Tige ou pleureur(1)

Parmi mes rêves de rosiers que je voudrais voir dans le jardin, il en est un qui me fait fantasmer depuis longtemps… sans que j’arrive, pour le moment à me décider vraiment.
Je m’explique.
J’aimerais acquérir un rosier tige, pourquoi pas pleureur.
Mais pas n’importe lequel.
Il devrait répondre à quelques critères bien définis: je voudrais que ses fleurs soient couleur rose, pêche ou jaune, et qu’elles soient parfumées.
Il faut également qu’elles aient le charme des roses anglaises ou anciennes, et que la plante soit résistante aux maladies.
Et, si je devais opter pour un rosier tige je ne voudrais pas de demi-tige.
En revanche, j’hésite entre un rosier tige et un rosier pleureur qui voit ses fleurs tomber en parapluie… tout sera question de coup de coeur.
Autant dire que ma recherche n’est pas encore arrivée à son terme…
J’avais quelques idées, mais j’ai à chaque fois buté sur un écueil: soit ils ne correspondaient pas à mes voeux, soit ils étaient en rupture de stock soit, comme j’ai pu m’en rendre compte chez David Austin, ils ne sont plus présenté à la vente.
Finalement, après avoir comparé plusieurs rosiers, je me suis arrêtée à deux grands classiques.
Voici le premier.
Je ne sais pas encore si c’est lui qui sera invité à nous rejoindre, et sous quelle forme je le prendrai: tige ou pleureur.
Il répond à tous mes critères, sauf un…

Dorothy Perkins

Avec ses fleurs en pompons rose vif qui tombent en guirlandes, ce rosier dont l’obtention est attribuée à Jackson & Perkins en 1901, semble vraiment charmant…
Seul bémol: son parfum est subtil mais léger.

Je dois encore réfléchir, et voir comment et où je pourrais le trouver.
Je sais aussi que si je le choisis sous forme de pleureur, il faudra lui installer un tuteur spécial.
Mais s’il se sent bien chez nous, il pourrait devenir l’un des joyaux de la roseraie…

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L'étrange hiver

En ce moment, les propriétaires de vergers, les vignerons et autres jardiniers ont tous un point commun: ils sont inquiets.
Inquiets de voir ces températures anormalement élevées pour la saison.
Les végétaux en perdent leur latin et sortent de leur dormance hivernale pour reprendre leur rythme printanier.

En découvrant chaque jour l’évolution de mes rosiers, je partage le sentiment général.
Alors qu’ils attendaient patiemment leur taille de février-mars, la douceur du temps les a incités à commencer leur réveil…
Même les derniers arrivés, pourtant plantés en racines nues, sortent des feuilles avec plusieurs mois d’avance.

Cette météo aura-t-elle un impact sur la suite?

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Les grimpants sur Pinterest

Pinterest, le site américain de partage de photographies, est une véritable caverne d’Ali Baba.
Et les amateurs de roses du monde entier s’en donnent à coeur joie, partageant des milliers de photos toutes plus belles que les autres.
J’ai sélectionné quelqu’unes de ces images malheureusement dépourvues de renseignements sur les rosiers présentés, pour apporter un peu de couleurs dans la grisaille hivernale.

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Le rosier du Pape

En 2016, Jacques Ranchon (Pépinières et Roseraies Paul Croix) a créé une rose en hommage au Pape François.
Je n’ai vu qu’en photos cette rose qui porte le nom du prélat, mais cela m’a suffi pour que je sois happée par la beauté de cette fleur blanc rosé aux reflets nacrés.

Elle est servie, dit-on, par un parfum léger, est grimpante et se plaît dans un environnement ensoleillé.
On le dit également vigoureux, doté d’une floraison remontante très généreuse.
En 2015, une cinquante de rosiers Pape François ont été plantés dans les jardins du Vatican et à Castel Gandolfo, la résidence papale.

J’aimerais la voir avant qu’un jour, qui sait, elle rejoigne le jardin de roses…

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La Bonne Maison

La Bonne Maison est un jardin français classé Jardin Remarquable par le Ministère de la Culture.
Situé sur la colline de Sainte-Foy-Lès-Lyon, à la Mulatière (Rhône), il s’agit d’un ancien potager et verger entièrement imaginé et replanté, depuis 1966 par la femme qui en est la propriétaire : Odile Masquelier.
Elle a tellement bien travaillé qu’elle a pu l’ouvrir au public dès 1989, devenant au passage une association pour la sauvegarde des roses anciennes et botaniques.
Ce jardin contient notamment de très nombreuses variétés de narcisses et de clématite, mais, surtout plus de 800 variétés de rosiers.

