La fleur mère…

Chaque année, je guette sa floraison et je cours la photographier sans attendre, sachant qu’elle est très éphémère…
Elle est à la base de tout, sans elle il n’y aurait pas de roses.
Elle… la fleur de l’églantier, le rosier sauvage, père de tous les autres rosiers.
Je voue une reconnaissance grandissante à cette petite fleur fragile et discrète. 
En ce moment j’ai énormément de travail, mais j’attends une accalmie pour m’atteler à l’étude plus approfondie de cette fleur et au chemin qu’ont emprunté les premiers rosiéristes pour partir de cette merveille naturelle aux pétales en forme de coeur et arriver à créer la première rose…

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Passage de relais entre les pivoines et les roses

Désormais, à peu près tous les parterres de pivoines sont en fleurs ou sur le point de l’être.
Au dernier recensement des plantes du jardin, : j’en avais compté neuf.

Rouges, blanches et dans deux nuances de roses: nos pivoines rivalisent de beauté et d’exubérance…
Et je suis frappée de voir comme certaines d’entre elles, comme celle ci-contre, ressemblent à quelques-unes de mes roses.
Roses dont les boutons grossissent eux aussi, et commencent doucement à s’ouvrir…

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Les lupins entrent dans la danse!

De jour en jour, les boutons des roses grossissent.
Cela crée une atmosphère un peu étrange: nous assistons à la lente montée d’un phénomène dont nous savons qu’il va exploser d’ici quelques jours.
L’artillerie lourde s’est mise silencieusement en mouvement, sachant que la floraison de la roseraie est l’événement le plus spectaculaire de l’année au jardin.
Mais, en dehors de lui, il se passe une multitude de choses plus discrètes mais émouvantes.
En ce moment, la ronde des lupins a commencé.

Ceux qui sont roses poussent étrangement, cette année, se tortillant comme s’ils se lançaient dans une danse endiablée.
Les autres sont plus sages, se dressant bien droits comme les jaunes.

Leurs formes particulières, leur feuillage au creux duquel se posent souvent des perles de rosées, leurs couleurs… ils apportent des notes joyeuses à ce petit coin de terre et de verdure…

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La mémoire d’Adèle

Lorsque les grands-parents de mon Capitaine habitaient dans la maison où nous vivons aujourd’hui, le jardin ne ressemblait pas à ce qu’il est actuellement.
La maison non plus, d’ailleurs.
Mais Adèle, sa grand-mère, aimait beaucoup les fleurs.
Elle en avait planté.. et certaines fleurissent encore chaque année, comme les spectaculaires pivoines rouges qui nous ravissent par leur parfum et leurs formes voluptueuses.
Elle avait également installé une variété de fleurs aussi prisées par mon Capitaine:  des lupins. 

Ils apparaissent un peu partout dans le jardin, y apportant des touches roses ou  mauves.
Dès la première année de notre installation, j’ai racheté des pivoines roses et blanches pour  en voir fleurir de plusieurs couleurs.
Et lors de notre dernière visite en jardinerie, nous avons notamment opté pour un plan de lupins jaunes venu compléter la mosaïque de couleurs proposée par cette variété.
Une manière toute simple d’aider le jardin à préserver la mémoire d’Adèle…

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La floraison des pivoines

Comme d’habitude, les premières massifs de pivoines à fleurir dans le jardin sont les rouges.
Elles captent les regards… et l’intérêt des insectes satisfaits de les retrouver!
Chaque année, ces fleurs me laissent songeuses et forcent mon admiration.
Lorsque l’on sait qu’elles ont été plantées par la grand-mère de mon mari il y a plus de 20 ans, il y a de quoi être impressionnée par leur vigueur et leur beauté…

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Un mystérieux nouveau venu Sparkling Select

Sparkling Select, photo Martine Péters-Guédot

La semaine dernière, l’un de nos amis m’a offert en cadeau un grand rosier couleur fuschia, avec des fleurs spectaculaires ressemblant à des pivoines, mais malheureusement non parfumées.
Sur l’étiquette, je n’ai repéré que peu de renseignements.
Un nom, Sparkling Select, quelques indications sur la variété et un pays: Pays-Bas.
Il ne me restait plus qu’à chercher pour trouver l’obtenteur et l’histoire liée à ce beau rosier.
Malheureusement, mes premières recherches ont été vaines.
Impossible de trouver quoi que ce soit, si ce n’est des données techniques.

