Le Poulpican et les guêpes

Ce pourrait le titre d’une fable inédite de Lafontaine… ce n’est pas le cas!
Le personnage que vous voyez ci-dessus est un Poulpican et m’a été offert il y a une bonne trentaine d’années.
Depuis, il m’accompagne de déménagement en déménagement.
Les uns le trouve drôle, les autres plutôt laid.
Moi… il me plaît, tout simplement.
Les connaisseurs disent de lui, sur Internet:
Le Poulpican,  est un objet de légende qui se perd dans la nuit des temps…
Il fait partie du « petit monde », composé des elfes, des korrigans, des lutins, des gnomes et autres farfadets.
Venu de Bretagne ou de Vendée, on dit du Poulpican qu’il rend des services aux humains.
Génie du foyer, il réalise les voeux des habitants qui allument la bougie que l’on place dans sa bouche.

Mon exemplaire personnel est parfaitement incapable de réaliser le moindre voeu, mais je ne m’en formalise pas…
Dans la semaine, mon Capitaine de mari m’a appris que des guêpes avaient choisi mon compagnon de terre cuite pour y installer leur nid.
Par chance, il s’en est rendu compte, et a pu les en déloger sans détruire mon drôle de bonhomme.
Mon Poulpican a passé une nuit dans un seau rempli d’eau avant de retrouver sa place, débarrassée de ses squatteuses…

Martine Péters

Roses : Floraison d’été…

La floraison de printemps est toujours sublime, chez les roses.
Celle d’été est belle aussi, mais moins abondante sachant que les rosiers qui ne fleurissent qu’une seule fois ont quitté le bal.
Malgré ce détail, la fête reste belle pour cette deuxième grande vague qui ne ménage pas ses efforts pour nous offrir des merveilles en cascade…

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Les éclats de Susan…

Le jardin est un univers qui nous apprend notamment la patience, la constance, le bon-sens…
Un univers à lui tout seul, riche en surprises.
En sa compagnie, j’apprends également que le temps qui passe est un allié.
L’an dernier, au sujet du rosier Susan Williams-Ellis , j’écrivais ceci (suivre le lien).

Cette année, dès sa première fleur éclose, j’ai réalisé que ce joli rosier blanc évoluait.
Il était toujours aussi généreux, joyeusement exubérant, mais il n’était plus seulement joli »: il était devenu beau…
Ses roses sont plus grosses, mieux structurées que l’an dernier, et son parfum s’est décuplé.

Il ne fait que commencer sa floraison qui, je le sais, reviendra plusieurs fois au cours de la belle saison.
Quand je pense qu’il m’est arrivé de me demander pourquoi je l’avais acheté…
Il fallait simplement lui faire confiance!

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La deuxième surprise de Winchester Cathedral

Le temps qui passe m’apporte un petit recul sur l’évolution des roses… et celle-ci est souvent porteuse de surprises.
L’un des premiers rosiers que j’ai souhaité voir s’épanouir dans le jardin a été Winchester Cathedral que j’ai présenté dans l a rubrique Répertoire des Rosiers du Jardin dès sa première floraison.
Une première fois ce rosier blanc pur m’a étonnée en m’offrant des fleurs teintées de rose.
Cette année, il a été l’un des premiers à s’ouvrir et, une fois de plus, il était porteur d’une fantaisie un peu particulière.
Si la fleur était parfaitement blanche (j’ai remarqué qu’il n’introduisait du rose dans les pétales qu’à la deuxième ou troisième floraison de l’année), la surprise était ailleurs.