Odile Masquelier a consacré un livre à son jardin en 2001.
Je l’ai trouvé en collection de poche et ne me lasse pas d’y découvrir la multitude de renseignements botaniques qu’il contient.
Une passionnante mine d’or…

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«  »La Bonne Maison » Chronique d’un jardin de roses anciennes, Odile Maquelier, Arthaud Poche.
La Bonne Maison

Histoire de balais

Lorsque l’on dispose d’un jardin, certains détails ont leur importance.
Parmi eux: le choix du balai qui nous permettra d’entretenir les allées dallées etc.
Un matin , je suis partie bien décidée à trouver mon bonheur en arpentant les allées d’un grand magasin.
Il me fallait un balai aux poils suffisamment solides pour permettre un nettoyage optimal.
Finalement, je suis revenue non pas avec un mais deux spécimens, très différents l’un de l’autre.
Le premier est des plus classiques: un bon vieux balai en paille de riz tout-terrain.
Mais, j’avoue, j’ai craqué pour un deuxième objet: un balai à poils recourbés et à manche télescopique (de la marque Gardirex, si cela vous intéresse…).
De retour chez nous, mon premier soin a été de tester mes balais sur le dallage en rosace qui marque le centre de la roseraie.
Les merles ont le chic pour éparpiller un peu partout les feuilles mortes qui protègent les pieds des rosiers, ce qui donne un aspect peu soigné à l’ensemble après leur passage.
Je me suis donc attaquée à la tâche en utilisant en alternance l’un puis l’autre des balais.
En dix minutes, les dalles avaient retrouvé un aspect bien net.

Aucun recoin n’avait échappé à mon oeil de lynx et à l’efficacité de mes adjoints.
Le balai en paille de riz n’avait plus à prouver son utilité: il est le fidèle allié des jardiniers depuis des générations.
Le fameux balai à poils recourbés m’a séduite par le fait qu’il s’adapte à différentes situation grâce à ses deux sortes de poils bien distinctes (les jaunes plus épais qui permettent de racler, et les verts, plus souple, qui viennent à bout de tout ce qui peut rester coincé dans les moindres fentes et autres rainures.  
Pardon?
Je fais de la pub?
Non, pas vraiment puisque mes louanges ne me rapportent pas le moindre centime!
Mais quand une trouvaille est efficace, pourquoi ne pas la partager?
Celle-ci va m’accompagner à travers les saisons, c’est certain!

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Contanze Mozart

Cette rose… c’est d’abord son nom qui m’a attirée.
Constanze Mozart…
Kordes l’a créée en 1998, et l’a baptisée ainsi en Janvier 2012, à l’occasion du 250e anniversaire de l’épouse du compositeur à qui elle a donné six enfants dont seulement deux sont devenus adultes.
Ces enfants ne se sont jamais mariés et n’ont pas eu de descendance.
Constanze, elle, s’est remariée après le décès de Mozart et lui a survécu 51 ans.

Lorsque j’ai vu des photos de ce rosier, je suis aussitôt tombée sous son charme.
Il arbore des boutons élégants et des fleurs sublimes qui ont la marque d’un rosier romantique, de couleur rose très pâle.
Son parfum est, dit-on, très fruité et son feuillage bien sain.

Depuis que je l’ai découvert, voici deux ou trois ans, je rêve de l’accueillir dans ma modeste roseraie…

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Retour sur la Rose de Noël

Il y a quelques jours, j’ai consacré un article à la Rose de Noël (Hellébore) que j’ai reçue d’une amie pendant les fêtes.
Je ne la connaissais pas et, comme toujours dans ce cas, j’ai lu tout ce que j’ai trouvé à son sujet,.
Puis, je l’ai regardée vivre…
Je l’ai installée dans le Jardin d’Hiver, sous la véranda, donc, où la température est basse en ce moment.
Nous ne la chauffons que lorsque nous y passons du temps, ce qui est nettement plus rare en hiver.
A choisir, je préfère que mes plantes d’intérieur capables de supporter ce genre de températures durant l’hiver y vivent plutôt que de les installer dans la maison où elles auraient probablement trop chaud… ce qui n’est d’ailleurs pas le cas pour toutes.
La Rose de Noël a donc trouvé sa place et a poursuivi sa vie parmi nous.
J’ai vite compris qu’elle et moi allions nous entendre…
Un matin, horrifiée, j’ai réalisé qu’elle s’affaissait.
Elle avait soif et me le faisait comprendre de façon très claire!
J’ai réagi dans la minute, l’abreuvant comme elle me le demandait… et une heure plus tard, elle était à nouveau droite et en pleine forme.
Je l’ai regardée de plus près.
Son feuillage est resplendissant de santé, ses fleurs sont nombreuses et bien arrimées.
Aucun signe de fragilité chez cette jolie plante qui me plaît décidément beaucoup!

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L'arbre qui ne sera jamais planté dans le jardin

J’adore les fleurs, les plantes, les arbres, bref: tout ce qui est végétal.
Enfin… presque tout.
Comme tout le monde, j’apprécie certaines plantes plus que d’autres, mais, surtout, il existe un arbre dont j’ai horreur: le Désespoir des Singes.
L’aversion que j’ai pour ce malheureux conifère qui ne m’a pourtant rien fait est liée à un souvenir qui me remonte à la mémoire à chaque fois que j’en croise un.
Un souvenir trop stupide pour que j’en parle…
Mais une chose est sûre: il n’y a aucune chance pour qu’il se retrouve un jour dans le jardin

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