchent sur le grillage vert et en profitent au passage pour se soulager… sur les rosiers placés là, souillant innocemment le magnifique feuillage bien vert de Capri.
Autant dire que je ne pense pas qu’il regrettera de quitter cette place peu enviable…

Ecriplume

A savoir: 

  • Type de Rosier: Hybride de Thé / Rosier à grandes fleurs allemand
  • Obtenteur: Rosen Tantau
  • Année de création : 2014
  • Appellation:  Rosa x Hybride « Capri »
  • Autre nom commun: Capri
  • Port: Buissonnant
  • Collection: 
  • Couleur: Abricot – rose corail aux reflets oranges
  • Parfum:  Parfum de miel et d’abricot
  • Floraison: Remontante
  • Fleur: Grande, très pleine, de forme ancienne.
  • Résistance aux maladies: Très bonne.
  • Hauteur: 70 – 100 cm
  • Largeur:  80 cm
  • Feuillage: semi persistant, très sain.
  • Conseil de taille:  De Novembre à Décembre. La taille d’automne est une taille longue d’entretien non obligatoire. La taille de printemps à la sortie de l’hiver se pratique à 2 à 3 yeux (bourgeons) sur les branches charpentières du rosier grimpant.

Besoins:

  • Type de sol:  Normal
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil, mi-ombre

D’où vient son nom?
Aucun renseignement précis sur le choix de ce nom que l’on imagine lié à l’île de Capri.

Nos premiers « bébés maison »

Alors que tous les nouveaux rosiers commandés sont désormais installés, deux mini événements sont venus compléter cette période de plantations dans le jardin.
Pour la première fois, deux boutures que mon Capitaine avait faites à partir de l’un de mes rosiers sont arrivés suffisamment à maturité pour quitter la « pouponnière » et pour rejoindre la roseraie.
Il s’agit de deux jeunes Mme de la Vallière, rosier allemand de Kordès que j’ai déjà présenté dans ces colonnes.

Tous deux sont en pleine santé et ne semblent pas avoir souffert de leur déménagement…
Pour mémoire, ces rosiers élancés au port très droit donnent des roses blanches au coeur délicatement rose.
Je ne suis pas séduite par leur parfum léger et vaguement anisé, mais la fleur en elle-même est de toute beauté…
Ces deux nouveaux arrivants portent à 54 le nombre des rosiers actuellement plantés…
Et trois autres emplacements ont déjà été préparés pour accueillir de nouveaux coups de coeur!
Lorsqu’ils seront là, ils clôtureront la première partie de la roseraie… qui devrait bénéficier d’une autre ligne de rosiers l’an prochain… si mon jardinier en chef accepte de poursuivre la quête!

Ecriplume

Queen of Elisabeth

Queen of Elisabeth.
C’est mon fils qui m’a offert ce rosier en avril 2019, rosier qui m’était jusqu’alors totalement inconnu…
Ne le connaissant pas, nous l’avons planté entre les pieds de vigne, dans ce que j’appellais « la zone expérimentale » du jardin.
Les rosiers inconnus qui m’ont été offerts y ont passé la saison, le temps de fleurir, de me permettre de découvrir leurs fleurs et leurs parfums, et de commencer mes recherches à leur sujet. Aujourd’hui, les rosiers testés ont tous trouvé leur place dans la roseraie? Ne reste plus que le Rosier de Poligny qui restera près de la vigne pour la protéger des maladies.
Queen Elisabeth nous a offert des fleurs de couleur rose clair, très fraîches.
J’ai cherché et j’ai appris que cette variété créée en 1954 est un incontournable des jardins de roses
Renommé pour sa vigueur et la grâce de ses fleurs sans épines, il plaît beaucoup.
Ce rosier Grandiflora a été obtenu par croisement d’hybrides de thé et de rosiers floribundas, comme tous les rosiers modernes de ce nom.
Ce qui est un peu original pour celui-ci, c’est qu’il est le premier rosier américain à entrer dans le jardin.


