Une forêt de roses…

La pluie de cet été a eu une répercussion inattendue sur mes rosiers: ils ont grandi démesurément.
Si la floraison a été maigre durant la période pluvieuse, elle a explosé dès la mi-août.


Depuis, nous passons d’un ravissement à l’autre…
Il y a cependant eu des pertes.
Charles Darwin et Brother Cadfael, tous deux signés David Austin, n’ont pas supporté ces conditions météorologiques.
J’ai cru perdre également le très beau Domaine de Chantilly, mais après plusieurs semaines sans donner le moindre espoir de vie, il a repris, redonnant des feuilles, et me laissant espérer une floraison pour l’an prochain.

Sa réaction m’a confirmée dans l’idée qu’il faut laisser le temps aux rosiers…
Même si nous les pensons perdus, ne les arrachons pas, ou du moins pas tout de suite.
Ils ont des ressources que nous ne soupçonnons pas!

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Pleine floraison…

Cette période de l’année est l’une des plus chargée pour moi, sur tous les plans, raison pour laquelle je poste un peu plus rarement des sujets sur ce blog.
Mais la floraison rosiers qui, jusqu’ici, n’avaient pas encore donné de fleurs, me permet de dire que, dès que j’aurai un peu allégé mon agenda, je pourrai m’atteler à la présentation de ces merveilles, des nouvelles variétés qui ont fait leur apparition dans la roseraie… et à l’élaboration de mon deuxième ouvrage sur les roses.
En attendant, dès que j’en ai le loisir, je file les retrouver, et m’en occuper… ce qui est compliqué cette année aves ces fortes pluies d’orage qui interviennent à une fréquence rapprochée.

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Le renouveau des roses

La semaine dernière, en fin de journée, un violent orage de grêle s’est abattu sur notre village, provoquant quelques dégâts parmi lesquels des arbres tombés en travers de la route.
Pour notre part, nous avons eu droit à une inondation dans la maison, mais en aucun cas aussi grave que ce que subissent les habitants de certaines régions beaucoup plus affectées.

Juste avant l’orage, j’avais passé un long moment parmi mes roses.
L’un de ces moments magiques que connaissent tous les amoureux de ces fleurs qui nous transportent dans un univers de couleurs, de formes voluptueuses et de parfums…
Lorsque la pluie a commencé et qu’elle s’est transformée en grêle, j’ai compris que je risquais de vivre un mauvais moment lorsque je retournerais dans la roseraie.
En priorité, cependant, je me suis rendue là où les dégâts ont été les plus sérieux: sur la route à quelques mètres de l’entrée de notre jardin, et devant la maison où nous avons eu la tristesse de constater que l’aubépine d’Adèle était au sol.


Le lendemain matin, je me suis dirigée vers la roseraie, la boule au ventre.
J’avais très peur de ce que j’allais découvrir.
Les roses commencent à peine leur floraison retardée par le gel, et je craignais de retrouver mes rosiers déchiquetés.
Mais non… à part quelques fleurs arrachées et quelques rares branches brisées, ils avaient résisté.
Depuis, le soleil est revenu et le jardin revit.
Avant de m’attarder à parler des nouveaux arrivés, je voulais rendre hommage à quelques-unes de ces merveilles qui ont retrouvé leur exubérance, leur tonus et leur beauté…

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Vent d’espoir pour le Centifolia

Ce que vous voyez ci-dessus est un petit miracle…
Je rêvais d’avoir parmi mes fleurs un Centifolia, la fameuse Rose de Mai tant aimée des parfumeurs.
Il y a trois ans, je me suis mise en chasse.
Il m’a fallu plusieurs mois pour arriver à en acheter un alors que, jusque là, mes recherches avaient été infructueuses.
Ravie, je l’ai confié à mon mari qui l’a planté avec soin … et j’ai attendu.
La première année, il a grandi sur une branche, de manière démesurée… mais sans présenter aucun bouton.
Je me suis dit que c’était normal, que tous les rosiers n’étaient pas enclins à fleurir dès leur première année.
L’an suivant, j’ai guetté son évolution.
Il a recommencé à grandir sur une branche, et a formé quelques boutons qui ont tous séché avant l’éclosion.
Je commençais à désespérer.
J’ai donc cherché à en savoir davantage sur ce rosier et sur la manière dont il est cultivé.
Ces données figureront d’ailleurs dans le deuxième livre sur les roses actuellement en préparation.
Je n’ai pas voulu croire « qu’il ne fleurirait jamais » dans notre terre de Franche-Comté, comme je l’avais entendu dire, et je suis partie du principe qu’il lui faudrait plus de temps et des soins plus appropriés.
J’ai fait tout ce qu’il y avait à faire… et j’ai recommencé à l’observer dès le début du printemps.
La pluie, le vent et le froid qui sévissent depuis plusieurs semaines m’inquiétaient beaucoup.
Lui qui aime le climat du Sud allait-il finir par s’habituer à ces conditions plus rudes?
J’ai patienté et, ce matin… j’ai découvert les premiers boutons.
La partie n’est pas encore gagnée: tant les roses ne seront pas ouvertes, il y a un risque.
Mais lorsque, pour la première fois, je pourrai humer leur parfum dans la roseraie… ce sera un moment mémorable!

