Quand le rosier se veut artiste…

Surprise ce matin en me rendant dans la roseraie…
Queen Elisabeth, dont les fleurs sont traditionnellement roses, m’a offert ce véritable tableau vivant.
Au coeur d’une grappe de fleurs, la rose centrale, en se flétrissant, est devenue très claire.


Entourée par les quatre autres fraîchement écloses, elle est la touche de chantilly sur une glace à la fraise!
Queen Elisabeth n’a pratiquement pas de parfum…. alors que je ne me procure que des rosiers parfumés.
Je le garde cependant parce qu’il m’a été offert par mon fils.
Visiblement, il se met en quatre pour me convaincre que j’ai eu raison de l’accueillir…

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Dorothy Perkins suite!

Il y a quelques jours, j’ai présenté mon rosier pleureur Dorothy Perkins en précisant que, au fil de leur évolutions, ses petites roses pouvaient se teinter de blanc.
Je n’avais alors pas encore d’image pour en témoigner…
C’est aujourd’hui chose faite: voici une photo de cette petite merveille pleine de charme…

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Dorothy Perkins

Le 21 février 2020 a marqué un véritable chantier dans la roseraie.
Le rosier Dorothy Perkins venait d’arriver de chez Delbard et était planté sans tarder.
Bien emballé et accompagné de son tuteur parapluie que j’avais acquis en même temps, il a investi la place qui lui était réservée et s’est fait très discret.


Il a tardé à sortir sa première feuille, et a attendu le premier jour de l’été pour brandir une colonie de boutons dressés vers le ciel.
Je découvrais mon beau rosier pleureur dans ses premières oeuvres…
Ce Dorothy Perkins est une vedette en son genre.
Créé en 1901 par les rosiéristes américains Albert Jackson et Charles Perkins, il est depuis populaire dans le monde entier pour sa polyvalence, et ses petites roses pompons en bouquets.


Leur couleur évolue du rose vif au presque blanc, et le rosier résiste parfaitement à tous les excès du climat… sauf au soleil brûlant qu’il n’apprécie pas.
En revanche, on le dit sensible à l’oïdium et à la marsonia (aïe…), ce qui n’altère apparemment pas sa floraison riche et abondante.
Une floraison unique dans l’année, mais qui dure quatre à six semaines dès le mois de juin – juillet.
J’ai toujours entendu dire qu’il habillait merveilleusement tous les supports et décors qui lui sont adjoints, et aujourd’hui que je le vois à l’oeuvre, je veux bien le croire.
Ce rosier a donné naissance à plusieurs variétés parmi lesquelles Ellen Poulsen, City of York, Super Dorothy, etc.
Ah, j’oubliais…. il se bouture très facilement.
Il se pourrait donc que Dorothy voit à l’avenir quelques-uns de ses rejetons grimpants s’épanouir à d’autres points du jardin!

Je sais que cette première floraison dont je profite en ce moment n’est que la première et qu’il restera timide cette année.
Mais déjà, il sème un halo romantique dans son sillage et apporte du caractère à un coin de la roseraie qui en manquait cruellement…

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A savoir: 

  • Type de Rosier: Hybride de Rosa wischuraiana
  • Obtenteur: Jackson et Perkins ( Etats-Unis)
  • Année de création: 1901
  • Issu de: Madame Gabriel Luizet x Rosa wichuraiana
  • Port: Retombant
  • Couleur: Rose vif
  • Parfum:  Faible
  • Floraison:  De juin à juillet puis quelques fleurs en arrière-saison
  • Fleur: 4 cm de diamètre
  • Résistance aux maladies: Sensible à la marsonia et à l’oïdium
  • Hauteur: 4 à 5 m
  • Largeur: Jusqu’à 2 m
  • Feuillage: Vert foncé, brillant

Besoins:

  • Type de sol:  Normal
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil, mi-ombre

D’où vient son nom?
Du nom de la fille de l’un des associés de Jackson & Perkins.

Dorothy Perkins et ses surprises…

Lorsqu’est arrivé mon premier « pleureur », le 2 février 2020, j’ai eu des craintes.
Cela faisait plusieurs mois que je cherchais à en acquérir un correspondant à mon attente, mais les pleureurs, sans doute très demandés, n’étaient pas disponibles à la vente.
En février donc, j’ai enfin pu en acheter un en racines nues, arrivé de chez Delbard.
Arrivés remarquablement emballé, il a été planté sans tarder et équipé d’un tuteur « parapluie ».
Puis, j’ai attendu… attendu… attendu…
Le temps passait, le printemps s’intallait, mais les seuls signes de vie étaient de minuscules bourgeons de feuilles qui commençaient à apparaître très timidement.
Je m’étais fait une raison, évidemment, convaincue qu’il faudrait au moins une bonne année pour que mon protégé produise quelques feuilles.
Je l’ai laissé en paix jusqu’à ce vendredi où j’ai réalisé que non seulement il avait donné un coup de fouet à son feuillage mais, qu’en plus, il était couvert de petits boutons de roses!
C’était inespéré!
Dorothy Perkins pourrait donc bel et bien nous offrir des roses pour son premier été parmi nous…. gagnant ainsi le droit d’être présenté dans ces colonnes d’ici quelque temps…