Il a été créé par l’américain Walter Lammerts (1904-1996) qui a été le premier à obtenir ce genre d’hybrides.
Sa découverte a poussé l’American Rose Society à ouvrir une nouvelle classe de roses, celle, donc, des rosiers Grandiflora.
Leur caractéristique est de donner des plantes plus petites que les hybrides de thé, mais qui fleurissent autant que les floribundas.
Queen Elisabeth a été, dit-on, l’un des rosiers les plus vendus au monde dans toute la moitié du XXe siècle.
Issu de Charlotte Amstrong et de Floradora, il a reçu de nombreuses récompenses internationales, parmi lesquelles, en 1978, celle de la Rose favorite du monde. Tous les trois ans, ce titre, qui est la plus haute distinction internationale que l’on peut décerner à une rose, est attribué par la Fédération Mondiale des Société de Roses (World Federation of the National Rose Societies). Cette association internationale regroupe des sociétés de roses dans 37 pays du monde.
Les prix ne se sont d’ailleurs pas arrêtés là. Parmi eux, Je citerai simplement en 2015, toujours aux Etats-Unis, un Award of Excellence for Best Established Rose.
Très vigoureux, Queen Elisabeth donne de grandes fleurs de 9 à 10 cm de diamètre et est très remontant.
Des fleurs toute l’année sur un rosier solide… ce sont de belles qualités… à laquelle j’aurais aimé que s’ajoute un parfum puissant.
Le sien est malheureusement très léger.
Après cette première année au cours de laquelle il a donné quelques jolies roses, j’attends de voir si son nouvel emplacement pour sa deuxième année dans le jardin va l’inciter à multiplier sa floraison…
Mais pour sa première année, il a déjà rempli son contrat!
J’oubliais: il paraît que le port exceptionnel de ses roses signe des fleurs parfaites pour les bouquets.
J’ajouterai d’autres photos lorsque les floraisons 2020 auront lieu…

Ecriplume

A savoir: 

  • Type de Rosier: Rosier moderne américain, hybride de thé
  • Obtenteur: Walter Lammerts
  • Année d’Obtention : 1954
  • Appellation: 
  • Port: Rosier buisson
  • Famille: Grandiflora
  • Couleur: Rose pur  
  • Parfum: Très léger
  • Floraison: Remontante et constante de juin à octobre  
  • Résistance aux maladies: Bonne, mais parfois sensible au marsonia.
  • Hauteur:  jusqu’à 90 cm
  • Largeur: 1m 
  • Floraison: Remontante.
  • Diamètre de la fleur: 9 cm
  • Feuillage: Caduc.

Besoins:

  • Type de sol: Profond, meuble, fertile.
  • Climat: Tous.
  • Exposition: Soleil, mi-ombre
  • Distances de plantation: Environ 50 cm entre chaque pied. 

D’où vient son nom?
Baptisé en hommage à la reine Elisabeth II.

Le rosier à surprise…

De nombreux rosiers sont arrivés ces derniers jours, comme je l’ai expliqué récemment.
L’un d’eux présentait une particularité assez inattendue…
Arrivé en pot, le rosier anglais Charles Darwin de David Austin arborait discrètement un bouton…
Je ne sais pas s’il arrivera à éclore malgré la pluie et l’absence de soleil, mais j’avoue qu’il est porteur d’espoir.
Lorsqu’un rosier arrive, en automne ou au début de l’hiver, pour être planté, il se présente en racines nues ou en motte.
Jamais, en cette période, je n’avais vu l’un d’eux arborer un bouton.
Même si je sais à peu près ou très précisément à quoi ressembleront leurs fleurs, chacun d’eux reste une sorte de paquet surprise, un cadeau de Noël qui resterait emballé jusqu’au printemps…
Ils ont beau être plantés immédiatement ou presque, ils n’apparaissent dans toute le beauté qu’à la première floraison, quelques mois plus tard.Là, ce bouton pourrait lever le voile plus tôt que prévu sur un rosier que j’ai, comme tous les autres, très envie de découvrir.
Les fleurs de Charles Darwin sont d’un jaune éclatant tirant parfois sur l’abricot selon le temps.
Elles sont connues pour leur beauté et leur parfum puissant.
Bref, elle pourraient rivaliser avec mon autre rosier d’or: Golden Celebration.
Je ne présente mes rosiers en détails que lorsqu’ils ont fleuri, pour pouvoir accompagner la présentation de mes propres photos.
S’il tient la promesse qu’il me fait… il pourrait être présenté plus tôt que prévu…