J’ai donc appelé le magasin qui avait vendu la plante à notre ami… en vain.
Ils n’avaient pas plus d’éléments que ceux qui se trouvaient sur l’étiquette.
J’ai donc pris mon courage à deux mains… et j’ai eu recours à mes maigres connaissance de néerlandais, vestiges de mes premières études suivies en Belgique, dans une autre vie.
C’est ainsi que j’ai pu trouver l’obtenteur, l’entreprise et son histoire.
Il me faudra un peu de temps pour retracer le chemin de vie de ce rosier, et pour le regarder évoluer parmi les autres habitants de la roseraie, mais je sais déjà qu’il sera bientôt présenté plus en détails dans ces colonnes… et qu’il figurera dans le tome 2 de mon ouvrage « Roses de charme du Jardin d’Ecriplume » sur lequel je travaille actuellement.

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Une curiosité dans le jardin d’hiver

Savez-vous ce qu’est ceci?
Des fleurs de tabac ornemental…
Elles ornent le jardin d’hiver depuis une dizaine de jours, fleurissent joyeusement, se portent magnifiquement bien, mais, cette variété ne diffuse aucun parfum, alors que la plupart est annoncée comme ayant un parfum capiteux.

Je vais prendre le temps de les étudier sous toutes les coutures, sachant déjà une chose: leur feuillage peut être toxique, dit-on, et provoquer des allergies.

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Le radieux coléus

J’ai toujours aimé les coléus, cette plante tropicale au feuillage pétillant.
Le dernier acheté trône dans le Jardin d’Hiver, et y restera.
Car même si je sais qu’elle peut être disposée à l’extérieur, je ne pense pas que cette délicate et belle exotique serait capable de supporter nos hivers, sachant qu’elle grelotte lorsque la température passe sous la barre des 10°.
Etrangement, en été, elle supporte mal le plein soleil.
La solution idéale est donc soit de la tenir dans la véranda, à l’abri du grand soleil estival et des températures hivernales, ou de lui offrir une place dans une jardinière ombragée qui rentrerait pour la saison froide.
Celui-ci aura droit à tous les égards… et pourrait même être le premier spécimen à faire l’objet d’un bouturage, ce que je n’ai encore jamais fait avec mes précédents spécimens.

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Vent d’espoir pour le Centifolia

Ce que vous voyez ci-dessus est un petit miracle…
Je rêvais d’avoir parmi mes fleurs un Centifolia, la fameuse Rose de Mai tant aimée des parfumeurs.
Il y a trois ans, je me suis mise en chasse.
Il m’a fallu plusieurs mois pour arriver à en acheter un alors que, jusque là, mes recherches avaient été infructueuses.
Ravie, je l’ai confié à mon mari qui l’a planté avec soin … et j’ai attendu.
La première année, il a grandi sur une branche, de manière démesurée… mais sans présenter aucun bouton.
Je me suis dit que c’était normal, que tous les rosiers n’étaient pas enclins à fleurir dès leur première année.
L’an suivant, j’ai guetté son évolution.
Il a recommencé à grandir sur une branche, et a formé quelques boutons qui ont tous séché avant l’éclosion.
Je commençais à désespérer.
J’ai donc cherché à en savoir davantage sur ce rosier et sur la manière dont il est cultivé.
Ces données figureront d’ailleurs dans le deuxième livre sur les roses actuellement en préparation.
Je n’ai pas voulu croire « qu’il ne fleurirait jamais » dans notre terre de Franche-Comté, comme je l’avais entendu dire, et je suis partie du principe qu’il lui faudrait plus de temps et des soins plus appropriés.
J’ai fait tout ce qu’il y avait à faire… et j’ai recommencé à l’observer dès le début du printemps.
La pluie, le vent et le froid qui sévissent depuis plusieurs semaines m’inquiétaient beaucoup.
Lui qui aime le climat du Sud allait-il finir par s’habituer à ces conditions plus rudes?
J’ai patienté et, ce matin… j’ai découvert les premiers boutons.
La partie n’est pas encore gagnée: tant les roses ne seront pas ouvertes, il y a un risque.
Mais lorsque, pour la première fois, je pourrai humer leur parfum dans la roseraie… ce sera un moment mémorable!

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