Tableaux d'hiver…

Ce que nous appelons « l’hiver météo » a déjà commencé…

Je préfère de loin le jardin au printemps, mais il faut reconnaître qu’il nous offre des images pleine de poésie…

Les feuilles et les dernières fleurs hérissées d’une chevelure de givre…

Un spectacle délicat…

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Un écrin pour les camélias

Il y a quelques jours, mon mari m’avait fait le croquis de ce qu’il comptait faire pour protéger les camélias du froid.
Le plus petit des deux a été le premier a être protégé.

Puis le deuxième a reçu le même traitement, et tous deux ont été paillé tandis que les pieds des rosiers avaient droit de leur côté à une épaisse couche de feuilles mortes.
Heureusement…
La nuit qui a suivi, il a gelé…
Le jardin s’est réveillé sous une couverture blanche.
J’espère que les camélias supporteront le choc et que les boutons déjà formés arriveront à éclore…

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Les reines du jardin

De bas en haut: Kaki, Plume et Praline

Je n’ai pas encore parlé d’elles dans ces colonnes, mais la partie Est du jardin est le territoire réservé de huit poules… et pas n’importe lesquelles!
A notre arrivée, je me suis procuré quatre Batam de Pékin, de ravissantes et douces poules naines toutes rondes.

De gauche à droite: Praline, Kaki, Chine et, devant, Bulle

Il y a Chine, au plumage gris caillouté de blanc, Kaki, ma mille-fleurs rousse que j’a soignée durant plus d’un mois à son arrivée car elle était malade, Praline au plumes noires et brillantes, et Plume, la petite poule grise et noire.
Par la suite, j’ai repris trois autres demoiselles: Bulle, une jolie Pékin blanche et rousse très délurée, et deux petites poules hollandaise craquantes à souhait avec leur huppe.

Neige, petite poule hollandaise très familière et drôle


L’une, Neige, est toute blanche, et l’autre, Kiwi, est grise à tête blanche.
Puis, fin octobre 2019, j’ai recueilli deux des petites poules de mon fils qui ne pouvait plus les garder pour cause de déménagement.
Deux belles Pékin, elles aussi: l’une, Tina, aussi noire que Praline, et l’autre, une superbe poule « bleue » (un gris perlé magnifique) que mon petit-fils avait eu la bonne idée d’appeler Kaki comme la mienne… ce qui complique un peu les choses.
Même si les Pékin sont d’adorables poules, elles ont horreur de voir leurs habitudes contrariées, et il est très difficile de leur adjoindre de nouvelles copines, toujours très mal reçues.
Il faut donc beaucoup de patience pour ramener la paix…
Fin avril 2019, j’ai eu le chagrin de perdre Plume.
Le vétérinaire n’a rien pu faire, et une autopsie a révélé un éclatement de la vésicule.
Kiwi, quant à elle, est atteinte d’arthrite à une patte, maladie incurable.

Kiwi chez le vétérinaire


J’ai appris à lui faire des piqûres, je l’ai soignée, choyée, mais là encore, il n’y a rien à faire…
Elle ne pose plus sa patte au sol, mais continue à courir, à manger, à partager la vie des autres.
Tant qu’elle a l’air de profiter de la vie, sans trop de souffrance, je la laisse vivre en paix.
Grâce à mes désormais huit protégées, auxquelles je suis très attachée, le jardin a des allures de tableau vivant.
Dans un premier temps, elles ne s’ébattaient « que » sur une surface idéalement située à coté de leur poulailler.
J’ai mis « que » entre guillemets car elles disposaient déjà de beaucoup de place.
Puis nous avons ouvert la porte de l’enclos, et mon Capitaine a installé une clôture légère et amovible, ce qui a plus que doublé leur surface de promenade.