Ecriplume

BOSCOBEL

Boscobel m’a interpellée comme quelques autres alors que je me trouvais dans la jardinerie Leclerc.
Acheté et planté le 7-06-2018 il s’est rapidement distingué par sa jolie floraison délicieusement parfumée et ses belles rosettes couleur corail…

Dans un premier temps, ce rosier signé David Austin a été planté dans l’un des premiers parterres du jardin.
La roseraie n’était pas encore vraiment élaborée et cette place n’était pas faite pour lui.
Je ne l’ai compris que plus tard.
Plusieurs rosiers qui ont commencé leur vie à cet endroit n’ont pas survécu ou ont végété.
Lui s’est battu.
Il a fleuri mais m’a fait comprendre que cet endroit n’était pas fait pour lui.
L’automne suivant, il a donc été déplacé pour trouver une nouvelle place le long de l’allée centrale de la roseraie.
Il m’a aussitôt prouvé sa reconnaissance en fleurissant deux fois dans l’année, de manière abondante.
Sa dernière floraison se passe en ce moment, fin octobre 2019.
Il nous offre pas moins de six roses parfaites, nous accordant le privilège de repousser l’automne en rêvant de printemps…

Ecriplume

  • Type de Rosier: Rosier Anglais 
  • Obtenteur: David Austin 
  • Année d’Obtention :  2012
  • Appellation:  Auscousin
  • Port:  Buissonnant, irrégulier
  • Famille: Rosier Anglais Hybrides Leander
  • Couleur: Rose corail, rose saumon
  • Parfum:  Parfum puissant de myrrhe mêlé d’une touche d’aubépine et de notes de sureau, de poire et d’amande.
  • Floraison: Remontante 
  • Résistance aux maladies: Bonne
  • Hauteur: 110 cm
  • Largeur:  110 cm
  • Fleurs: 9 cm
  • Feuillage: Caduc

Besoins:

  • Type de sol: Léger
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil, mi-ombre

Conseils de taille:
La taille des rosiers anglais buissonnants est indispensable à la floraison.  A la fin de l’hiver raccourcissez les rameaux à 3 -5 yeux au dessus du sol (au plus bas), choisissez un œil partant vers l’extérieur pour un port plus élégant. Profitez de cette taille pour éliminer les bois morts et les branches disgracieuses. La taille s’effectue en biseaux au dessus d’un œil. Au fur et à mesure de la floraison éliminez les fleurs fanées, cela stimule l’épanouissement d’autres boutons.

D’où vient son nom

On raconte que le Roi Charles II se cacha dans un chêne creux à Boscobel House durant la Guerre Civile Anglaise.

Summer Song

Pauvre petit…
Ce sont les mots qui me viennent à l’esprit lorsque je regarde mon petit Summer Song.
J’ai acheté ce joli rosier David Austin dans la jardinerie de la grande surface Leclerc située non loin de chez nous.
C’était le 22 mars 2019.
Je ne le connaissais absolument pas, mais la rose qui figurait sur son étiquette, présentait une couleur orange cuivré que je n’avais encore jamais vue ailleurs.
Il était un peu chétif en arrivant, mais j’avais l’espoir de pouvoir l’aider à se renforcer.
La première et unique fleur qu’il a sortie après beaucoup de temps correspondait bien à la couleur inhabituelle que j’avais vue.
Mais la rose était au diapason de son rosier: faible.
La plante en question ne disposait que deux tiges très fines, et je l’entourais de précautions pour éviter de la malmener.
C’était sans compter les événements extérieurs…

