Le charme pétillant de Gishlaine de Féligonde

Le temps changeant qui caractérise cet été a des conséquences sur la roseraie…
Les rosiers, abondamment arrosés par la pluie, grandissent de manière parfois démesurée.
Même si les roses n’apprécient pas toutes d’être mouillées et me le font savoir en arborant un aspect trempé, elles se multiplient avec enthousiasme dès que le soleil revient.
D’autres enfin tardent à apparaître.
Et puis, il y a Ghislaine de Féligonde
Ce merveilleux rosier ancien qui a la particularité de passer par plusieurs couleurs distinctes au fil de sa floraison, a fait une timide apparition début juillet avant de s’épanouir joyeusement depuis quelques jours.
Ses petites fleurs dorées, jaunes, oranges puis blanches dégagent un parfum très doux, légèrement musqué, et apportent une touche très originale au jardin de roses…
Notre rosier est encore très jeune puisqu’il a été planté en octobre 2019, mais a déjà tout d’un grand…
Grimpant, il va avoir pour mission de pousser le long de l’un des quatre fins piliers d’une arche croisée à quatre pieds qui fait effet de kiosque romantique.
Pour le moment, il a dépassé le mètre de haut et semble prendre sa tâche très à coeur!

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Ghislaine de Féligonde

En principe, notre rosier grimpant Ghislaine de Féligonde a terminé sa floraison depuis quelques semaine déjà, et n’est pas censé recommencer puisqu’il n’est pas remontant.
Il en a décidé autrement et ne veut pas quitter la scène estivale avant de nous ravir une fois encore.
Il nous offre donc quelques grappes de ses fleurs tricolores si particulières.
Bien sûr, ce n’est pas comparable avec sa floraison de printemps, mais ce bonus est un cadeau!

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Ghislaine de Féligonde

Le 16 octobre 2019, le facteur m’a livré un rosier surprenant, commandé chez Promesse de fleurs.
Ghislaine de Féligonde était arrivé, en pot de 4 litres.

Il a fait une entrée timide dans le jardin restant presque inexistant jusqu’au milieu du printemps suivant.
C’est à partir de là qu’il a commencé à me montrer de quoi il était capable… et ce n’est pas rien!
Je savais de lui qu’il était grimpant et pourrait atteindre deux mètres de haut… et de large.
Mais la grande particularité de ce rosier insolite et gracieux vient de ses trois voire quatre couleurs pastels très inhabituelles.
Les jolis pompons qui lui servent de fleurs éclosent en couleur abricot – jaune or avant de devenir blanc ivoire lorsqu’il fait chaud.
Et quand le temps est plus frais, les pétales tirent sur le rose.
Sur une seule tige, vous pouvez donc avoir des fleurs de plusieurs teintes très différentes, ce qui explique l’engouement des amateurs du monde entier qui aiment l’avoir dans leurs jardins.
Légèrement parfumé, Ghislaine de Féligonde apporte une touche de fraîcheur inédite dans la roseraie…
C’est un rosiériste orléanais, Eugène Turbat, qui a créé cette variété en 1916, à partir de Goldfinch, et l’a présenté cette année-là à l’exposition annuelle de la roseraie de Bagatelle.
Le charme unique de ces petites roses si particulières n’est pas le seul atout de la plante.
Résistant à toutes les maladies, la plante, peu épineuse, est l’une des seules multiflores à être remontante.
Réputé facile à cultiver, il se plaît sans tous les sols et supporte le gel.
Il faut le palisser pour canaliser sa nonchalance naturelle… il apporte alors une deuxième vie à son support, que ce soit un vieil arbre mort, une arche ou un mur.
Mon rosier est encore jeune et donc de dimension modeste, mais je sais déjà qu’il sera l’une des stars de la roseraie.
A noter qu’elle a donné naissance au rosier liane Stéphane Marie .
Ghislaine de Féligonde a reçu le Certificat de mérite de la Roseraie de Bagatelle en 1916, et le Prix du Mérite de la Royal Horticultural Society.

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A savoir: 

  • Type de Rosier: Rosier Ancien français
  • Obtenteur: Turbat
  • Année de commercialisation: 1916
  • Cultivar: Ghislaine de Féligonde
  • Autre nom commun: Rosa (x) grimpant Ghislaine de Féligonde
  • Inflorescence: Corymbe
  • Port: Retombant
  • Famille: Rosaceae
  • Couleur: Abricot, ivoire, jaune, rose
  • Parfum:  Léger, sucré, légèrement musqué.
  • Floraison: Remontante, de juin à juillet puis de septembre à octobre
  • Fleur: 4 cm de diamètre
  • Résistance aux maladies: Très bonne
  • Hauteur: 300 cm
  • Largeur: Jusqu’à 200 cm 
  • Feuillage: Caduc

Besoins:

  • Type de sol:  Normal
  • Climat: Tous
  • Exposition: Soleil, mi-ombre

D’où vient son nom?
Ghislaine de Féligonde était l’épouse infirmière d’un officier français de la Grande Guerre, le comte de Féligonde. Elle n’a pas hésité à s’aventurer entre les lignes ennemies du front, pour sauver son époux gravement blessé qui n’avait pu se relever… Elle méritait bien une rose exceptionnelle…

Les rosiers sans épines

En haut: Ghislaine de Féligonde. En bas de gauche à droite: Kathleen Harrop, Veichenblau et Zépherine Drouhin. (Ces photos proviennent du site David Austin°

Le proverbe disant qu’il n’y a pas de roses sans épines n’est pas exact.
Ils ne sont pas très nombreux, mais les rosiers dépourvus d’épines existent.
Pour ma part, pour le moment, j’en ai un, planté à la fin de l’automne 2019, et que je n’ai donc pas encore vu en fleurs: le grimpant Ghislaine de Féligonde.
D’autres possèdent la même caractéristique de s’épanouir sans épines: Kathleen Harrop (dont il paraît qu’il est très parfumé et bien remontant), Veilchenblau (à la floraison unique mais au parfum d’orange et aux fleurs de couleur… mauve!) et Zépherine Drouhin (remontant aux grandes fleurs roses teintée de lilas, très parfumées).
Tous sont des rosiers grimpants… et j’avoue que les trois derniers, que je n’ai pas, me tentent beaucoup, que ce soit pour leur parfum ou pour leurs couleurs inattendues…

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