Nelson Monfort

Le rosier Nelson Monfort, de Massad, est planté dans la roseraie depuis janvier 2018… pourtant, je n’ai pas encore pu le présenter en détails, pour une raison très simple : il ne répondait pas du tout à mes attentes.
Je m’explique…
La première année, il m’a donné deux fleurs très petites et ne correspondant pas du tout à celles annoncées lorsque je l’ai acheté.
De plus, il était très affecté par la maladie des taches noires, à tel point qu’au bout de quelques semaines, malgré tous mes soins, il n’avait pratiquement plus de feuilles.
Et ce alors que sa fiche détaillée l’annonçait comme un sujet très sain…

Je me suis dit que je ne devais pas le juger sévèrement, qu’il n’était pas planté depuis longtemps et qu’il fallait lui laisser le temps.
L’année suivante, le scénario s’est reproduit à l’identique.
J’étais d’autant plus déçue que deux autres rosiers achetés à la même période chez Guillot, comme lui, n’ont pas survécu.
Une situation d’autant plus étonnante que mes autres rosiers, plantés par dizaines, prospéraient à vue d’oeil.
Seul survivant de sa « fratrie », Nelson s’accrochait et méritait que je lui donne une autre chance.
J’ai donc demandé à mon Capitaine de le déplacer à un endroit où j’espérais qu’il pourrait prospérer correctement, ce qui a été fait l’automne dernier.
Ce printemps, j’ai attendu sa réaction.
Il a commencé par grandir plus qu’il ne l’avait fait jusqu’ici.
La marsonia l’a attaqué sévèrement, ce qui confirme sa sensibilité à cette maladie, mais mes soins lui ont plu, semble-t-il, puisqu’il a malgré tout préparé des boutons.
Dès le début du mois de juin, il a commencé à fleurir.
Cette fois, il m’a offert des fleurs plus grosses et beaucoup mieux formées que les années précédentes.
Bilan: je pense que ce rosier a encore devant lui une bonne marge de progression… et je compte bien le laisser évoluer à son rythme, sans stress…
Je mets à la suite de cet article la présentation complète du rosier, mais je préciserai à chaque fois les points qui ne correspondent pas ou pas encore entre la description faite et la réalité de mon propre rosier.

Ecriplume

A savoir: 

  • Type de Rosier: Rosier français
  • Obtenteur: Massad
  • Année d’Obtention : 2008
  • Cultivar: Nelson Monfort
  • Port: Rosiers buisson
  • Espèce: Generosa®
  • Couleur: Jaune clair
  • Parfum: Annoncé avec un parfum puissant. Le mien est faible pour le moment.
  • Type de fleur: Fleurs doubles de 10 cm de diamètre. Celles de mon rosier sont plus petites.
  • Feuillage: vert clair mat
  • Floraison: Remontante et constante de mai à octobre. Ce n’est pas encore le cas pour le mien. 
  • Résistance aux maladies: Bonne. En ce qui concerne le mien: il est très réceptif à la maladie de la tache noire.
  • Hauteur:  jusqu’à 100 cm
  • Largeur: 50 cm
  • Diamètre de la fleur: 10 cm
  • Feuillage: Caduc

D’où vient son nom?
Le journaliste sportif Nelson Monfort, lui-même amateur de roses, en est le parrain.

Joséphine de Beauharnais, impératrice des Français

Portrait de l’impératrice Joséphine- s.d. 1813. Aquarelle sur vélin – Paris, collection particulière.

« La rose a l’épine pour amie… »

Proverbe afghan

Joséphine, de Beauharnais (1793 – 1814), qui fut l’ impératrice des Français était une femme aux goûts délicats. J’ai une tendresse toute particulière pour elle, si féminine et élégante qui vouait une véritable passion aux fleurs et aux oiseaux. A tel point que, dans le domaine de Malmaison qu’avait acheté Bonaparte en 1799, elle avait réalisé son rêve: créer, avec l’aide des botanistes les plus réputés de son époque, le plus beau jardin d’Europe. Une prestigieuse collection d’oiseaux exotiques et de plantes rares s’y trouvait, fascinant les visiteurs et inspirant de nombreux artistes…
Née Marie Joseph Rose de Tascher de La Pagerie le 23 juin 1763 à la Martinique, Joséphine a gardé de son enfance dans les îles le souvenir des parfums enivrants et de la beauté des fleurs locales, ambiance de douceur et de paix qu’elle chercha toute sa vie à recréer.
Cette femme raffinée au destin à la fois si romantique et implacable a fait beaucoup pour la botanique, commandant des plantes et des graines dans toute l’Europe, introduisant des espèces florales jusqu’alors inconnues en France, oeuvrant pour l’acclimatation de certains végétaux exotiques sur la Côte d’Azur et offrant aux différents jardins botaniques français des échantillons provenant de ses jardins.
Parmi les passions de l’impératrice, il en est une incontournable: son amour des roses. L’histoire de la rose passe par Joséphine qui a consacré beaucoup de son temps et de son énergie au développement de la culture de cette fleur reine.
Un nombre impressionnant de livres, de films, de reportages lui ont été consacrés…

Et sans doute aurait-elle aimé le rosier qui lui a été dédié (ci-contre) par J.B Guillot, et qui porte son nom.
Cette rose aux couleurs tendres et tout en rondeur est le plus bel hommage qui pouvait être rendu à la douce Joséphine…

Ecriplume

A lire:

  • « Les roses de l’impératrice », la rosomanie au temps de Joséphine, de François Joyaux Editeur: Complexe. Date de sortie: 2005.
  • « Joséphine: La passion des fleurs et des oiseaux », par Amaury Lefébure. Editions ArtLys. Date de sortie: 2014. Amaury Lefébure est conservateur général du patrimoine, directeur du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau.
  • « Douce et incomparable Joséphine », de Bernard Chevalier, Payot 2005.

Liens utiles:

Site officiel de la famille Tascher de la Pagerie

Site des Musées nationaux de Malmaison et Bois-Préau