Un jour, un ami de la famille a eu un geste maladroit et a brisé l’une des deux tiges si délicates.
J’ai cru que cela signait la fin de mon rosier…
Mais en août, un nouveau bouton s’est présenté et, cette fois, en est sorti une fleur sublime.
Le coeur était formé de pétales bien serrés dans un anneau parfait.
Je sais que cette rose est réputée pour son parfum, mais je n’ai pas eu l’occasion de le percevoir: le rosier était trop bas pour que je puisse en humer la fleur.
Dans quelques semaines, mon petit rosier, qui dispose à nouveau de deux tiges assez ténues, va passer son premier hiver et, pour lui donner une chance de le vivre dans les meilleures conditions, je compte le recouvrir d’un voile d’hivernage.
Car j’avoue que j’aurais beaucoup de peine si je devais le perdre…

Ecriplume

  • Type de Rosier: Rosier Anglais 
  • Obtenteur: David Austin 
  • Année d’Obtention :  2005
  • Appellation:  Austango
  • Port:  Buissonnant, droit
  • Famille: Rosier Anglais Hybrides Leander
  • Couleur: Orange – rouge
  • Parfum: Puissant, doux mélange de feuilles de chrysanthème, banane mûre et Rose Thé
  • Floraison: Remontante 
  • Résistance aux maladies: Bonne
  • Hauteur: 125 cm
  • Largeur:  90 cm
  • Fleurs: 9 cm
  • Feuillage: Caduc

Besoins:

  • Type de sol: Riche et léger
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil

Conseils de taille:
La taille des rosiers anglais buissonnants est indispensable à la floraison.  A la fin de l’hiver raccourcissez les rameaux à 3 -5 yeux au dessus du sol (au plus bas), choisissez un œil partant vers l’extérieur pour un port plus élégant. Profitez de cette taille pour éliminer les bois morts et les branches disgracieuses. La taille s’effectue en biseaux au dessus d’un œil. Au fur et à mesure de la floraison éliminez les fleurs fanées, cela stimule l’épanouissement d’autres boutons.

D’où vient son nom

Aucune indication officielle.

Le « Rosier de Poligny »: sur les traces d’un rosier sans famille…

Ne le cherchez pas dans vos encyclopédies ou dans vos livres spécialisés: le Rosier de Poligny n’existe pas.
Enfin… il existe, mais pas vraiment… et a une histoire étonnante.
Je m’explique.
Lorsque mon Capitaine a commencé à s’installer avec moi en Suisse, dans une autre vie, il a un jour apporté un rosier dans un pot.
Il habitait à l’époque à Poligny où, après avoir terminé sa carrière militaire, il avait accepté un poste dans une Ecole d’Etat.
C’est là qu’il avait remarqué ce rosier et qu’il en a fait des boutures.
Il ne connaissait rien de lui, ni son nom, ni son origine.
Mais ses roses étaient belles et il a décidé de l’installer sur mon balcon.
A l’époque, il effectuait les trajets, me rejoignant chaque week-end.
Il m’a expliqué par la suite que les fleurs de la plante mère étaient rouges, mais qu’elles avaient changé de couleur lorsqu’il avait commencé à la cultiver.
Ce brave petit rosier a donc continué à nous offrir des fleurs sans parfum, soit, mais très belles et d’un rose radieux.
Il voisinait avec mon Abraham Darby et faisait un peu pâle figure à côté de ces roses envoûtantes, mais cela ne l’empêchait pas de s’épanouir sans complexe.
Lorsque nous sommes partis nous installer en Franche-Comté, dans la maison de son enfance, mon Capitaine n’a pas oublié nos précieux végétaux, lui qui avait transformé mon balcon helvétique en Jardin Suspendu de Quasi Babylone.
Les deux rosiers ont fait partie du premier voyage, placés dans une camionnette presque entièrement remplie de plantes et de petites arbres.
Pendant quelques semaines, Abraham et Poligny ont continué à vivre en pots.
Jusqu’au moment où mon Capitaine a commencé à planter les premiers rosiers que j’avais commandés en prévision de la création de ma future roseraie.

Abraham Darby a été installé non loin de mon bureau, mais je savais déjà que je ne voulais pas de rosiers non parfumés dans le coeur de la roseraie.
Celui de Poligny a donc trouvé sa place à un autre endroit, dans une plate-bande entre des ceps de vignes apparemment peu en forme qui ont été eux-aussi plantés.
C’est là que je comptais mettre les rosiers sans parfums et ceux que je voulais tester avant de décider s’ils pouvaient intégrer la roseraie.
Il a bénéficié des mêmes soins, des mêmes conditions au niveau de l’enrichissement du sol.

