Dorothy Perkins et ses surprises…

Lorsqu’est arrivé mon premier « pleureur », le 2 février 2020, j’ai eu des craintes.
Cela faisait plusieurs mois que je cherchais à en acquérir un correspondant à mon attente, mais les pleureurs, sans doute très demandés, n’étaient pas disponibles à la vente.
En février donc, j’ai enfin pu en acheter un en racines nues, arrivé de chez Delbard.
Arrivés remarquablement emballé, il a été planté sans tarder et équipé d’un tuteur « parapluie ».
Puis, j’ai attendu… attendu… attendu…
Le temps passait, le printemps s’intallait, mais les seuls signes de vie étaient de minuscules bourgeons de feuilles qui commençaient à apparaître très timidement.
Je m’étais fait une raison, évidemment, convaincue qu’il faudrait au moins une bonne année pour que mon protégé produise quelques feuilles.
Je l’ai laissé en paix jusqu’à ce vendredi où j’ai réalisé que non seulement il avait donné un coup de fouet à son feuillage mais, qu’en plus, il était couvert de petits boutons de roses!
C’était inespéré!
Dorothy Perkins pourrait donc bel et bien nous offrir des roses pour son premier été parmi nous…. gagnant ainsi le droit d’être présenté dans ces colonnes d’ici quelque temps…

Ecrplume

Queen of Elisabeth

Queen of Elisabeth.
C’est mon fils qui m’a offert ce rosier en avril 2019, rosier qui m’était jusqu’alors totalement inconnu…
Ne le connaissant pas, nous l’avons planté entre les pieds de vigne, dans ce que j’appellais « la zone expérimentale » du jardin.
Les rosiers inconnus qui m’ont été offerts y ont passé la saison, le temps de fleurir, de me permettre de découvrir leurs fleurs et leurs parfums, et de commencer mes recherches à leur sujet. Aujourd’hui, les rosiers testés ont tous trouvé leur place dans la roseraie? Ne reste plus que le Rosier de Poligny qui restera près de la vigne pour la protéger des maladies.
Queen Elisabeth nous a offert des fleurs de couleur rose clair, très fraîches.
J’ai cherché et j’ai appris que cette variété créée en 1954 est un incontournable des jardins de roses
Renommé pour sa vigueur et la grâce de ses fleurs sans épines, il plaît beaucoup.
Ce rosier Grandiflora a été obtenu par croisement d’hybrides de thé et de rosiers floribundas, comme tous les rosiers modernes de ce nom.
Ce qui est un peu original pour celui-ci, c’est qu’il est le premier rosier américain à entrer dans le jardin.


Il a été créé par l’américain Walter Lammerts (1904-1996) qui a été le premier à obtenir ce genre d’hybrides.
Sa découverte a poussé l’American Rose Society à ouvrir une nouvelle classe de roses, celle, donc, des rosiers Grandiflora.
Leur caractéristique est de donner des plantes plus petites que les hybrides de thé, mais qui fleurissent autant que les floribundas.
Queen Elisabeth a été, dit-on, l’un des rosiers les plus vendus au monde dans toute la moitié du XXe siècle.
Issu de Charlotte Amstrong et de Floradora, il a reçu de nombreuses récompenses internationales, parmi lesquelles, en 1978, celle de la Rose favorite du monde. Tous les trois ans, ce titre, qui est la plus haute distinction internationale que l’on peut décerner à une rose, est attribué par la Fédération Mondiale des Société de Roses (World Federation of the National Rose Societies). Cette association internationale regroupe des sociétés de roses dans 37 pays du monde.
Les prix ne se sont d’ailleurs pas arrêtés là. Parmi eux, Je citerai simplement en 2015, toujours aux Etats-Unis, un Award of Excellence for Best Established Rose.
Très vigoureux, Queen Elisabeth donne de grandes fleurs de 9 à 10 cm de diamètre et est très remontant.
Des fleurs toute l’année sur un rosier solide… ce sont de belles qualités… à laquelle j’aurais aimé que s’ajoute un parfum puissant.
Le sien est malheureusement très léger.
Après cette première année au cours de laquelle il a donné quelques jolies roses, j’attends de voir si son nouvel emplacement pour sa deuxième année dans le jardin va l’inciter à multiplier sa floraison…
Mais pour sa première année, il a déjà rempli son contrat!
J’oubliais: il paraît que le port exceptionnel de ses roses signe des fleurs parfaites pour les bouquets.
J’ajouterai d’autres photos lorsque les floraisons 2020 auront lieu…

Ecriplume

A savoir: 

  • Type de Rosier: Rosier moderne américain, hybride de thé
  • Obtenteur: Walter Lammerts
  • Année d’Obtention : 1954
  • Appellation: 
  • Port: Rosier buisson
  • Famille: Grandiflora
  • Couleur: Rose pur  
  • Parfum: Très léger
  • Floraison: Remontante et constante de juin à octobre  
  • Résistance aux maladies: Bonne, mais parfois sensible au marsonia.
  • Hauteur:  jusqu’à 90 cm
  • Largeur: 1m 
  • Floraison: Remontante.
  • Diamètre de la fleur: 9 cm
  • Feuillage: Caduc.

Besoins:

  • Type de sol: Profond, meuble, fertile.
  • Climat: Tous.
  • Exposition: Soleil, mi-ombre
  • Distances de plantation: Environ 50 cm entre chaque pied. 

D’où vient son nom?
Baptisé en hommage à la reine Elisabeth II.