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Queen Elisabeth

Queen Elisabeth.
C’est mon fils qui m’a offert ce rosier en avril 2019, rosier qui m’était jusqu’alors totalement inconnu…
Ne le connaissant pas, nous l’avons planté entre les pieds de vigne, dans ce que j’appellais « la zone expérimentale » du jardin.
Les rosiers inconnus qui m’ont été offerts y ont passé la saison, le temps de fleurir, de me permettre de découvrir leurs fleurs et leurs parfums, et de commencer mes recherches à leur sujet. Aujourd’hui, les rosiers testés ont tous trouvé leur place dans la roseraie? Ne reste plus que le Rosier de Poligny qui restera près de la vigne pour la protéger des maladies.
Queen Elisabeth nous a offert des fleurs de couleur rose clair, très fraîches.
J’ai cherché et j’ai appris que cette variété créée en 1954 est un incontournable des jardins de roses
Renommé pour sa vigueur et la grâce de ses fleurs sans épines, il plaît beaucoup.
Ce rosier Grandiflora a été obtenu par croisement d’hybrides de thé et de rosiers floribundas, comme tous les rosiers modernes de ce nom.
Ce qui est un peu original pour celui-ci, c’est qu’il est le premier rosier américain à entrer dans le jardin.


Il a été créé par l’américain Walter Lammerts (1904-1996) qui a été le premier à obtenir ce genre d’hybrides.
Sa découverte a poussé l’American Rose Society à ouvrir une nouvelle classe de roses, celle, donc, des rosiers Grandiflora.
Leur caractéristique est de donner des plantes plus petites que les hybrides de thé, mais qui fleurissent autant que les floribundas.
Queen Elisabeth a été, dit-on, l’un des rosiers les plus vendus au monde dans toute la moitié du XXe siècle.
Issu de Charlotte Amstrong et de Floradora, il a reçu de nombreuses récompenses internationales, parmi lesquelles, en 1978, celle de la Rose favorite du monde. Tous les trois ans, ce titre, qui est la plus haute distinction internationale que l’on peut décerner à une rose, est attribué par la Fédération Mondiale des Société de Roses (World Federation of the National Rose Societies). Cette association internationale regroupe des sociétés de roses dans 37 pays du monde.
Les prix ne se sont d’ailleurs pas arrêtés là. Parmi eux, Je citerai simplement en 2015, toujours aux Etats-Unis, un Award of Excellence for Best Established Rose.
Très vigoureux, Queen Elisabeth donne de grandes fleurs de 9 à 10 cm de diamètre et est très remontant.
Des fleurs toute l’année sur un rosier solide… ce sont de belles qualités… à laquelle j’aurais aimé que s’ajoute un parfum puissant.
Le sien est malheureusement très léger.
Après cette première année au cours de laquelle il a donné quelques jolies roses, j’attends de voir si son nouvel emplacement pour sa deuxième année dans le jardin va l’inciter à multiplier sa floraison…
Mais pour sa première année, il a déjà rempli son contrat!
J’oubliais: il paraît que le port exceptionnel de ses roses signe des fleurs parfaites pour les bouquets.
J’ajouterai d’autres photos lorsque les floraisons 2020 auront lieu…

Ecriplume

A savoir: 

  • Type de Rosier: Rosier moderne américain, hybride de thé
  • Obtenteur: Walter Lammerts
  • Année d’Obtention : 1954
  • Appellation: 
  • Port: Rosier buisson
  • Famille: Grandiflora
  • Couleur: Rose pur  
  • Parfum: Très léger
  • Floraison: Remontante et constante de juin à octobre  
  • Résistance aux maladies: Bonne, mais parfois sensible au marsonia.
  • Hauteur:  jusqu’à 90 cm
  • Largeur: 1m 
  • Floraison: Remontante.
  • Diamètre de la fleur: 9 cm
  • Feuillage: Caduc.

Besoins:

  • Type de sol: Profond, meuble, fertile.
  • Climat: Tous.
  • Exposition: Soleil, mi-ombre
  • Distances de plantation: Environ 50 cm entre chaque pied. 

D’où vient son nom?
Baptisé en hommage à la reine Elisabeth II.