Kaki de Suisse et Tina


Il leur a également construit plusieurs maisonnettes légèrement surélevées où elles aiment se blottir quand il pleut, des pondoirs extérieurs auxquels j’ai adjoint un poulailler d’appoint qui ressemble un mini chalet suisse… bref: au total six « résidences secondaires » qu’elles peuvent fréquenter à leur guise.
Elles peuvent aussi choisir de rester sous le couvert des grands arbres, en été, ou de se balader en terrain dégagé, profitant au passage de trois de mes rosiers, plantés dans cette partie du jardin.
Ceux qui pensent que les poules sont des animaux inintéressants et bêtes n’en ont jamais eues ou ne les ont jamais regardé vivre.
Comme je m’en occupe beaucoup, j’ai développé avec elle une relation très spéciale, et elles réussissent à m’étonner de jour en jour.
Mais cela… c’est une autre histoire!

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Roses en hiver… envers et contre tout

Les roses gelées de Scepter d’Isle

Le mois de décembre commence.
Et pourtant, certains de mes rosiers continuent à snober le calendrier.
Il sont trois, mais je parlerai de deux d’entre eux, qui m’ont réservé une surprise étonnante…
Samedi matin, j’ai réalisé que les deux boutons portés par le plus jeune de mes deux rosiers Scepter d’Isles avaient éclos.
Il pleut depuis des jours, et, ce samedi matin, tout était gelé.
Malgré cela, le bouton était ouvert, recouvert de glace.
Courageux Scepter d’Isle, qui est toujours l’un des premiers en fleurs au printemps, et l’un des derniers à l’approche de l’hiver…

Gruaud-La-Rose

L’autre rosier à m’offrir un cadeau similaire est Gruaud-La-Rose, ce merveilleux rosier qui, il y a quelques jours, voyait éclore une rose à deux coeurs.
Cette fois, sa fleur est toujours en bouton, mais elle est le symbole même de la force que peut avoir un rosier.
Les tiges sont bien droites, solides, et ce bouton semble attendre un rien de soleil et de chaleur pour s’ouvrir.
S’il y arrive… ce sera un autre petit miracle du jardin!

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Rose Edith, de David Austin… fantasme de rose…

Outre les rosiers que nous plantons dans nos jardins, la maison David Austin propose également des roses coupées dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ici dans la catégorie Bouquets Fleuris.
Ces fleurs ne se trouvent que par l’intermédiaire des fleuristes qui peuvent les commander, et sont particulièrement destinées à la décoration de mariages.

Il y a peu, j’ai découvert celle qui s’appelle Edith Rose.
Elle me séduit un peu moins que celle qui s’appelle « Juliet », que j’ai déjà présentée mais fait partie de ces roses sublimes que l’on rêverait de cultiver…

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Et pour mémoire, revoici « Juliet »…

Le Pompon des Princes…

Lorsqu’il a commencé à agrandir la roseraie cette année, mon Capitaine de mari m’a annoncé que je pourrais y ajouter une douzaine de rosiers.
Il a préparé des emplacements, déplacé les rosiers qui périclitaient à des endroits qui ne leur convenaient pas,
Puis il m’a annoncé que je pouvais acheter une douzaine de rosiers supplémentaires.
J’ai passé beaucoup de temps à les choisir parmi tous ceux que j’aimerais voir fleurir dans le jardin.
Je les ai sélectionnés en fonction de mes goûts, bien sûr, mais aussi de leur résistance aux maladies, de leur couleur et, bien sûr, élément essentiel à mes yeux: de leur parfum.
Ils ont finalement été commandés et ont été plantés…
Puis mon Capitaine m’a dit que je pouvais en reprendre encore quatre, ce que j’ai fait avec bonheur.
Et, enfin… en fin de semaine dernière, il a ajouté qu’il restait une place si je voulais en accueillir un de plus.