Loin des autres, mais bien décidé à profiter de sa nouvelle vie, le rosier de Poligny a commencé à grandir…
Très robuste, il a immédiatement aimé cet environnement, offrant une floraison abondante, sans presque discontinuer, toujours encadré par les ceps qui, eux aussi, ont pris de la force et de l’espace.
J’aurais pu en rester là et me contenter de l’apprécier pour ce qu’il était: un bel inconnu.
Mais je n’ai pas pu.
Il fallait que je remonte la trace de ses origines.
J’ai commencé à chercher, et j’ai fini par passer l’une de mes photos sur l’application PlantNet qui permet d’identifier les végétaux.

Ce que j’y ai trouvé m’a ouvert un monde nouveau…
J’ai cherché d’autres sources confirmant ce que j’avais découvert.
Notre modeste « Rosier de Poligny » ferait partie de l’espèce classée dite Rosa Chinensis.
Il serait apparenté, donc au fameux Old Blush, le plus vieux rosier du monde, qui fera bientôt son entrée dans la roseraie, et que je présenterai à sa première floraison.
Pour en revenir à notre rosier de Poligny, si l’identification est exacte, il aurait finalement des antécédents très nobles et ferait partie d’une variété toujours très cultivée en Chine.
Il est aussi très possible qu’il fasse partie de ce qui est appelé les Chine, des variétés qui, contrairement à Old Blush, ne proviendraient pas directement de Chine mais ont été obtenues en Europe à partir de souches introduites depuis là-bas.
Quoi qu’il en soit, il semble donc bien évident que notre attendrissant rosier né sans passé a bien droit lui aussi à une belle filiation…
Il m’est difficile d’établir une fiche signalitique pour lui alors que je n’ai pas d’éléments certifiés sur son arbre généalogique mais je peux poser les bases de ce dont je suis sûre ou à peu près sûre, sachant qu’il mérite autant que les autres que nous lui prêtions attention…
D’autant que certaines de ses roses sont aussi magnifiques que des camélias comme en témoigne la photo ci-dessous.

Ecriplume

  • Type de Rosier: Probable descendant de Rosier de Chine, rosier ancien
  • Appellation:  Possible Rosa chinensis
  • Port:  Buissonnant
  • Famille: Obtenu très probablement à partir de Rosa chinensis
  • Couleur: rose nacré
  • Parfum: Aucun
  • Floraison: Très remontante 
  • Résistance aux maladies: Excellente
  • Hauteur: 120 cm
  • Largeur:  70 cm
  • Fleurs: 8 cm
  • Feuillage: Caduc

Besoins:

  • Type de sol: Normal
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil, mi-ombre

Nelson Montfort

Oui, je sais…
La photo n’est pas formidable et la rose qui y figure est déjà très avancée… mais, à ce jour, je n’ai pas d’autre image de mon rosier Nelson Montfort, de Massad, pourtant installé dans notre jardin depuis la fin de l’automne 2017.
Je suis obligée de l’avouer: je n’ai vraiment pas de chance avec les rosiers Guillod.
Sur les trois rosiers achetés chez eux, il est le seul à avoir survécu.
Mais il est resté malingre, ne donnant que très rarement des fleurs qui ne sont pas du tout aussi parfumées que prévu.
J’ai envie d’ajouter: pour le moment.
Car j’ai toujours l’espoir qu’il se raffermisse et qu’il ressemble un jour à ce qu’en dit sa fiche de présentation.
Si ce n’est pas le cas, je dirai qu’il ne se plaît pas dans la terre de notre jardin pourtant enrichie de terreau et de fumier de cheval.
J’espère donc pouvoir lui consacrer un deuxième article complet et plus enthousiaste dans quelques mois