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Un monde en boutons…

Malgré la pluie, le vent, l’orage et la grêle le jardin résiste.
Mieux encore: il profite de chaque rare rayon de soleil pour avancer dans sa future floraison.
Actuellement, une bonne partie des pivoines et des roses sont en boutons plus ou moins avancés.
Je pense que l’apport d’engrais apporté il y a quelques jours les soutient dans leur effort…
Et j’ai bon espoir de les voir s’ouvrir bientôt.
Mais en vérifiant les notes que j’avais prises l’an dernier à propos des premières floraisons, il faut bien l’avouer: nous sommes en retard.
L’an passé, la première rose s’est ouverte le 9 mai…

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Opération taille terminée!

Cuisse de Nymphe Emue

Me voici enfin arrivée à la fin de la taille de printemps de mes rosiers!
Je sais que certains voient comme une corvée cette intervention essentielle dans l’année, mais, pour ma part, c’est un moment que j’attends avec impatience.
Il me permet de vivre un moment d’intimité avec chacun d’eux, de les observer et de comprendre quels seront leurs besoins spécifiques pour une leur assurer une croissance équilibrée et une floraison optimale.
Cette visite minutieuse est également le moment où je peux constater leur état après avoir passé l’hiver.
J’étais inquiète pour certains d’entre eux, les plus fragiles, les plus délicats… et j’ai eu la surprise de constater que, finalement, la plupart avait passé l’épreuve du froid, de la neige et du vent, sans trop de difficulté.
Malgré tout, deux spécimens sont en mauvais état au point que je crains qu’ils ne repartent pas.
Il s’agit de Nelson Montfort, rosier qui, bien qu’il ait trois ans, n’a jamais été remarquable de vigueur, et de l’un de mes deux Yves Piaget, qui semble ne pas avoir survécu.
Je vais patienter: il se peut qu’ils me réservent des surprises aux beaux jours…
Mon autre préoccupation concernant la roseraie est en ce moment de trouver deux places pour deux nouvelles recrues que j’aimerais acquérir dans les prochaines semaines.
Après avoir accueilli l’an dernier le merveilleux rosier ancien Cuisse de Nymphe dont j’ai adoré la beauté délicate, je voudrais lui adjoindre Cuisse de Nymphe émue.
Il possède une histoire liée au premier et je rêve depuis pas mal de temps d’avoir les deux spécimens dans le même jardin…
J’hésite encore pour le deuxième, mais il se pourrait que ce soit un autre rosier ancien, Impératrice Joséphine dont le parfum est, paraît-il sompteux…
Il s’agit d’un cultivar de rose gallique dédié à Joséphine de Beauharnais.
J’aime un peu moins la forme de la rose, mais ma modeste expérience des rosiers anciens m’a appris que leur parfum est souvent exceptionnel…
A voir…

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La fleur que je n’aurai sans doute jamais…

Décembre commence… nous allons bien tôt entrer dans l’hiver.
Mes roses me manquent, et je pense souvent au fleurs que je retrouverai ce printemps.
Il y a quelques mois, j’avais consacré un article à l’arbre qui ne sera jamais planté dans le jardin en raison de l’aversion que je lui voue.
Le pauvre…
Dans le même ordre d’idée, quelqu’un m’a demandé s’il y a une fleur que je n’aime pas.
J’avoue… il existe bien une plante qui ne suscite aucune émotion chez moi et que je n’aurai sans doute plus ni dans le jardin, ni dans la maison: le bégonia.
Lorsque je regarde la photo, je ne nie pas qu’elle est plutôt jolie, et je sais aussi qu’elle est plutôt facile à vivre.
Mais c’est ainsi: elle n’est pas faite pour moi, expérience faite.
Enfin… c’est ce que je dis aujourd’hui.
Mais comme, c’est bien connue, il ne faut pas dire « fontaine, je ne boirai pas de ton eau… », il n’est pas exclu qu’un jour, l’un d’eux me séduise!

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Le Poulpican et les guêpes

Ce pourrait le titre d’une fable inédite de Lafontaine… ce n’est pas le cas!
Le personnage que vous voyez ci-dessus est un Poulpican et m’a été offert il y a une bonne trentaine d’années.
Depuis, il m’accompagne de déménagement en déménagement.
Les uns le trouve drôle, les autres plutôt laid.
Moi… il me plaît, tout simplement.
Les connaisseurs disent de lui, sur Internet:
Le Poulpican,  est un objet de légende qui se perd dans la nuit des temps…
Il fait partie du « petit monde », composé des elfes, des korrigans, des lutins, des gnomes et autres farfadets.
Venu de Bretagne ou de Vendée, on dit du Poulpican qu’il rend des services aux humains.
Génie du foyer, il réalise les voeux des habitants qui allument la bougie que l’on place dans sa bouche.

Mon exemplaire personnel est parfaitement incapable de réaliser le moindre voeu, mais je ne m’en formalise pas…
Dans la semaine, mon Capitaine de mari m’a appris que des guêpes avaient choisi mon compagnon de terre cuite pour y installer leur nid.
Par chance, il s’en est rendu compte, et a pu les en déloger sans détruire mon drôle de bonhomme.
Mon Poulpican a passé une nuit dans un seau rempli d’eau avant de retrouver sa place, débarrassée de ses squatteuses…

Martine Péters

Roses : Floraison d’été…

La floraison de printemps est toujours sublime, chez les roses.
Celle d’été est belle aussi, mais moins abondante sachant que les rosiers qui ne fleurissent qu’une seule fois ont quitté le bal.
Malgré ce détail, la fête reste belle pour cette deuxième grande vague qui ne ménage pas ses efforts pour nous offrir des merveilles en cascade…

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