J’étais ravie!
Cette fois, j’ai décidé qu’il était temps que je réalise l’un de mes souhaits en la matière: acquérir un rosier de Damas, cette rose ancienne mythique sur laquelle je reviendrai prochainement.
J’ai réfléchi, cherché, comparé, et j’en suis venue à la conclusion que je pouvais sans crainte opter pour un spécimen dont le simple nom invite au voyage: La rose d’Ispahan.
Aussi appelée Le Pompon des Princes, elle fleurit en abondance une fois par an, et embaume les lieux qu’elle occupe.
J’ai donc cherché à acheter Ispahan.
Mais comme c’est souvent le cas pour ce genre de rosiers très appréciés, il n’était plus disponible à la vente sur les principaux sites qui le proposent d’habitude.
C’est finalement là où je n’imaginais pas le trouver que j’ai pu le commander… sur le site David Austin!
Tout me ramène décidément à lui…
Arrivé en début de semaine, mon beau rosier mauresque a été planté.
Il ne me reste plus qu’à attendre sa première floraison…

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The Ancient Mariner

Alors que je cherchais sans les trouver des renseignements sur l’un de mes rosiers signé David Austin, j’ai écrit à la maison mère.
Geoff Hamilton, que j’ai acquis dès la première année de notre arrivée, a disparu des écrans radars.
Il ne figure plus au catalogue de David Austin, ni sur son site.
Seules quelques entreprises françaises le vendent encore.
Comme je souhaite consacrer un article à ce petit rosier dès qu’il aura refleuri au printemps et que j’aurai pu le photographier, j’ai donc laissé un message sur le site David Austin en demandant s’il serait possible d’obtenir des informations à son propos.
J’ai bien reçu une réponse, mais le lien vers lequel j’ai été redirigée ne m’a rien appris que je ne savais déjà.
En revanche, mon interlocutrice à ajouter une phrase qui m’a interpellée.
Elle m’a écrit que si le rosier Geoff Hamilton n’est plus proposé à la vente, ils en commercialisent un autre qui lui ressemble beaucoup: The Ancient Mariner.

Sans doute n’avait-elle pas compris que je cherchais pas à racheter mon rosier, mais juste à me renseigner à son sujet pour les besoins de mon article.
Par curiosité, j’ai cependant cherché et trouvé celui dont elle me parlait.
Comme il fallait s’y attendre puisqu’elle me disait qu’il ressemblait au précédent, cet Ancient Mariner se classe dans la catégorie des rosiers à mes yeux irrésistibles…
Il rejoint donc la liste de mes rêves de rosiers qui entrera un jour dans le Jardin des Roses …

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Opération protection des camélias

J’aime énormément les camélias, comme je l’ai déjà expliqué ici.
Raison pour laquelle j’en ai acheté deux en début d’année, que mon mari a plantés à l’entrée du Jardin aux Roses.
L’un d’eux, plus grand que l’autre, est arrivé en boutons et nous a offert une fleur superbe que j’ai présentée dans ces colonnes, et que j’aimerais retrouver lors de prochaines floraisons.
Mais ces arbustes, qui se développent lentement, sont suffisamment fragiles pour que quelques précautions soient prises.
En été, j’ai veillé à ce qu’ils ne manquent jamais d’eau malgré la sécheresse.
Et en cette saison déjà quasi hivernale, d’autres mesures doivent être prises.
Comme pour mes rosiers les plus délicats, je guette la météo pour anticiper le gel et les protéger avec des voiles d’hivernage, mais cela ne suffit pas.
Il faut également couvrir le pied de la plante avec des feuilles mortes et du foin ou de la paille lorsque le gel est sévère, et ne pas laisser la neige sur les feuilles.
Dans cette optique de protection, mon Capitaine m’a expliqué qu’il comptait effectuer une petite installation pour que les deux camélias soient bien à l’abri.

Histoire que je comprenne ce qu’il voulait faire, il a dessiné ce croquis qui, mieux que n’importe quelles paroles, m’a fait comprendre ce qui sera mis en place.
Les camélias seront choyés…

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L’invité surprise: Le Grand Muflier

Il est considéré comme une fleur sauvage, mais est vendu dans certaines jardineries.
Chez nous, le Grand Muflier rose s’est invité dans un pot installé en bordure de l’enclos des poules et s’y est trouvé bien.
C’est la deuxième année qu’il nous régale de sa présence au fil de l’été.


Un petit bonheur coloré…

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