Ecriplume

Susan Williams-Ellis

Qu’est-ce qui m’a pris d’acquérir ce rosier?!
Je me suis parfois posé la question, au fil de cette année 2019… et il s’est chargé d’y répondre tout seul, à sa manière.
Dans le jardin, il a un rôle particulier.
Au sein d’une bande d’amis, il serait celui qui est plein de bonne volonté, mais qui fait un peu tout de travers.
Celui qui agace un peu pour son aspect débraillé, mais auquel on voue une infinie tendresse…
Tellement attachant que l’on ne pourrait plus s’en passer.
Susan William- Ellis, comme tous les rosiers anglais achetés fin 2017 et fin 2018, je l’avais vu sur le site de son créateur David Austin.
Les photos présentaient de petites grappes de quelques fleurs blanches, chiffonnées mais plutôt bien rondes, et des boutons roses.

Le texte de présentation précisait que le rosier était très sain et que le parfum était moyennement puissant.
Il n’en fallait pas plus pour que je le convie dans notre roseraie.
Placé à côté du merveilleux Queen of Sweden, ce petit rosier semble avoir compris rapidement qu’il ne pourrait pas rivaliser avec la beauté radieuse de son voisin de plate-bande.
Il a donc choisi un autre moyen de me séduire.
Au printemps, je ne me souviens pas l’avoir vu fleurir… ou alors en n’offrant qu’une ou deux fleurs restées très discrètes au milieu des autres .
Il prenait ses marques… tandis que je m’interrogeais sur sa capacité à ressembler à un rosier digne de ce nom.
En revanche, il a grandi, grandi… jusqu’à dépasser largement un mètre de hauteur.
Au milieu de l’été, il a ensuite commencé à fleurir pour de bon.
Et c’est là qu’il m’a amusée…
A côté de certaines stars de la roseraie, ses fleurs faisaient un peu pâle figure: elles n’étaient ni énormes, ni parfaites.
Ce rosier atypique me faisait plutôt penser à une jeune fille décoiffée mais portée par un enthousiasme volubile et une générosité débordante, qui se traduisaient ici par une floraison quasi permanente.
Constamment couvert de boutons, il nous offrait des fleurs à profusion…
Pas toutes jolies, mais joyeusement nombreuses.

J’ai appris qu’il est une mutation de The Mayflower auquel il ressemble, dit-on.
Un rosier bien solide.
Nous sommes mi-octobre, et il fleurit toujours, se moquant complètement de la pluie à laquelle il résiste magnifiquement.
Ses fleurs sont toujours un peu froissées, ce qui leur apporte un aspect juvénile, plein d’humour.
Quant à son parfum, il n’est en effet pas de ceux qui vous happent au passage.
Mais lorsque l’on prend la peine de se pencher vers elles, ses roses dégagent une odeur délicate, très agréable.
Au fil des mois, j’ai appris à aimer ce charmant rosier qui a passé l’année sans être affecté par la moindre maladie, ne demandant aucun soin particulier pour évoluer.
C’est un vrai campagnard, un rustique, campé bien droit sur ses tiges.
Lorsque je suis dans la roseraie, je ne manque jamais d’aller dire à mon grand ébouriffé combien je l’apprécie pour sa délicieuse présence…

Ecriplume

  • Type de Rosier: Rosier Anglais 
  • Obtenteur: David Austin 
  • Année d’Obtention :  2010
  • Appellation:  Ausquirk
  • Port:  Buissonnant, irrégulier
  • Famille: Rosier Anglais Hybrides de Rosiers Anciens
  • Couleur: blanc pur
  • Parfum: Parfum discret de rose ancienne
  • Floraison: Remontante 
  • Résistance aux maladies: Forte
  • Hauteur: 120 cm
  • Largeur:  90 cm
  • Fleurs: 10 cm
  • Feuillage: Caduc

Besoins:

  • Type de sol: Normal
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil, mi-ombre

Conseils de taille:

Au printemps, le tailler à 1/3.

D’où vient son nom

Susan Williams-Ellis était une dessinatrice qui a fondé avec son mari Euan Cooper-Willis, la faïencerie Portmeirion. Susan était passionnée de Roses Anglaises et en a immortalisé dans de magnifiques aquarelles.