J’ai très vite constaté que son parfum était différent des années précédentes.
En temps normal, il est léger.
Cette fois, il était beaucoup plus prononcé, enrichi d’une note enivrante que je n’avais encore jamais perçue chez un rosier, mais que je n’arrivais pas à définir.
Un matin de pluie, alors qu’il dégageait un parfum plus prononcé encore, j’ai compris.
Il sentait… le muguet!
J’ai pris un deuxième avis pour confirmer ce que je percevais et le verdict est tombé: la rose sentait fortement… le muguet!
Hasard passager ou particularité durable?
Je l’ignore encore… mais je vais être attentive!
Quant à la surprise de la couleur rose, ce rosier facétieux n’a pas attendu le milieu de la saison pour me l’offrir…
Dès la deuxième fleur éclose, il s’est diversifié en m’offrant cette magnifique rose… rose!

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Entrée dans la roseraie de Peter- Paul Rubens et Yen Baï

Peter-Paul Rubens

Depuis quelques jours, j’osais à peine quitter la maison pour me rendre au jardin, de peur de manquer le passage du livreur.
Il faut dire qu’il m’apportait un paquet précieux…
Mardi, le transporteur est donc arrivé avec un colis contenant deux des rosiers que j’ai commandés il y a peu : Yen Baï et Peter-Paul Rubens.
Impatiente de voir leur état sachant qu’ils venaient de passer plusieurs jours en transit, je les ai déballés sans attendre.
J’avais hâte de découvrir la façon dont ils ont été emballés, et si, à cette période de l’année, ils arrivaient ou pas en boutons.
Ces rosiers, commandés sur le site Andre Eve comme je l’ai déjà précisé précédemment sont arrivés parfaitement emballés, à peine fragilisés par le trajet.
Couverts de boutons, ils devraient fleurir sous peu…
Peter-Paul Rubens, mon premier rosier belge, arborait d’ailleurs déjà une fleur qui s’est malheureusement détachée durant le trajet.
C’est cette rose que j’ai photographiée légèrement abîmée par le voyage dont je vous livre la photo ce matin…
Elle m’a permis de réaliser en deux secondes que j’avais eu vraiment raison de commander ce rosier: son puissant parfum fruité est irrésistible.
Moins d’un quart d’heure après leur arrivée, les deux rosiers étaient plantés et copieusement arrosés.
Depuis, il pleut, et le soleil devrait faire sa réapparition dès samedi: des conditions idéales pour des rosiers fraîchement plantés.
Leur première floraison ne devrait pas tarder… je les présenterai alors en détails.

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Premières roses écloses…

Les deux premières roses de l’année 2020: au-dessus Winchester Cathedral, dessous Susan Williams Ellis

Les conditions météorologiques de ces derniers jours ont été bénéfiques pour les jardin…
Le 8 mai, hier donc, l’événement que je guettais depuis plusieurs jours est arrivé: les deux premières roses de l’année ont éclos en même temps.
Il s’agit de deux fleurs blanches, celles des rosiers Winchester Cathedral et Susan Williams Ellis, deux rosiers signés David Austin.

Les mêmes roses, au stade de boutons

Après des mois de patience, le retour des roses est un vrai bonheur qui ne fait que commencer et dont je compte bien ne pas perdre une miette…
Elles se sont épanouies en quelques heures, et les différences entre ces deux roses sont déjà bien visibles.
La première, Winchester Cathedral, d’un blanc immaculé, offre une multitude de pétales et un parfum délicat.
Le premier parfum de rose que j’ai respiré cette année…
La seconde, Susan Williams Ellis, plus crémeuse alors qu’en principe elle est parfaitement blanche elle aussi, est un peu plus « décoiffée ».
Mais, étonnamment, son parfum me semble plus intense que l’an dernier.
Ce rosier attachant est couvert de boutons et, je le sais, nous accompagnera de ses fleurs jusqu’à l’automne.
Tout comme Winchester Cathedral, d’ailleurs, que nous avons planté en double exemplaire pour sa grâce et sa beauté, et qui devrait me réserver quelques surprises dans l’année.
Après la première floraison, il n’est pas rare qu’il m’offre des fleurs teintées de rose, phénomène provenant du fait qu’il s’agit d’une mutation du rosier de David Austin Mary Rose qui apparaît quelquefois dans ses fleurs.

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Pour en savoir plus sur ces deux rosiers: